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Best-of blogs de la semaine

février12

Chaque semaine, 24 secondes, 1 contre 1, Fadeway.fr, MyNBA4U et BasketBlog s’associent pour vous offrir un petit best-of hebdomadaire de leurs posts. Voilà la sélection de la semaine.

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Le quart d’heure français : Une victoire pas comme les autres

janvier25

ALM Evreux Basket – CSP Limoges : 89 – 85

Une salle pleine, debout et bruyante comme jamais. Des remplaçants qui sautent sur place à quelques secondes du buzzer. Un coup de sifflet final accueillit par des sauts de joie et un tour d’honneur plein d’émotion. Non, la victoire de l’ALM Evreux samedi contre Limoges n’était pas une victoire comme les autres. D’abord parce qu’elle a été arraché à un des gros calibres du championnat. Ensuite parce qu’elle a été obtenue au terme d’un match au scénario haletant par des Ebroiciens encore une fois impressionnants de sang froid et de détermination.

Acte 1 : Un round d’observation de haut niveau
Dès le début du match, l’intensité est là. Les deux équipes défendent dur. Pour marquer, il faut travailler, construire et finir. C’est juste du beau basket. Au collectif ebroicien, Limoges répond par le jeu intérieur solide de James Ford McCord. Pendant deux quart temps, les deux équipes se livrent un superbe combat, tout comme leurs deux camps de supporters qui rivalisent de bruit. Au cours du second quart temps, les visiteurs prennent plusieurs fois l’avantage mais à chaque fois les locaux reviennent. A la sirène de la mi-temps, Evreux compte un point de retard. Personne ne lâche rien.

Acte 2 : La loi du plus fort
Au retour des vestiaires, Evreux met le pied sur l’accélérateur. Le rythme augmente mais Limoges revient encore. Et passe devant.
Souvent dans un grand match, lorsque l’adversaire est plus fort, il prend l’avantage doucement, sans faire d’erreurs. En rentrant des paniers plus facilement. En défendant un peu mieux. Une fois qu’on sent cet adversaire prendre l’avantage, on force plus. On fait quelques erreurs et sans qu’on ait eu le temps de s’en rendre compte  l’avantage finit par devenir rapidement insurmontable. C’est ce qui semble arriver à Evreux au cours du troisième quart temps. Limoges compte 13 points d’avance à la 29e minute.

Acte 3 : Les jeunes relancent la machine
Au début de la saison on voyait peu Karim Dahak. Samedi, c’est peut être lui qui sauve le match de l’ALM. Avec un tir à trois points il réduit l’écart. C’est un trio de joueurs du banc qui permettent à Evreux de revenir dans le match. Karim Dahak, Meredis Houmounou (photo) et Morry Correa défendent, contre attaquent et ramènent leur équipe à neuf points à la fin du troisième quart temps. Debut de la dernière période, on prend les mêmes et on recommence. Trois points de plus pour Dahak, une interception suivit d’un dunk avec le and one pour Houmounou et Evreux n’est plus qu’à un point. La salle est en ébullition.

Acte 4 : Le coude à coude
Revenir derrière c’est bien. Passer devant c’est mieux. Pendant plusieurs minutes, Evreux n’y arrive pas. Les intérieurs limougeauds dominent toujours et l’écart oscille entre 1 et 6 points.

Acte 5 : L’ALM maître du money time
Une minute et dix huit secondes à jouer. Evreux est toujours un point derrière. Philippe Da Silva déclenche un tir trois points, encore une fois le meneur est décisif. Son tir trouve le filet et Evreux passe enfin devant. Limoges repasse devant dans la foulée mais c’est bien l’heure du méga money time. Et les moments chauds, cette saison, c’est la spécialité d’Evreux. 74 – 73 pour Limoges. Karim Souchu manque un lancer, James Mathis égalise. Les visiteurs ont la dernière possession mais l’ALM défend bien, le match va en prolongation.

Ca devient une spécialité. Pour le premier match de la saison à domicile, Evreux avait joué deux prolongations avant de s’imposer. La semaine dernière, il a aussi fallu quelques minutes supplémentaires avant de venir à bout de Clermont.

Avant cette dernière période Michael Doles n’a pas rentré un seul shoot à trois point. Sur la première possession il réussi un panier primé. Le CSP répond à deux points mais Doles en remet une couche, encore une fois à trois points ! Mais Limoges ne lâche pas et revient à égalité et repasse devant, 83 – 81.

