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L'actu NBA vue autrement

Le quart d’heure français : Evreux en démonstration

mars8

ALM Evreux Basket – Boulazac BD : 82 – 66

Solides en défense, efficaces en attaque, les joueurs de l’ALM rendent une copie quasi-parfaite et s’imposent face à Boulazac. Un match maitrisé de bout en bout. De bonne augure avant un enchainement de matchs face aux équipes de haut de tableau.

Au basket, la meilleure tactique pour s’imposer c’est de vérouiller la défense et de solidement encrer le jeu intérieur. Ça tombe bien, c’est cette tactique qu’à choisit l’ALM Evreux vendredi soir contre Boulazac.

Dès le premier quart-temps, c’est avec la défense et le jeu intérieur qui ont fait le succès de l’équipe depuis le début de l’année, qu’Evreux met la main sur le match. La défense chaparde des ballons et donne des paniers faciles, les intérieurs jaunes et bleus dominent au rebond, Philippe Da Silva distribue les ballons à son rythme habituel et quelques joueurs clés adverses accumulent les fautes. L’écart grimpe rapidement.

Grâce à une série de 11 points, Evreux mène de dix longueurs puis de huit au buzzer de fin du premier quart temps. Du basket solide et efficace.

Parfois, lorsqu’une équipe joue aussi proprement, il semble que rien ne peut lui arriver. C’est le cas pour les locaux vendredi. Témoin, un shoot à trois points venu d’ailleurs réussi dans le trafic et loin de la ligne par Michael Doles au cours du deuxième quart alors que l’alarme des 24 secondes retentit.

Jamais, pendant toute la durée du match, l’ALM ne semble inquiété. Les ebroïciens répondent à chaque tentative de contre offensive adverse. Les joueurs de Boulazac doivent se battre pour chaque point. Evreux est concentré, appliqué et logiquement victorieux. Une démonstration collective menée par un Benoit Toffin (photo) qui signe la meilleure ligne de stats de ce match avec 23 points à 9/15 au shoot, 7 rebonds, 3 contres et 2 interceptions.

Dans une ambiance de fête, les joueurs de l’ALM bouclent cette rencontre avec un avantage final de 16 unités. 82 -66. Une partie menée de bout en bout, sans frayeur et quasiment sans erreur.

A la sortie des vestiaires, Sylvain Lautie n’est pas avare de compliment pour ses adversaires du soir. Pour le coach de Boulazac, « Evreux est une belle équipe de Basket. (…) Une équipe fatigante, la plus rapide du championnat. (…) Les bonnes équipes appuient là ou ca fait mal, Evreux a appuyé là ou ca fait mal. »

Remy Valin, lui, a apprécié de voir ses joueurs « partager les efforts en défense » au cours de ce match « maitrisé tactiquement. »

De la défense et de la maitrise, il va en falloir ces trois prochaines semaines. Le programme : Bourg en Bresse, Pau et Aix. Remy Valin espère remporter au moins un de ces trois matchs. Vu la démonstration que vient de signer son équipe, l’objectif semble largement atteignable.

Photo : alm-evreux-basket.com

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Le quart d’heure français : Quand Da Silva tout va

mars1

Bousculés en première mi-temps, les joueurs de l’ALM Evreux sont allé chercher samedi une victoire qui les ramène à la seconde place du classement Pro B. Malgré les blessures et encore une fois grâce à un Philippe Da Silva impérial.

Ça aurait pu être une très mauvaise soirée. Une défense poreuse, des ballons perdus, des points faciles donnés à l’adversaire et même quelques mots échangés entre deux joueurs. Le deuxième quart temps ne se passe pas bien pour Evreux. Philippe Da Silva sur le banc avec deux fautes, l’ALM laisse un peu filer Antibes qui mène de sept points à la pause grâce à une bonne fin de période.

Et là ? Zorro est arrivé. Il s’est même pressé. A Evreux, Zorro porte le numéro 8. Il passe beaucoup. Il marque quand il le faut. Au cours du troisième quart temps Philippe Da Silva fait tout ça. 13 points et 4 passes pour lui en dix minutes. Les tirs, même ceux qui semblent improbables, trouvent le chemin du filet. Après cinq minutes de jeu dans le troisième quart, les locaux repassent devant sur un tir de leur meneur, 53 à 52. Lorsque le buzzer de la fin de la période sonne, Evreux a 8 points d’avance. Petite tape de Remy Valin derrière la tête de son meneur. Le coach a sûrement compris que son numéro 8 a encore fait basculer un match en faveur des jaunes et bleus.

