Dominique Wilkins, « The Human Highlight film »

Joyeux anniversaire ! Il y a deux jours, Dominique Wilkins a fêté ses 50 printemps. Une bonne occasion de rendre un petit hommage vidéo à un des plus grands dunkers de tous les temps.

Joyeux anniversaire ! Il y a deux jours, Dominique Wilkins a fêté ses 50 printemps. Une bonne occasion de rendre un petit hommage vidéo à un des plus grands dunkers de tous les temps.

C’est un mythe dans le monde de la sneaker. Pour certains – moi y compris – c’est la plus belle de toutes. Le 23 décembre, la Air Jordan XI sera de retour dans les rayons. Une seule couleur disponible, celle de l’édition « Space Jam ».
Disponible déjà depuis quelques temps en pré-commande un peu partout sur le web (ici, là ou là par exemple), ce modèle est annoncé à 175 dollars sur le site officiel de Jordan Brand.
Pour rappel, His Airness portait la Jordan XI lors de la saison 1995-1996, sa première saison complète de retour après sa première retraite. La saison de tous les records. Cette année là, les Bulls remportent 72 matchs en saison régulière, le record de l’histoire de la NBA. Ils s’imposent lors des finales contre les Sonics et Jordan termine la saison avec sous le bras les trophées de MVP de la Saison régulière, MVP du All Star Game et MVP des finales. Avec 30,4 pts par match, il est aussi le meilleur scoreur de la ligue et il est également sélectionné dans la All NBA Defensive Team et bien-sûr dans la All NBA Team.
Le modèle que Jordan Brand ressort mercredi est donc identique à celui que porte MJ dans Space Jam. Mais le numéro 23 a aussi porté ce modèle en match. En 1995, alors qu’il est revenu depuis quelques mois et que la Jordan XI n’est pas encore officiellement sortie, MJ porte ce modèle en version blanche lors de deux matchs de playoffs contre le Magic. Le problème, c’est que ses coéquipiers portent des chaussures noires. Jordan recoit une amende pour violation du règlement en matière d’uniforme. Au match suivant il porte le modèle signature… de Penny Hardaway ! Nike réagit aussitôt et fournit à Jordan une version noire des Jordan XI. Celles qui deviendront les Space Jam. Les Bulls perdent la série mais la saison suivante, Michael Jordan et ses Jordan XI reviennent pour entrer définitivement dans la légende du basket.



Du haut de ses deux mètres trente et un, Manute Bol est, a égalité avec Gheorghe Muresan, le plus grand joueur a avoir jamais foulé un parquet NBA. La photo ci-dessus a été récemment ressortie sur le site de Sports Illustrated. En parcourant un peu le net, on peut trouver d’autres clichés parfois étonnants du géant soudanais qui malgré un physique pouvant donner une impression de fragilité reste le un des meilleurs contreurs de l’histoire de la ligue.
S’il s’est souvent retrouvé dans des poses étonnantes, c’est parce que Manute Bol ne recule devant rien pour lever des fonds destinés en faveur de la Ring True Foundation, une association destinée à aider les réfugiés de son Soudan natal qu’il a crée en 2001. Pour cette cause, il a accepté de participer à un match de boxe contre un ancien joueur de football américain, il a signé un contrat d’une journée pour une équipe de hockey sur glace et il a même joué les jockey.
Au-delà de ses fondations, Bol a aussi utilisé une bonne partie de sa fortune personnelle pour aider les habitants de son pays.
Manute Bol est toujours lié à la NBA d’aujourd’hui. Dans les années 90, pendant un de ses séjours en Egypte, le géant soudanais dirige une école de Basket au Caire. Un de ses élèves s’appelle alors Luol Deng, lui aussi soudanais et dont la famille s’est réfugiée en Egypte pour éviter la guerre civile qui fait rage dans leur pays.
Un géant au grand coeur qui méritait bien un petit retour en arrière en photo et en vidéo.
Manute Bol n’était pas qu’un contreur. Il savait aussi shooter à trois points.