Acte final : Apothéose
Si les jeunes ont relancé la machine, ce sont les anciens qui finissent le boulot. Benoit Toffin égalise dans la raquette. Josh Gomes ne tremble pas et met ses deux lancers. Il enchaine avec une interception et deux points faciles. Quatre points d’avance pour les jaunes et bleu.

Les 3200 personnes qui ont pris place dans la salle Jean Fourré sont debout. C’est la fête. Brent Darby manque un lancer, Da Silva aussi mais c’est sûrement pour le suspense, histoire que l’explosion soit encore plus grande sur le buzzer final. Darby est encore sur la ligne. Une nouvelle fois il n’en marque qu’un. Même chose pour Da Silva. Toujours quatre points d’écart.

Pendant les dernières secondes, tout le banc de touche est debout coté ALM. Il a de quoi être heureux. En progrès constant depuis le début de la saison, c’est lui qui est à l’origine de cette victoire de prestige. On saute et on danse. Buzzer final, sauts de joie, tour d’honneur, re-tour d’honneur, sourires, public debout. L’espace d’une seconde, on a l’impression qu’Evreux vient de remporter un titre.

Non, ca n’était pas un match comme les autres. C’était un match exceptionnel. Une grande performance collective de la part d’un groupe au mental en béton armé. Une soirée de fusion avec le public. Le plus beau match de la saison. En attendant la suite…

Photo :  Yves Vielpeau pour alm-evreux-basket.com

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Le quart d’heure français : La coupe de France comme terrain d’entrainement

janvier20

Coupe de France – 16e de finale
ALM Evreux Basket – SPO Rouen : 69 – 83

Il y a des signes qui ne trompent pas. Voir Remy Valin assis sur sa chaise alors que son équipe est menée de 15 points en est un. Constater que les passes des jaunes et bleus trouvent autant le chemin des tribunes et des mains adverses que celles de leurs coéquipiers en est un autre. Hier soir, la tête des ebroiciens était ailleurs. En fait elle était bien à Evreux mais plutôt tournée vers samedi et le choc programmé contre Limoges.

En panne d’adresse et mis en échec par le défense du SPO, l’ALM est vite distancé en début de match et le derby normand tourne à la séance d’entrainement grandeur nature. Avec un mot d’ordre : éviter les blessures. Le match ne semble jamais serré mais les ebroïciens ont au moins le mérite de ne pas lâcher. Ils réduisent l’écart en fin de match sans toutefois vraiment inquiéter Rouen.

Plus concentrés, plus efficaces en attaque comme en défense, les rouennais s’imposent logiquement.

Deux joueurs se sont particulièrement distingués au cours de ce « srimmage ».

Le premier c’est Edwin Jackson. S’il a passé une partie du match à être sifflé par le public, l’arrière du SPO a surtout montré qu’il est déjà un joueur de très haut niveau. 25 points à 10/13 (3/5 à 3pts), 3 rebonds et 3 interceptions. Un match impeccable à l’exception de trois pertes de balle.

L’autre joueur à s’être illustré au cours de cette rencontre l’a fait sans que personne ne le remarque. Michael Doles c’est l’homme invisible mais dans le bon sens du terme. Sans faire de bruit il score 25 points à 10/12 (2/3 à 3pts), 4 rebonds, 3 interceptions et lui aussi 3 ballons perdus. L’évaluation de l’ébroicien est même meilleure que celle de Jackson, 28 contre 26.

Pour le reste ? Pas grand chose d’autre. Les deux coachs ont fait tourner leur effectif et ménagé leurs cadres. Le bilan de la soirée est plutôt bon pour tout le monde. D’abord, personne ne s’est blessé. Ensuite, Evreux s’est offert un tour de chauffe intéressant avant le grand rendez vous de samedi. Enfin, sans forcer, Rouen continue sa bonne série et peu se reconcentrer sur le maintien en Pro A.

On en viendrait presque à oublier que cette rencontre n’était pas un match amical.

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Tony Paker jouera il le Mondial ?

janvier12

Depuis cinq ans, Tony Parker joue quasiment non-stop. NBA, équipe de France, NBA, équipe de France… Il ne s’arrête jamais. Le problème, c’est que l’accumulation commence à se faire sentir. Tony l’a avoué lui même la semaine dernière.