Philippe Da Silva ne fait quand même pas repassé l’ALM devant à lui tout seul. « C’est sur la défense qu’on fait la différence. C’est la défense qui nous donne du rythme, » explique Remy Valin après le match. Au cours du troisième quart, son équipe n’a encaissé que 11 points. Un effort collectif décisif.

Au cours du quatrième quart, Da Silva ne relâche pas son effort. Il est le premier à dégainer à trois points pour porter l’avantage à 11 points. Réduits à huit ce soir par les blessures de Michael Doles et Karim Dahak, les ebroïciens tiennent le bon bout. La victoire semble a porté mais Antibes ne se laisse pas abattre.

L’écart est de onze points à trois minutes de la fin. Mais un, puis deux, puis trois tirs à trois points ramènent les antibois à deux points à une minute trente du buzzer final. Ça aurait pu devenir une très mauvaise fin de soirée. Mais Evreux ne tremble que quelques secondes. Cette fois ca n’est pas Philippe « Zorro » Da Silva qui intervient. Tous les super héros ont besoin d’un coup de main pour triompher. Samedi, Philippe Da Silva a pu compter sur Meredis Houmounou pour finir le boulot. Après le temps mort, Houmounou trouve la cible à trois points. Sur l’action suivante, il intercepte le ballon et part au dunk. En quelques secondes, le jeune arrière redonne sept points d’avance aux siens. Au petit des jeux des fautes et des lancers, l’ALM ne tremble pas. C’est gagné.

Les défaites de Limoges et Bourg aidant, Evreux est de retour à la seconde place du championnat. Pour y rester, il va falloir du beau jeu et un gros cœur. Diminués par les blessures, les jaunes et bleus ont un mois de mars dantesque à leur programme. Boulazac, Bourg en Bresse, Pau et Aix Maurienne. Que des prétendants aux playoffs. Un programme difficille mais pas impossible quand on a le meilleur meneur du championnat dans ses rangs et un collectif a toute épreuve.

Photo : alm-evreux-basket.com

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Le quart d’heure français – Evreux remplit son contrat

février15

ALM Evreux Basket – UJAP Quimper : 79 – 72

Pour une fois, les nerfs des spectateurs n’ont pas été mis à trop rude épreuve. Les joueurs ne se sont pas fait peur. Les fans n’ont quasiment pas eu peur. Il fallait gagner. Evreux a gagné. Le maintien est assuré. Samedi soir, l’ALM a remplit son contrat du jour et celui qui avait été fixé au début de la saison.

Pour gagner, il n’est pas nécessaire de faire le match parfait. Il suffit de contrôler. Belle illustration avec cette victoire de l’ALM contre Quimper acquise au court d’une rencontre agréable à regarder mais pas totalement pleine dans le jeu.

Dès l’entame de match, Evreux prend son adversaire à la gorge. Les shoots longue distance pleuvent sur les bretons. L’adresse est là mais pas le rebond. Evreux est dominé dans la peinture. Tant que ca rentre de loin, tout va bien. Six points d’avance pour les jaunes et bleus à la fin du premier quart. Une bonne entame de match. Evreux est déjà devant. Ils ne seront jamais rattrapés.

A l’entame de la seconde période, changement de ton, le ballon se retrouve plus souvent à l’intérieur. On bataille, on chaparde. Quimper donne l’impression de revenir. Mais un petit run‘ ebroiciens en fin de quart temps permet aux locaux d’atteindre la mi-temps avec sept points d’avance. Contrôle.

Pendant tous le troisième quart, Quimper revient. Doucement mais pas si sûrement que ça. Jamais les bretons n’arrivent à donner l’impulsion qui leur permettrait de passer devant. Jamais ils ne paraissent vraiment en mesure de le faire. Notamment parce que Meredis Houmounou arrive en pompier pour calmer Marius Runkaukas. L’impression reste qu’Evreux n’a qu’à se concentrer un petit peu pour rester devant.