Détail amusant, le plus grand et le plus petit joueur de l'histoire de la NBA évoluaient ensemble au cours de la saison 1987-1988 avec les Washington Bullets. 2,31m pour Manute Bol. 1,60 pour Musgy Bogues




C’est nul. C’est moche. Ca craint. Ca ne devait pas se terminer comme ça.
On ne reverra plus Allen Iverson sur un terrain NBA. En tout cas c’est ce qu’il dit pour le moment. Ce matin, par l’intermédiaire d’une lettre publiée sur le site web du journaliste américain Stephen A. Smith, Iverson annonce qu’il met fin à sa carrière.
Je ne vais pas répéter ce que j’ai déjà dit en septembre. La carrière du lutin génial risquait fort de se terminer en queue de poisson. C’est malheureusement ce qui est arrivé.
The Answer avait trop d’orgueil pour accepter de sortir du banc. Il avait aussi trop d’orgueil pour attendre pendant plusieurs mois qu’un prétendant au titre veuille le recueillir.
Iverson a sûrement été blessé du peu d’intérêt que lui ont porté les franchises ces derniers jours. En annonçant sa retraite maintenant, il évite de laisser trainer la situation et de souffrir de ce désamour pendant plus longtemps. Il évite aussi que tout le monde puisse le regarder attendre en ce demandant pourquoi personne ne veut de lui. Il a raison. Ça aurait été triste pour tout le monde de le voir attendre comme n’importe quel autre joueur l’aurait fait.
Allen Iverson n’est pas n’importe quel joueur. Il fait toujours les choses à sa manière, que ca plaise ou non. Ça lui a sûrement couté des succès mais il a au moins le mérite d’être toujours resté lui même.
En se forçant à changer ses habitudes, il aurait peut être pu gagner des titres. Mais Iverson en voulait pas changer ses habitudes et il l’a dit. Il est honnête. C’est aussi pour ça que tant de gens l’aiment.
Si personne ne veut de lui, alors il ne reviendra pas. Même s’il a encore beaucoup à donner sur un terrain. Et c’est ca le plus triste. Le petit numéro 3 s’en va alors qu’il n’est pas fini. Il peut encore courir et scorer. Il peut encore apporter beaucoup à une équipe.
Les joueurs qui s’en vont alors qu’il leur reste quelque chose à donner sont ceux qui s’arrêtent sur un titre. Au sommet. Iverson ne se paiera pas ce luxe. Lui s’en va sans titre, sans équipe et avec encore beaucoup d’énergie. De la pire des manières en fait.
Au Etats Unis, c’est Thanksgiving. Ca tombe bien, Allen Iverson explique qu’il veut avoir du temps à passer avec sa famille. Mais que fera il au printemps si les Cavs ou les Celtics l’appellent ? Lui même ne le sait peut être pas.
Si tout est vraiment fini, que restera il d’Allen Iverson ? L’image d’un petit arrière qui a toujours joué à fond. Un incroyable talent. Des shoots improbables. Des shoots forcés. Des shoots magnifiques. Un funambule. Un caractère. Des tatouages. Des déclarations choc. Sa relation amour/haine avec Larry Brown, le seul coach NBA qu’il remercie nommément dans sa lettre. De l’honnêteté.
Allen Iverson était peut être un personnage trop fort, trop honnête, trop vrai pour la NBA trop lisse d’aujourd’hui.
Qu’on l’aime ou pas, « La réponse » ne laissait personne insensible. Et pour ça la NBA et son sport peuvent le remercier. C’est ce genre de personnage qui fait le renommée d’une ligue comme la NBA et d’un sport comme le Basket.
Alors merci pour tout Allen !