« Je crois que j’ai trop joué au Basket. »

« J’ai joué cinq étés de suite et que je crois que maintenant j’ai besoin de repos. Ca va être dur (de jouer). Mon contrat arrive à son terme et Pop veut que je joue bien tous les soirs. Parfois c’est dur parce que tu joue tout le temps pour le titre et tous les ans je joue pour l’équipe nationale. Tous les ans. Cette année, c’est la première année ou je sens que mon corps est un peu fatigué. Donc je vais devoir prendre certaines décisions parce que je ne suis pas Superman. Je ne peux pas jouer 82 matchs au niveau qu’attend Pop et ensuite jouer pour l’équipe nationale. »

« Regardez Manu. Chaque année il y va et chaque année ca nous fait un peu de mal. Parce qu’il s’est blessé et que nous ne sommes plus la même équipe lorsque Manu ne joue pas. Lorsque Manu est à son meilleur nous sommes une équipe qui joue le titre. Ca va être dur pour tout le monde – pour Gasol, Nowitzki – Nowitzki s’est reposé cet été. Je pense que pour tout le monde, quand tu vieillis, c’est dur de faire les deux. C’est très dur de jouer tous les matchs et ensuite d’aller jouer en équipe nationale. »

Tout ca ressemble bien aux propos d’un joueur qui pourrait déclarer forfait pour les prochains mondiaux.

Et comment lui en vouloir ? Cette saison, La fatigue de Tony Parker se faire clairement sentir sur son jeu avec les Spurs. De 22 points par match l’an dernier, il est tombé à 16,5. C’est sa plus petite moyenne depuis cinq ans. Son adresse est en baisse tout comme le nombre de passes décisives qu’il délivre alors qu’il perd plus de ballons.

Le contrat de TP avec les Spurs se termine à la fin de la saison prochaine. Une saison qu’il aborderait encore plus fatigué si elle est précédée des Mondiaux. Or, s’il veut décrocher un gros contrat – avec les Spurs ou ailleurs – il n’a pas vraiment intérêt à être fatigué en 2010/2011. Alors que la fin de la carrière de Tim Duncan approche, Tony doit prouver aux dirigeants des Spurs qu’il est toujours l’avenir de cette franchise et montrer aux autres franchises qu’il est toujours un des meilleurs meneurs de la ligue.

Même si les résultats n’ont pas toujours été là, Tony Parker a toujours tout donné pour l’équipe de France. On ne peut pas lui retirer ca. Aussi, s’il décide de ne pas jouer en Turquie au mois d’août, il ne faudra pas lui en vouloir. Il a gagné le droit de se reposer s’il sent qu’il en a besoin. Il a le droit de penser à la suite de sa carrière NBA. S’il doit déclarer forfait, il ne le fera pas par plaisir mais par nécessité. De plus, s’il est vraiment lessivé, quel est l’intérêt de le faire jouer à la place d’un joueur en forme ?

L’absence de Parker aux mondiaux serait triste car l’équipe de France à montré de belles choses l’été dernier et que les bleus semblent avoir une belle carte à jouer. Mais même sans le meneur des Spurs, rien n’est perdu. Les bleus comptent de nombreux talents dans leurs rangs et ce collectif peut réaliser de très belles choses même sans le numéro 9.

Pour le moment, Tony Parker n’a pas annoncé de forfait. S’il devait le faire, cela n’arriverais sûrement pas avant la fin de la saison NBA. Vu son attachement au maillot bleu, il ne prendra de toute façon pas cette décision à la légère.

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Le quart d’heure français : Retour sur terre pour Evreux

janvier11

ALM Evreux Basket – JSF Nanterre : 74 – 84

Après une série de quatre victoires, l’ALM Evreux a calé samedi soir à domicile face à une bonne équipe de Nanterre. La détermination et l’adresse sont les deux clés du succès francilien.

« C’est à l’envie que ca c’est joué. » « On s’est peut être senti un peu trop facile. » Comme d’habitude, à la sortie des vestiaires, Remy Valin joue franc jeu. C’est aussi pour ca que le coach de l’ALM concède aussi que Nanterre était au dessus de son équipe samedi soir. Il n’oublie pas non plus un petit mot au sujet de l’arbitrage qui n’a pas vraiment aidé son équipe.