L’écart se réduit. Un point seulement après quelques minutes de jeu dans le dernier quart. Mais Evreux se redonne toujours de l’air. Les deux actions les plus spectaculaires du match ont lieu coup sur coup. A 60 – 55, Benoit Toffin est victime d’un contre énorme ! Le ballon repart, direction le bord du terrain. Sur l’action suivante, c’est Meredis Houmounou qui venge son coéquipier avec un dunk stratosphérique au dessus de la défense bleue (photo).

Avec huit minutes à jouer, l’étau se resserre sur Quimper. Evreux a décidé de mettre le coup d’accélérateur décisif, ou au moins de serrer le jeu pour plier le match. Huit minutes de jeu ca peut suffire pour plier le match. Tout devient plus dur pour Quimper. Les rebonds tombent dans les mains jaunes qui provoquent aussi plus de fautes que leurs adversaires.

A quatre minutes dix neuf de la fin, Josh Gomes trouve le chemin de panier pour un and one qui donne dix points d’avance à son équipe. Le coup de grâce ? Ça y ressemble à ce moment là. Ça l’est d’ailleurs peut être. Quimper revient à cinq points mais Evreux garde son sang froid. Un autre and one, cette fois de James Mathis, et quelques lancers réussis plus tard, Evreux ajoute une victoire à son total de l’année. 79 – 72.

Une victoire qui annonce un nouvel objectif. Jusque là, le job d’Evreux c’était d’assurer le maintien. C’est fait. Sans soucis. « L’objectif maintenant c’est de tout faire pour aller en playoffs » explique Remy Valin, le coach. Une nouvelle mission largement à la portée de cette équipe.

Photo : alm-evreux-basket.com

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Best-of blogs de la semaine

février12

Chaque semaine, 24 secondes, 1 contre 1, Fadeway.fr, MyNBA4U et BasketBlog s’associent pour vous offrir un petit best-of hebdomadaire de leurs posts. Voilà la sélection de la semaine.

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Le quart d’heure français : Une victoire pas comme les autres

janvier25

ALM Evreux Basket – CSP Limoges : 89 – 85

Une salle pleine, debout et bruyante comme jamais. Des remplaçants qui sautent sur place à quelques secondes du buzzer. Un coup de sifflet final accueillit par des sauts de joie et un tour d’honneur plein d’émotion. Non, la victoire de l’ALM Evreux samedi contre Limoges n’était pas une victoire comme les autres. D’abord parce qu’elle a été arraché à un des gros calibres du championnat. Ensuite parce qu’elle a été obtenue au terme d’un match au scénario haletant par des Ebroiciens encore une fois impressionnants de sang froid et de détermination.

Acte 1 : Un round d’observation de haut niveau
Dès le début du match, l’intensité est là. Les deux équipes défendent dur. Pour marquer, il faut travailler, construire et finir. C’est juste du beau basket. Au collectif ebroicien, Limoges répond par le jeu intérieur solide de James Ford McCord. Pendant deux quart temps, les deux équipes se livrent un superbe combat, tout comme leurs deux camps de supporters qui rivalisent de bruit. Au cours du second quart temps, les visiteurs prennent plusieurs fois l’avantage mais à chaque fois les locaux reviennent. A la sirène de la mi-temps, Evreux compte un point de retard. Personne ne lâche rien.

Acte 2 : La loi du plus fort
Au retour des vestiaires, Evreux met le pied sur l’accélérateur. Le rythme augmente mais Limoges revient encore. Et passe devant.
Souvent dans un grand match, lorsque l’adversaire est plus fort, il prend l’avantage doucement, sans faire d’erreurs. En rentrant des paniers plus facilement. En défendant un peu mieux. Une fois qu’on sent cet adversaire prendre l’avantage, on force plus. On fait quelques erreurs et sans qu’on ait eu le temps de s’en rendre compte  l’avantage finit par devenir rapidement insurmontable. C’est ce qui semble arriver à Evreux au cours du troisième quart temps. Limoges compte 13 points d’avance à la 29e minute.