Je suis sûr que vous vous demandiez ce que deviens Dennis Rodman ! Comment ça « non » ?
Mercredi soir, l’ancien Bulls maintenant âgé de 48 ans a montré qu’il n’est toujours pas le dernier en matière d’originalités. Mais cette fois c’était pour la bonne cause puisque Rodman est monté sur le podium pour un défilé qui avait lieu au profit d’une fondation qui lutte contre le cancer du sein. Le résultat n’en est pas moins détonnant.


C’est un peu la fashion week en NBA. Hier, deux jours après les Mavs’, les Rockets ont aussi présenté leur nouveau troisième maillot. Officiellement, cette nouvelle tenue est un hommage à celles que portaient les joueurs de Houston à l’époque des titres de 94 et 95 car elle reprend les couleurs « ketchup et moutarde » en mêlant des éléments du passés avec ceux du présent. Le logo Houston reprend par exemple l’inclinaison des anciens maillots mais avec une police plus moderne.
Yao Ming ne sera pas trop dépaysé puisque ce jersey pourrait presque être celui de son équipe nationale. Dommage qu’il ne puisse pas le porter cette saison.
Les Rockets porteront ce maillot pour la première fois le 6 novembre lorsqu’ils recevront les Thunder.

Au cours de son discours d’admission au Hall of Fame, Michael Jordan a raconté une petite histoire. Celle d’un jeune joueur nommé Bryon Russel qui l’avait défié en 1994. A l’époque, le rookie explique à un Jordan à la retraite qu’il pourrait défendre sur lui. L’année suivante, le numéro 23 revient. A partir de là, il prend soin de donner une leçon à Russell à chaque fois qu’il croise sa route, avec en point d’orgue le buzzer beater du sixième match des finales de 1998.
Visiblement, Russell n’en a pas eu assez. Après que Jordan ait raconté sa petite anecdote, sa victime préférée a déjà réagit.
« Je pourrais le jouer maintenant. C’est appel que je lui lance pour qu’il viennent me jouer. Il peut venir ici dans son jet privé et jouer. Il a des millions de dollars. Il peut payer pour le Jet. Il peut me rencontrer au Recreation Center de Calabasas. On peut avoir Mark Jackson aux commentaires. On peut avoir Mitch Richmond à l’arbitrage. On peut faire passer ça à la télé et voir si Michael est toujours aussi bon. »
Bryon Russell a 38 ans. Il a joué son dernier match NBA en 2006. Mais il s’entraine tous les jours et il dit avoir très envie de défendre sur Jordan et de le battre. L’ancien Jazz invite donc le meilleur joueur de tous les temps à se procurer son numéro de téléphone grâce à un de leurs amis mutuels et à le contacter si le challenge l’intéresse. Russell précise aussi : « je garde mon short de basket sur moi. »
Si par un immense hasard ce duel devait avoir lieu : bon courage Bryon. Car il en faudra beaucoup.

Depuis trois jours, Michael Jordan fait parti du Hall of Fame. La cérémonie l’a consacré comme le meilleur joueur a jamais avoir foulé les parquets. Aujourd’hui, Basket blog rend hommage au numéro 23 avec une sélection des meilleures vidéos qui lui sont consacrées sur le net.
La naissance d’une légende :
Jordan, l’abonné des Top 10 :
Les années de règne :
Le retour triomphal après la première retraite :
Jordan le trash-talker :
Une star d’envergure mondiale :
Une star de la pub :
Un dernier tour d’honneur :
L’entrée au Hall of Fame :