Le match commence pourtant bien pour Evreux. Même si le jeu est parfois brouillon et que la défense est moins serrée qu’à l’habitude, l’équipe semble jouer avec une certaine sérénité. La bonne entame de Toffin et Mathis à l’intérieur et l’adresse de Josh Gomes à l’exterieur leur permet de rester devant. Les fautes s’accumulent déjà. Philippe Da Silva se retrouve vite cloué sur le banc mais Karim Dahak fait une bonne entrée. Sé-ré-ni-té.

Evreux prend quelques longueurs d’avance mais tout commence à se gâter quelques minutes avant la mi-temps. Meredis Houmounou est victime d’une faute non sifflé, Remy Valin prend une technique parce qu’il a levé les bras et en quelques instants Nanterre n’est plus qu’à un point.

Au retour des vestiaires, les choses ne s’arrangent pas pour les locaux. Le troisième quart et catastrophique. Nate Carter continue d’enfiler les points comme des perles, Loic Akono prend feu, l’attaque de l’ALM bafouille et surtout la dynamique semble clairement en faveur de Nanterre. Le doute se lit sur les visages ébroiciens. Les ballons disputés finissent à chaque fois dans les mains d’un homme en vert. L’écart grimpe jusqu’à 13 points en faveur des visiteurs.

La défense, point fort d’Evreux depuis le début de la saison, n’est pas là. Les fautes et l’absence de Guillaume Sene n’aident pas.

Comme un symbole, au milieu du dernier quart, Nanterre arrache même un rebond après un de ses propre lancer-franc manqué. Dé-ter-mi-na-tion.

La salle est anesthésiée. Il fait presque aussi froid dedans que sous la neige qui tombe à l’extérieur. Les supporters de Nanterre font du bruit mais Evreux ne quitte pas le terrain sans se battre. A quelques minutes de la fin, Philippe Da Silva inscrit 5 points de suite et ramène son équipe à sept points. Trop peu, trop tard. Nanterre ne tremble pas. L’adresse est toujours là et les verts concluent le match en répondant du tac au tac à toutes les offensives de l’ALM.

A quelques secondes du buzzer final, le calme James Mathis craque. Il frappe le ballon au sol et donne un coup de pied dans le cuir. Il quitte le match frustré, à l’image de la soirée difficille de son équipe.

Une défaite fait toujours mal. Mais celle ci n’est pas catastrophique d’un point de vue comptable puisqu’Evreux reste bien placé dans le haut du tableau. Les joueurs de Rémy Valin pourraient même tirer quelques bénéfices de ce petit coup de pied aux fesses.

« Ça rappelle mon discours. Il va peut être falloir que je le répète, explique le coach. Oui, on a une bonne équipe. Mais on ne doit pas perdre de vue pourquoi on a gagné les matchs, comment on les a gagné, que c’est un championnat très difficille, que n’importe qui peut quasiment battre tout le monde à part Limoges et Pau qui sont au-dessus. Donc il faut être hyper vigilant. »

Il y a donc fort à parier que les joueurs de l’ALM seront très remontés et très concentrés vendredi à Clermont.

Photo : alm-evreux-basket.com

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Evreux tout en maîtrise

décembre7

ALM Evreux Basket – Aix Maurienne : 90 – 77

Depuis le début de la saison, l’ALM Evreux a joué beaucoup de matchs serrés. Pour le meilleur et pour le moins bon. Mais vendredi, pour une fois, il n’y a pas eu beaucoup de suspense à la salle Jean Fourré. Les hommes de Rémy Valin ont mené la rencontre de bout en bout sans laisser de chance à leurs adversaires. Une prestation largement digne d’une équipe de playoffs.

Lors des deux derniers matchs, Evreux avait perdu le premier quart temps. Cette fois, il ne faut que quelques minutes aux amicalistes pour prendre la rencontre à bras le corps et prendre largement les devants. Tous les jaunes et bleus s’affairent pour que la machine tourne à plein régimes. Défense / contre attaque, les ingrédients habituels du succès sont là.

Dès les premières possessions, ce qui saute aux yeux, c’est que James Mathis est très en jambe. Un peu plus discret depuis le début de la saison, l’homme à tout faire de l’ALM est en grande forme ce soir. Avec Benoit Toffin et Morry Correa, il forme le trio qui domine le jeu intérieur et mange les Aixois au rebond. Un domaine ou l’ALM terminera la rencontre avec 33 prises contre 18  à son adversaire.