Acte 3 : Les jeunes relancent la machine
Au début de la saison on voyait peu Karim Dahak. Samedi, c’est peut être lui qui sauve le match de l’ALM. Avec un tir à trois points il réduit l’écart. C’est un trio de joueurs du banc qui permettent à Evreux de revenir dans le match. Karim Dahak, Meredis Houmounou (photo) et Morry Correa défendent, contre attaquent et ramènent leur équipe à neuf points à la fin du troisième quart temps. Debut de la dernière période, on prend les mêmes et on recommence. Trois points de plus pour Dahak, une interception suivit d’un dunk avec le and one pour Houmounou et Evreux n’est plus qu’à un point. La salle est en ébullition.

Acte 4 : Le coude à coude
Revenir derrière c’est bien. Passer devant c’est mieux. Pendant plusieurs minutes, Evreux n’y arrive pas. Les intérieurs limougeauds dominent toujours et l’écart oscille entre 1 et 6 points.

Acte 5 : L’ALM maître du money time
Une minute et dix huit secondes à jouer. Evreux est toujours un point derrière. Philippe Da Silva déclenche un tir trois points, encore une fois le meneur est décisif. Son tir trouve le filet et Evreux passe enfin devant. Limoges repasse devant dans la foulée mais c’est bien l’heure du méga money time. Et les moments chauds, cette saison, c’est la spécialité d’Evreux. 74 – 73 pour Limoges. Karim Souchu manque un lancer, James Mathis égalise. Les visiteurs ont la dernière possession mais l’ALM défend bien, le match va en prolongation.

Ca devient une spécialité. Pour le premier match de la saison à domicile, Evreux avait joué deux prolongations avant de s’imposer. La semaine dernière, il a aussi fallu quelques minutes supplémentaires avant de venir à bout de Clermont.

Avant cette dernière période Michael Doles n’a pas rentré un seul shoot à trois point. Sur la première possession il réussi un panier primé. Le CSP répond à deux points mais Doles en remet une couche, encore une fois à trois points ! Mais Limoges ne lâche pas et revient à égalité et repasse devant, 83 – 81.

Acte final : Apothéose
Si les jeunes ont relancé la machine, ce sont les anciens qui finissent le boulot. Benoit Toffin égalise dans la raquette. Josh Gomes ne tremble pas et met ses deux lancers. Il enchaine avec une interception et deux points faciles. Quatre points d’avance pour les jaunes et bleu.

Les 3200 personnes qui ont pris place dans la salle Jean Fourré sont debout. C’est la fête. Brent Darby manque un lancer, Da Silva aussi mais c’est sûrement pour le suspense, histoire que l’explosion soit encore plus grande sur le buzzer final. Darby est encore sur la ligne. Une nouvelle fois il n’en marque qu’un. Même chose pour Da Silva. Toujours quatre points d’écart.

Pendant les dernières secondes, tout le banc de touche est debout coté ALM. Il a de quoi être heureux. En progrès constant depuis le début de la saison, c’est lui qui est à l’origine de cette victoire de prestige. On saute et on danse. Buzzer final, sauts de joie, tour d’honneur, re-tour d’honneur, sourires, public debout. L’espace d’une seconde, on a l’impression qu’Evreux vient de remporter un titre.

Non, ca n’était pas un match comme les autres. C’était un match exceptionnel. Une grande performance collective de la part d’un groupe au mental en béton armé. Une soirée de fusion avec le public. Le plus beau match de la saison. En attendant la suite…

Photo :  Yves Vielpeau pour alm-evreux-basket.com

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Le quart d’heure français : La coupe de France comme terrain d’entrainement

janvier20

Coupe de France – 16e de finale
ALM Evreux Basket – SPO Rouen : 69 – 83

Il y a des signes qui ne trompent pas. Voir Remy Valin assis sur sa chaise alors que son équipe est menée de 15 points en est un. Constater que les passes des jaunes et bleus trouvent autant le chemin des tribunes et des mains adverses que celles de leurs coéquipiers en est un autre. Hier soir, la tête des ebroiciens était ailleurs. En fait elle était bien à Evreux mais plutôt tournée vers samedi et le choc programmé contre Limoges.

En panne d’adresse et mis en échec par le défense du SPO, l’ALM est vite distancé en début de match et le derby normand tourne à la séance d’entrainement grandeur nature. Avec un mot d’ordre : éviter les blessures. Le match ne semble jamais serré mais les ebroïciens ont au moins le mérite de ne pas lâcher. Ils réduisent l’écart en fin de match sans toutefois vraiment inquiéter Rouen.