La carrière d’Allen Iverson telle qu’on s’en souviendra est terminée. Dans dix ans, on ne se souviendras plus de cet épisode. Allen Iverson avec un maillot des Grizzlies ? Une image qui sera à ranger au rang des anecdotes. Comme celles de Michael Jordan avec les Wizards, de Karl Malone avec les Lakers, de Patrick Ewing avec Orlando, de Hakeem Olajuwon avec les Raptors ou de Charles Barkley et Scottie Pippen avec les Rockets.
The Answer ne voulait donc pas gagner un titre à tout prix. C’est fort et triste à la fois. Fort parce que contrairement à certains, il ne se montre pas prêt à tout pour une bague. Triste parce que The Answer donne raison à ceux qui l’accusaient de ne pas pouvoir se fondre dans un collectif gagnant. C’est triste surtout parce qu’un des joueurs les plus attachants de l’histoire ne portera jamais le Larry O’Brien trophy.
Ce qu’on retiendra d’Allen Iverson dans 10 ans ce ne sera pas cette année avec les Grizzlies. Ce qu’on retiendra d’Allen Iverson dans 10 ans c’est le cross sur Michael Jordan. Les soirées à plus de 50 points. Les tatouages. Les cornrows. Les finales NBA sous le maillot des Sixers. Les disputes avec Larry Brown. Les paniers impossibles. La légendaire conférence de presse au cours de laquelle il a répété le mot « practice » 25 fois. Pas de cette fin de carrière en queue de poisson.
Ce qu’on retiendra d’Allen Iverson, c’est un joueur qui parlait avec son cœur sur et en dehors du terrain, ce qui devient une rareté en ces temps de communication ultra contrôlée.
Et maintenant ? Le scénario de rêve, c’était Charlotte. Aujourd’hui, AI se retrouve dans un équipe pleine de jeunes talents mais qui gagne très peu de matchs. Avec OJ Mayo déjà présent à l’arrière, s’il veut être titulaire, Iverson devra passer pas mal de temps au poste de meneur. Pas franchement sa spécialité.
Deux options :
- The Answer trouve la réponse et relance sa carrière avec une année exceptionnelle ou il porte les Grizzlies jusqu’aux playoffs. L’été prochain, il retrouve une équipe compétitive qui lui fait confiance.
- L’expérience tourne au fiasco et Iverson justifie le titre exagéré de ce papier.
Pour que l’histoire soit belle, il faudrait que Allen Iverson donne tort au titre et à l’accroche de ce papier.
Vu le résultat de son passage à Detroit, l’expérience s’annonce intéressante. Il y a six mois, AI ne supportait pas l’idée de sortir du banc pour les Pistons. Pourquoi aujourd’hui voudrait il partager son temps de jeu avec des gamins dans une équipe de bas de tableau ? Le lutin aurait il perdu le goût de la gagne ? Juste envie de se faire plaisir en jouant au basket ? Une pré-retraite tranquille à trois millions et demi de dollars l’année ? Dur à croire avec un joueur dont la devise a toujours été de jouer chaque match comme si c’était le dernier.
Quelle que soit l’issue, ce sont les dirigeants de la franchise de Memphis qui ont gagné. Cette signature n’est pas un choix sportif. Ce qu’ils souhaitent en signant Iverson c’est vendre des billets et passer plus souvent à la télé. Leur vœu devrait être exaucé.

Il y a quelques jours, Bruce Bowen a annoncé la fin de sa carrière. Soulagement pour tous les gros scoreurs. Ils n’auront plus à faire face à un des meilleurs défenseurs de la NBA. Au fil des années, Bowen est devenu célèbre autant pour sa défense que pour ses coups bas. Pour de nombreux fans, le numéro 12 des Spurs est un dirty player. Une réputation pas forcément immérité au vu des pièces à conviction portées au dossier.
Mais ca ne doit pas faire oublier tout ce qu’à réussi Bruce Bowen. Au delà des titres avec San Antonio, il a crée un profil de joueur. Celui du rôle player, gros défenseur et capable de planter à trois points, de préférence dans les coins. Aujourd’hui, on dit d’un joueur qui présente ce profil qu’il est peut-être le nouveau Bowen, ou que c’est un joueur « à la Bowen ». Et ça, c’est une sacrée performance. Surtout pour un joueur qui a toujours d’abord pensé au collectif.
Enfin il ne faut pas oublier que Bruce Bowen n’est pas étranger à notre pays. Entre 1993 et 1997, il est passé par Le Havre, Evreux et Besançon avant de retourner en CBA puis en NBA.