Evreux mène de 7 points à la fin du premier quart temps et porte son avance à 17 points à la pause grâce à un niveau de jeu exceptionnel. Josh Gomes (photo) est en feu, Philippe Da Silva distribue le caviar à la louche, les joueurs du banc apportent dans tous les domaine du jeu et la défense en zone très utilisée par Remy Valin ce soir permet à ses joueurs de bien profiter de la maladresse des visiteurs pour développer leur superbe jeu de contre attaque. En clair : Evreux joue sur ses qualités et le fait bien.

Une fin de match agitée mais sans frayeur

En deuxième mi-temps, l’ALM répond bien à la tentative de retour aixoise. Les deux équipes se neutralisent dans le troisième quart temps avec 19 points chacune.

La fin de match est un peu baroque. Les sifflets retentissent beaucoup et les nerfs s’emportent un peu des deux côtés, quelques fautes techniques plus tard, à 4 minutes de la fin, Evreux prend un avantage décisif de 22 points sur un superbe alley-oop.

Score final 90 – 77 pour Evreux qui a offert une belle fête à son public et qui met surtout fin à une série de deux défaites consécutives.

Comme d’habitude, Philippe Da Silva était partout. Même son coach le dit : « Philippe Da Silva, il va partout ou est la balle » explique Remy Valin après le match. S’il n’a pas été très adroit, le meneur eurois a distribué 16 passes décisives au cours de cette soirée !

L’autre grand bonhomme de cette soirée c’est Josh Gomes qui termine avec 28 points à 10/14 au tir dont 4/5 à trois points. Enfin Meredis Houmounou a profité de la petite soirée d’un Michael Doles qui arborait un bandage au bras très voyant pour briller. En 25 minutes sur le parquet, Houmounou rend une belle fiche avec 12 points (à 5/7 à 2pts, 1/2 à 3 pts), 4 rebonds, 5 passes,  1 interception et 1 contre. Le tout sans la moindre perte de balle et avec un apport défensif toujours aussi sérieux.

Même si Aix était privé de quelques uns de ses cadres, tout ca ressemble bien a un match référence pour l’ALM Evreux. Un match plein en tout cas. La confirmation que cette équipe a tout pour jouer le haut du tableau cette saison. Si les joueurs de l’ALM s’appuient aussi bien sur leurs forces dans les mois à venir, ca n’est plus le maintien qu’ils joueront mais bien une place en playoffs.

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Pourquoi Joakim Noah ne doit PAS être élu Most Improved Player

décembre1

Depuis le début de la saison, Joakim Noah a progressé. Beaucoup. Logiquement, il est donc un des premiers noms déjà cités pour le titre de joueur ayant le plus progressé.

Encore une fois, rien de plus normal quand on sait que Jook a définitivement poussé Brad Miller sur le banc et qu’il est un des meilleurs rebondeurs de la ligue.

Mais il y a un hic. Joakim Noah ne doit pas être élu Most Improved Player ! C’est la suite de sa carrière qui en dépend. Même s’il le mérite, le frenchy des Bulls doit prier pour ne pas avoir à tenir ce trophée dans les mains !

Tout tient dans une question simple. Pouvez vous me donner le nom d’un joueur élu MIP qui a remporté un titre NBA ? Non ? C’est normal. Jamais un joueur ayant remporté le titre de Most Improved Player n’a remporté un titre NBA.

Mais la malédiction ne s’arrête pas là. Blessures, bagarres, transferts chez les Knicks… Rien n’a été épargné aux joueurs élus MIP.

Vingt quatre joueurs ont remporté cet award. Vous avez sûrement oublié le nom de la plupart d’entre eux. Voici un rapide coup d’œil ce qui est arrivé aux dix derniers à partir du moment ou ils ont reçu le trophée.

2000 – Jalen Rose : Encore quelques bonnes saisons puis des transferts chez les Bulls, Raptors, Knicks et Suns. Seulement deux apparitions en playoffs.

2001 – Tracy McGrady : Des explosions de scoring puis des blessures, encore des blessures et une équipe qui ne veut même pas le voir revenir en ce moment alors que lui pense être prêt et qu’il est le joueur le mieux payé de la ligue.

2002 – Jermaine O’Neal : Deux bonnes saisons puis des blessures en cascade et le fameux épisode de la bagarre de Detroit.