Plus concentrés, plus efficaces en attaque comme en défense, les rouennais s’imposent logiquement.

Deux joueurs se sont particulièrement distingués au cours de ce « srimmage ».

Le premier c’est Edwin Jackson. S’il a passé une partie du match à être sifflé par le public, l’arrière du SPO a surtout montré qu’il est déjà un joueur de très haut niveau. 25 points à 10/13 (3/5 à 3pts), 3 rebonds et 3 interceptions. Un match impeccable à l’exception de trois pertes de balle.

L’autre joueur à s’être illustré au cours de cette rencontre l’a fait sans que personne ne le remarque. Michael Doles c’est l’homme invisible mais dans le bon sens du terme. Sans faire de bruit il score 25 points à 10/12 (2/3 à 3pts), 4 rebonds, 3 interceptions et lui aussi 3 ballons perdus. L’évaluation de l’ébroicien est même meilleure que celle de Jackson, 28 contre 26.

Pour le reste ? Pas grand chose d’autre. Les deux coachs ont fait tourner leur effectif et ménagé leurs cadres. Le bilan de la soirée est plutôt bon pour tout le monde. D’abord, personne ne s’est blessé. Ensuite, Evreux s’est offert un tour de chauffe intéressant avant le grand rendez vous de samedi. Enfin, sans forcer, Rouen continue sa bonne série et peu se reconcentrer sur le maintien en Pro A.

On en viendrait presque à oublier que cette rencontre n’était pas un match amical.

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Tony Paker jouera il le Mondial ?

janvier12

Depuis cinq ans, Tony Parker joue quasiment non-stop. NBA, équipe de France, NBA, équipe de France… Il ne s’arrête jamais. Le problème, c’est que l’accumulation commence à se faire sentir. Tony l’a avoué lui même la semaine dernière.

« Je crois que j’ai trop joué au Basket. »

« J’ai joué cinq étés de suite et que je crois que maintenant j’ai besoin de repos. Ca va être dur (de jouer). Mon contrat arrive à son terme et Pop veut que je joue bien tous les soirs. Parfois c’est dur parce que tu joue tout le temps pour le titre et tous les ans je joue pour l’équipe nationale. Tous les ans. Cette année, c’est la première année ou je sens que mon corps est un peu fatigué. Donc je vais devoir prendre certaines décisions parce que je ne suis pas Superman. Je ne peux pas jouer 82 matchs au niveau qu’attend Pop et ensuite jouer pour l’équipe nationale. »

« Regardez Manu. Chaque année il y va et chaque année ca nous fait un peu de mal. Parce qu’il s’est blessé et que nous ne sommes plus la même équipe lorsque Manu ne joue pas. Lorsque Manu est à son meilleur nous sommes une équipe qui joue le titre. Ca va être dur pour tout le monde – pour Gasol, Nowitzki – Nowitzki s’est reposé cet été. Je pense que pour tout le monde, quand tu vieillis, c’est dur de faire les deux. C’est très dur de jouer tous les matchs et ensuite d’aller jouer en équipe nationale. »

Tout ca ressemble bien aux propos d’un joueur qui pourrait déclarer forfait pour les prochains mondiaux.

Et comment lui en vouloir ? Cette saison, La fatigue de Tony Parker se faire clairement sentir sur son jeu avec les Spurs. De 22 points par match l’an dernier, il est tombé à 16,5. C’est sa plus petite moyenne depuis cinq ans. Son adresse est en baisse tout comme le nombre de passes décisives qu’il délivre alors qu’il perd plus de ballons.

Le contrat de TP avec les Spurs se termine à la fin de la saison prochaine. Une saison qu’il aborderait encore plus fatigué si elle est précédée des Mondiaux. Or, s’il veut décrocher un gros contrat – avec les Spurs ou ailleurs – il n’a pas vraiment intérêt à être fatigué en 2010/2011. Alors que la fin de la carrière de Tim Duncan approche, Tony doit prouver aux dirigeants des Spurs qu’il est toujours l’avenir de cette franchise et montrer aux autres franchises qu’il est toujours un des meilleurs meneurs de la ligue.

Même si les résultats n’ont pas toujours été là, Tony Parker a toujours tout donné pour l’équipe de France. On ne peut pas lui retirer ca. Aussi, s’il décide de ne pas jouer en Turquie au mois d’août, il ne faudra pas lui en vouloir. Il a gagné le droit de se reposer s’il sent qu’il en a besoin. Il a le droit de penser à la suite de sa carrière NBA. S’il doit déclarer forfait, il ne le fera pas par plaisir mais par nécessité. De plus, s’il est vraiment lessivé, quel est l’intérêt de le faire jouer à la place d’un joueur en forme ?

L’absence de Parker aux mondiaux serait triste car l’équipe de France à montré de belles choses l’été dernier et que les bleus semblent avoir une belle carte à jouer. Mais même sans le meneur des Spurs, rien n’est perdu. Les bleus comptent de nombreux talents dans leurs rangs et ce collectif peut réaliser de très belles choses même sans le numéro 9.

Pour le moment, Tony Parker n’a pas annoncé de forfait. S’il devait le faire, cela n’arriverais sûrement pas avant la fin de la saison NBA. Vu son attachement au maillot bleu, il ne prendra de toute façon pas cette décision à la légère.

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Le quart d’heure français : Retour sur terre pour Evreux

janvier11

ALM Evreux Basket – JSF Nanterre : 74 – 84

Après une série de quatre victoires, l’ALM Evreux a calé samedi soir à domicile face à une bonne équipe de Nanterre. La détermination et l’adresse sont les deux clés du succès francilien.

« C’est à l’envie que ca c’est joué. » « On s’est peut être senti un peu trop facile. » Comme d’habitude, à la sortie des vestiaires, Remy Valin joue franc jeu. C’est aussi pour ca que le coach de l’ALM concède aussi que Nanterre était au dessus de son équipe samedi soir. Il n’oublie pas non plus un petit mot au sujet de l’arbitrage qui n’a pas vraiment aidé son équipe.

Le match commence pourtant bien pour Evreux. Même si le jeu est parfois brouillon et que la défense est moins serrée qu’à l’habitude, l’équipe semble jouer avec une certaine sérénité. La bonne entame de Toffin et Mathis à l’intérieur et l’adresse de Josh Gomes à l’exterieur leur permet de rester devant. Les fautes s’accumulent déjà. Philippe Da Silva se retrouve vite cloué sur le banc mais Karim Dahak fait une bonne entrée. Sé-ré-ni-té.

Evreux prend quelques longueurs d’avance mais tout commence à se gâter quelques minutes avant la mi-temps. Meredis Houmounou est victime d’une faute non sifflé, Remy Valin prend une technique parce qu’il a levé les bras et en quelques instants Nanterre n’est plus qu’à un point.

Au retour des vestiaires, les choses ne s’arrangent pas pour les locaux. Le troisième quart et catastrophique. Nate Carter continue d’enfiler les points comme des perles, Loic Akono prend feu, l’attaque de l’ALM bafouille et surtout la dynamique semble clairement en faveur de Nanterre. Le doute se lit sur les visages ébroiciens. Les ballons disputés finissent à chaque fois dans les mains d’un homme en vert. L’écart grimpe jusqu’à 13 points en faveur des visiteurs.

La défense, point fort d’Evreux depuis le début de la saison, n’est pas là. Les fautes et l’absence de Guillaume Sene n’aident pas.

Comme un symbole, au milieu du dernier quart, Nanterre arrache même un rebond après un de ses propre lancer-franc manqué. Dé-ter-mi-na-tion.

La salle est anesthésiée. Il fait presque aussi froid dedans que sous la neige qui tombe à l’extérieur. Les supporters de Nanterre font du bruit mais Evreux ne quitte pas le terrain sans se battre. A quelques minutes de la fin, Philippe Da Silva inscrit 5 points de suite et ramène son équipe à sept points. Trop peu, trop tard. Nanterre ne tremble pas. L’adresse est toujours là et les verts concluent le match en répondant du tac au tac à toutes les offensives de l’ALM.

A quelques secondes du buzzer final, le calme James Mathis craque. Il frappe le ballon au sol et donne un coup de pied dans le cuir. Il quitte le match frustré, à l’image de la soirée difficille de son équipe.