2003 – Gilbert Arenas : L’Agent Zero est bien devenu une superstar… avant de devoir subir trois opérations du genou.

2004 – Zach Randolph : Knicks, Clippers, Grizzlies. Randolph fait le tour des équipes de bas de tableau depuis son titre de MIP.

2005 – Bobby Simmons : Qui ? Jamais Simmons n’a retrouvé le niveau de son année de 2004 – 2005. Il a même manqué une année complète à cause d’une blessure.

2006 – Boris Diaw : Après avoir bien profité de l’absence de Stoudemire, Boris est resté un bon élément de la rotation des Suns mais il est un peu rentré dans le rang. Aujourd’hui, à Charlotte, difficile de penser au titre.

2007 – Monta Ellis : Après un accident de mobylette qui le prive du début de la saison dernière, cette année Ellis est embarqué dans une galère sans nom à Golden State. Une galère qu’il a contribué à créer.

2008 – Hedo Turkoglu : Lui a réussi sa saison suivante en aidant le Magic à atteindre la finale mais cette année il s’est éloigné du titre à Toronto et ses stats sont en baisse.

2009 – Danny Granger : Pour l’instant tout va bien. Mais il est encore un peu tôt.

Les précédents n’ont pas été plus vernis. Quelques exemples en vrac : Alvin Robertson a fait de la prison, Don MacLean a été controlé positif aux stéroides (une nouvelle que Charles Barkley avait magnifiquement commenté : « J’ai vu Don MacLean nu et il ne prend pas de stéroïdes ») et Kevin Duckworth est mort d’un arrêt cardiaque à 44 ans.

Joakim Noah a donc au moins 24 bonnes raisons de ne pas souhaiter être élu MIP. Et comme on a envie de le voir avec des bagues, on ne lui souhaite pas non plus.

Bien sûr, ce ne sont peut être que des coïncidences. Et toutes les (mauvaises) séries sont faîtes pour se terminer. Mais on est jamais trop prudent.

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Course poursuite à Evreux

novembre22

Les booms avaient leur quart d’heure américain. Basket Blog a son quart d’heure français. De temps en temps, je prendrais la plume le clavier pour parler un peu de ce qui se passe en France et plus précisément à Evreux. Aujourd’hui, épisode 4 avec le match perdu ce week end face à Bourg en Bresse.

ALM Evreux Basket – JL Bourg en Bresse : 76 – 85

La beauté du basket pour les vainqueurs, c’est qu’un match peut se jouer en quelques secondes. La cruauté du basket pour les perdants, c’est qu’un match peut se jouer en quelques secondes.

Quatre minutes trente à jouer. Evreux compte un point de retard. Bourg en Bresse est en attaque et marque deux points. Sur la remise en jeu, interception suivie d’un tir à trois points réussi de Thomas Dubiez. C’est le dérapage fatal. L’ALM voit son adversaire reprendre six longueurs d’avance. Il ne s’en remettra pas. La course poursuite s’arrête là.

Pour Evreux, c’est à ce moment que le match c’est joué mais c’est bien plus tôt qu’il s’est perdu. En première mi-temps, les eurois se sont fait manger tout cru par la défense Burgienne. Le match commence bien mais à 10 – 13, c’est la panne sèche pour l’ALM. Quelques instants plus tard, Bourg mène 25 à 10.

A la mi-temps, les visiteurs comptent 14 points d’avance et Evreux n’a marqué que 26 points.

Au retour des vestiaires, les locaux mettent la seconde. Puis la troisième, la quatrième, la cinquième, et même la sixième. Lancés à toute allure et poussés par une salle qui fait un bruit digne d’un moteur de formule 1, les hommes de Remy Valin font pleuvoir les tirs à trois points. Le bolide ebroïcien file, la défense se resserre, et à la fin du troisième quart temps, Bourg est de nouveau en ligne de mire. L’écart n’est plus que d’un petit point.

Les deux équipes sont au coude à coude. Pare choque contre pare choque. Chacune essaye de donner le coup de volant qu’il faut pour faire sortir l’autre de la route. Evreux repasse devant dès le début de la dernière période. A deux reprises, l’ALM prend même trois points d’avance grâce à des tirs longue distance qui mettent la salle en feu. Mais à chaque fois, sur l’action suivante, Dubiez répond avec un autre tir primé.