Une défaite fait toujours mal. Mais celle ci n’est pas catastrophique d’un point de vue comptable puisqu’Evreux reste bien placé dans le haut du tableau. Les joueurs de Rémy Valin pourraient même tirer quelques bénéfices de ce petit coup de pied aux fesses.

« Ça rappelle mon discours. Il va peut être falloir que je le répète, explique le coach. Oui, on a une bonne équipe. Mais on ne doit pas perdre de vue pourquoi on a gagné les matchs, comment on les a gagné, que c’est un championnat très difficille, que n’importe qui peut quasiment battre tout le monde à part Limoges et Pau qui sont au-dessus. Donc il faut être hyper vigilant. »

Il y a donc fort à parier que les joueurs de l’ALM seront très remontés et très concentrés vendredi à Clermont.

Photo : alm-evreux-basket.com

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Evreux tout en maîtrise

décembre7

ALM Evreux Basket – Aix Maurienne : 90 – 77

Depuis le début de la saison, l’ALM Evreux a joué beaucoup de matchs serrés. Pour le meilleur et pour le moins bon. Mais vendredi, pour une fois, il n’y a pas eu beaucoup de suspense à la salle Jean Fourré. Les hommes de Rémy Valin ont mené la rencontre de bout en bout sans laisser de chance à leurs adversaires. Une prestation largement digne d’une équipe de playoffs.

Lors des deux derniers matchs, Evreux avait perdu le premier quart temps. Cette fois, il ne faut que quelques minutes aux amicalistes pour prendre la rencontre à bras le corps et prendre largement les devants. Tous les jaunes et bleus s’affairent pour que la machine tourne à plein régimes. Défense / contre attaque, les ingrédients habituels du succès sont là.

Dès les premières possessions, ce qui saute aux yeux, c’est que James Mathis est très en jambe. Un peu plus discret depuis le début de la saison, l’homme à tout faire de l’ALM est en grande forme ce soir. Avec Benoit Toffin et Morry Correa, il forme le trio qui domine le jeu intérieur et mange les Aixois au rebond. Un domaine ou l’ALM terminera la rencontre avec 33 prises contre 18  à son adversaire.

Evreux mène de 7 points à la fin du premier quart temps et porte son avance à 17 points à la pause grâce à un niveau de jeu exceptionnel. Josh Gomes (photo) est en feu, Philippe Da Silva distribue le caviar à la louche, les joueurs du banc apportent dans tous les domaine du jeu et la défense en zone très utilisée par Remy Valin ce soir permet à ses joueurs de bien profiter de la maladresse des visiteurs pour développer leur superbe jeu de contre attaque. En clair : Evreux joue sur ses qualités et le fait bien.

Une fin de match agitée mais sans frayeur

En deuxième mi-temps, l’ALM répond bien à la tentative de retour aixoise. Les deux équipes se neutralisent dans le troisième quart temps avec 19 points chacune.

La fin de match est un peu baroque. Les sifflets retentissent beaucoup et les nerfs s’emportent un peu des deux côtés, quelques fautes techniques plus tard, à 4 minutes de la fin, Evreux prend un avantage décisif de 22 points sur un superbe alley-oop.

Score final 90 – 77 pour Evreux qui a offert une belle fête à son public et qui met surtout fin à une série de deux défaites consécutives.

Comme d’habitude, Philippe Da Silva était partout. Même son coach le dit : « Philippe Da Silva, il va partout ou est la balle » explique Remy Valin après le match. S’il n’a pas été très adroit, le meneur eurois a distribué 16 passes décisives au cours de cette soirée !

L’autre grand bonhomme de cette soirée c’est Josh Gomes qui termine avec 28 points à 10/14 au tir dont 4/5 à trois points. Enfin Meredis Houmounou a profité de la petite soirée d’un Michael Doles qui arborait un bandage au bras très voyant pour briller. En 25 minutes sur le parquet, Houmounou rend une belle fiche avec 12 points (à 5/7 à 2pts, 1/2 à 3 pts), 4 rebonds, 5 passes,  1 interception et 1 contre. Le tout sans la moindre perte de balle et avec un apport défensif toujours aussi sérieux.