Evreux est à la hauteur de son adversaire. Le problème, c’est que dans cette course poursuite, les ebroïciens sont partis de loin derrière. Pour remonter à ce niveau, il a fallu faire chauffer le moteur et exiger une concentration maximum du pilote. Le cinq majeur a plus joué, la fatigue et les fautes sont donc plus présentes. C’est à ce moment là que la faute peut intervenir. Alors que le dépassement semble proche, c’est l’erreur.

Les 5 points consécutifs de Dubiez ruinent la belle remontée de l’ALM. Des joueurs aux supporters, toute la salle a pris un grand coup sur la tête. Comme tout le monde, Remy Valin a compris : « Ça nous a tué » lâche il après le match.

Malgré la défaite, les Ebroiciens rentrent au garage avec quelques satisfactions. D’abord, quand elle tourne à plein régime, cette équipe à une nouvelle fois montré qu’elle peut se battre avec les cadors du championnat. Car si Evreux s’est incliné, c’est aussi parce que Bourg en Bresse a très bien joué. Thomas Dubiez a pris le rôle de l’assassin. Mais avant, Jonathan McClark et Daniel Coleman ont fait un énorme boulot à l’intérieur. Et Bryan Mullins a fait beaucoup de mal à la défense de l’ALM.

L’autre satisfaction c’est que les jaunes et bleus n’ont pas montré de signes de résignation, même lorsqu’ils étaient distancés. Si elle laisse forcément un goût amer, cette défaite n’a donc pas à faire rougir les joueurs d’Evreux. Dans une course comme au basket, rater son départ, ca fait parfois parti du jeu.

Photo via Alm-evreux-basket.com

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Le quart d'heure français : La meilleure attaque c'est la défense

novembre2

ALM Evreux Basket – Nantes : 83 – 74

« De-fense ! De-fense ! »… Pardon, en version française : « Et on défend ! Et on défend ! » C’est comme ça qu’on gagne des matchs partout dans le monde et c’est comme ça qu’on gagne à Evreux. La nouvelle mascotte de l’ALM est un Lion. Ça tombe bien. Maintenant on peut dire qu’en défense les joueurs eurois se battent comme des lions.

Vendredi l’ALM s’est une nouvelle fois imposé grâce à un collectif à toute épreuve. Il faut marquer des points ? Josh Gomes est là. Un peu de renfort en défense ? Enter Guillaume Sene. Des points du banc ? Voilà Mory Correa. Une action décisive ? Il y a Philippe Da Silva.

Devant une salle remplie un peu plus qu’au trois quarts, le début de match est très agréable. Ça score, ça défend dur et il y a du rythme. Tout de suite, coté Nantais, Devonne Giles et Cedric Ferchaud sont chauds. Ce dernier rappelle pourquoi il jouait en équipe de France il n’y a pas si longtemps que ça et plante 8 points dans le premier quart.

Manque chance pour Ferchaud et Giles, il n’y a pas que moi qui a réalisé qu’ils sont chauds et Evreux resserre sa défense sur eux. Dans les trois derniers quarts, Ferchaud ne marque que deux petits points. Giles termine avec 20 points et 11 rebonds mais il constate la rudesse de la défense normande lorsqu’il prend un coup la ou ça fait (très) mal. Aie ! Il n’y aucun panier facile contre Evreux.

L’ALM est devant pendant tout le match. A plusieurs reprises, Nantes remonte. Mais à chaque fois, les jaunes et bleus gardent leur calme et remettent un petit coup d’accélérateur. Evreux remporte les trois premiers quart temps.

Dans le dernier quart, les visiteurs reviennent de nouveau à la charge. A 7 minutes 30 de la fin, l’écart n’est plus que de 4 points. Encore une fois, pas de panique. Mory Correa est chaud bouillant en sortie de banc et comme d’habitude Philippe Da Silva met les shoot qu’il faut. A 3 minutes 26 du buzzer final, Evreux est devant de 11 points. Au petit jeu des lancer francs, l’ALM ne tremble pas et plie le match.

Cette victoire permet à Evreux de rester à la première place du classement Pro B à égalité avec Lille. Au delà des chiffres, le plus important c’est que l’ALM joue bien et semble pouvoir battre n’importe qui. Le collectif est solide. Et pas seulement le cinq majeur. Le banc a montré de très belles choses vendredi. Mory Correa on l’a dit. Mais aussi Meredis Houmounou, Guillaume Sene et Karim Dahak dont la bonne prestation a fait plaisir à toute la salle et à ses coéquipiers.

Après le match, en conférence de presse, Rémy Valin parle de spirale de confiance mais il n’oublie surtout pas de préciser une nouvelle fois qu’il ne faut pas s’emballer et que Evreux prend les matchs les uns après les autres. Il a raison. Car il est bien placé pour le savoir, les hivers sont rudes ces dernières années à Evreux.

Photo : alm-evreux-basket.com

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Le quart d'heure français : Showtime sur courant alternatif à Evreux

octobre19

ALM Evreux – JSA Bordeaux : 74 – 61

C’est confirmé, l’ALM Evreux version 2009 – 2010 a trouvé son leader.Si James Mathis est toujours le capitaine de l’équipe et le chouchou du public, c’est bien Philippe Da Silva (photo, au centre) qui dirige cette équipe. Les premiers matchs l’avaient laissé entrevoir. Celui de samedi a apporté la confirmation. Vocal, altruiste, déterminé, le meneur portugais a été l’âme des jaunes et bleus au cours de cette rencontre face à Bordeaux.

Dès le coup d’envoi, l’ALM prend son adversaire à la gorge. Da Silva mène un jeu rapide ultra efficace. Il distribue les caviars à une vitesse hallucinante. Neuf passes décisives en autant de minutes. La machine ebroicienne tourne à plein régime. Même lorsqu’on pense qu’il faudrait ralentir un peu, ils accélèrent… et ça passe. 32 à 17 après seulement un quart temps ! C’est Showtime à la salle Jean Fourré et les 2000 spectateurs exultent, se lèvent et applaudissent toutes les vingt secondes.

A l’entame du deuxième quart temps, le courant se coupe dans la salle. La lumière est toujours allumée mais les joueurs d’Evreux sont éteints. Sans Philippe Da Silva, il mettent six minutes avant d’ajouter de nouveaux points au tableau des scores. Finalement, le rythme revient et ce quart temps aussi est remporté.

Au retour des vestiaires, c’est reparti. Les locaux emballent encore le match. Même recette qu’en début de partie. Du jeu rapide, des passes et de l’adresse. Après la déconvenue de Saint Vallier, Michael Doles et Josh Gomes cartonnent. 42 points et 6/8 à trois points à eux deux. Benoit Toffin, James Mathis et Mory Correa font le boulot en dessous. Philippe Da Silva continue de mener, de motiver, d’arranger le public et même de faire le ménage (photo en bas). Evreux a 28 points d’avance après 23 minutes de jeu.

Mais encore une fois, le courant se coupe. Forcément, difficile de tenir un tel rythme pendant quarante minutes. Surtout que Bordeaux ne lâche rien. Même au fond du trou, les Girondins ne lâchent jamais prise et leur défense « box and one » embête bien les ebroïciens. De 20 points au début du dernier quart temps, l’écart descend à 16. Pendant le temps mort, Remy Valin pique une grosse colère. Les cris résonnent dans les premiers rangs de la tribune qui se trouve derrière le banc.

Si l’écart descend jusqu’à 11 points à un peu moins de trois minutes de la fin, l’ALM gère et quelques paniers plantés au bon moment, notamment par l’inévitable Philippe Da Silva, permettent à Evreux d’assurer sa troisième victoire sans trop se faire peur.

Après quatre matchs, dont trois gagnés, Evreux a montré de très belles choses sur le plan collectif. Si le banc n’a pas été très performant samedi et que le courant était sur le mode alternatif, les jaunes et bleus semblent quand même avoir de beaux arguments à faire valoir cette saison. Mais après cette victoire, Remy Valin l’assure, il prend les choses « match après match »  Surtout, il rappelle que son équipe a encore une belle marge de progression : « On apprend encore a jouer ensemble. »

Interrogé au sujet de la prestation de Philippe Da Silva et de son influence sur l’équipe, Remy Valin fait simple : « Il est a fond. C’est un meneur. »  Un meneur, un vrai. Dans tous les sens du terme. Et un énorme atout pour l’ALM Evreux.

Les stats du match

L’album photo du match

Oui, Philippe Da Silva était vraiment partout samedi soir

Oui, Philippe Da Silva était vraiment partout samedi soir

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