Même si Aix était privé de quelques uns de ses cadres, tout ca ressemble bien a un match référence pour l’ALM Evreux. Un match plein en tout cas. La confirmation que cette équipe a tout pour jouer le haut du tableau cette saison. Si les joueurs de l’ALM s’appuient aussi bien sur leurs forces dans les mois à venir, ca n’est plus le maintien qu’ils joueront mais bien une place en playoffs.

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Pourquoi Joakim Noah ne doit PAS être élu Most Improved Player

décembre1

Depuis le début de la saison, Joakim Noah a progressé. Beaucoup. Logiquement, il est donc un des premiers noms déjà cités pour le titre de joueur ayant le plus progressé.

Encore une fois, rien de plus normal quand on sait que Jook a définitivement poussé Brad Miller sur le banc et qu’il est un des meilleurs rebondeurs de la ligue.

Mais il y a un hic. Joakim Noah ne doit pas être élu Most Improved Player ! C’est la suite de sa carrière qui en dépend. Même s’il le mérite, le frenchy des Bulls doit prier pour ne pas avoir à tenir ce trophée dans les mains !

Tout tient dans une question simple. Pouvez vous me donner le nom d’un joueur élu MIP qui a remporté un titre NBA ? Non ? C’est normal. Jamais un joueur ayant remporté le titre de Most Improved Player n’a remporté un titre NBA.

Mais la malédiction ne s’arrête pas là. Blessures, bagarres, transferts chez les Knicks… Rien n’a été épargné aux joueurs élus MIP.

Vingt quatre joueurs ont remporté cet award. Vous avez sûrement oublié le nom de la plupart d’entre eux. Voici un rapide coup d’œil ce qui est arrivé aux dix derniers à partir du moment ou ils ont reçu le trophée.

2000 – Jalen Rose : Encore quelques bonnes saisons puis des transferts chez les Bulls, Raptors, Knicks et Suns. Seulement deux apparitions en playoffs.

2001 – Tracy McGrady : Des explosions de scoring puis des blessures, encore des blessures et une équipe qui ne veut même pas le voir revenir en ce moment alors que lui pense être prêt et qu’il est le joueur le mieux payé de la ligue.

2002 – Jermaine O’Neal : Deux bonnes saisons puis des blessures en cascade et le fameux épisode de la bagarre de Detroit.

2003 – Gilbert Arenas : L’Agent Zero est bien devenu une superstar… avant de devoir subir trois opérations du genou.

2004 – Zach Randolph : Knicks, Clippers, Grizzlies. Randolph fait le tour des équipes de bas de tableau depuis son titre de MIP.

2005 – Bobby Simmons : Qui ? Jamais Simmons n’a retrouvé le niveau de son année de 2004 – 2005. Il a même manqué une année complète à cause d’une blessure.

2006 – Boris Diaw : Après avoir bien profité de l’absence de Stoudemire, Boris est resté un bon élément de la rotation des Suns mais il est un peu rentré dans le rang. Aujourd’hui, à Charlotte, difficile de penser au titre.

2007 – Monta Ellis : Après un accident de mobylette qui le prive du début de la saison dernière, cette année Ellis est embarqué dans une galère sans nom à Golden State. Une galère qu’il a contribué à créer.

2008 – Hedo Turkoglu : Lui a réussi sa saison suivante en aidant le Magic à atteindre la finale mais cette année il s’est éloigné du titre à Toronto et ses stats sont en baisse.

2009 – Danny Granger : Pour l’instant tout va bien. Mais il est encore un peu tôt.

Les précédents n’ont pas été plus vernis. Quelques exemples en vrac : Alvin Robertson a fait de la prison, Don MacLean a été controlé positif aux stéroides (une nouvelle que Charles Barkley avait magnifiquement commenté : « J’ai vu Don MacLean nu et il ne prend pas de stéroïdes ») et Kevin Duckworth est mort d’un arrêt cardiaque à 44 ans.

Joakim Noah a donc au moins 24 bonnes raisons de ne pas souhaiter être élu MIP. Et comme on a envie de le voir avec des bagues, on ne lui souhaite pas non plus.

Bien sûr, ce ne sont peut être que des coïncidences. Et toutes les (mauvaises) séries sont faîtes pour se terminer. Mais on est jamais trop prudent.

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