Basket Blog

L'actu NBA vue autrement

Toucher c’est gagner

février26

Ça serait donc ça le secret ? Les High five, les hugs et les chest bump ? En même temps ca n’est pas une surprise. Pour gagner, il vaut mieux encourager ses coéquipiers. Toucher souvent ses collègues et leur taper dans la main en signe de confiance augmenterais donc les chances de succès. C’est en tout cas ce que semble confirmer une étude relayée il y a quelques jours par le New York Times.

Cette étude a été menée par des chercheurs de la fac de Berkley. Au début de la saison dernière, il se sont rendus dans chaque salle NBA pour analyser les gestes des joueurs. Voilà ce qu’en rapporte le Times :

(Ndlr : Le scientifique) Michael W. Kraus et ses co-auteurs, Cassy Huang et le Dr. Keltner, rapportent qu’à quelques exceptions près, les bonnes équipes ont tendance à être celles ou on se touche plus souvent que les mauvaises. Les équipes les plus liées par le toucher sont les Boston Celtics et les Los Angeles Lakers, actuellement deux des meilleures de l’équipe; en bas on retrouve les médiocres Sacramento Kings et Charlotte Bobcats.

La même chose est vraie, plus ou moins, pour les joueurs. Le joueur qui touche le plus les autres est Kevin Garnett, le big man vedette des Celtics, suivit par l’ailier star Chris Bosh des Toronto Raptors et Carlos Boozer du Jazz d’Utah. « En l’espace de 600 millisecondes après avoir tiré un lancer franc, Garnett a tendu la main et touché quatre gars, » explique le Dr. Keltner.

Pour corriger la possibilité que les meilleures équipes se touchent plus souvent simplement parce qu’ils gagnent, les chercheurs on noté les performances non pas en se basant sur les points ou les victoires mais sur une mesure sophistiqué de l’efficacité avec laquelle les joueurs et l’équipe gèrent le ballon – leur ratio passes décisives contre balles perdues par exemple. Et même après que les très hautes attentes qui entourent les équipes les plus talentueuses soient prises en compte, la corrélation persiste. Les joueurs qui entrent en contact avec leurs coéquipiers de la manière la plus régulière et le plus longtemps avaient tendance à avoir les meilleures notes dans les mesures de performances et les équipes avec ces joueurs semblaient tirer le meilleur de leur talent. »

Alors pourquoi le touché rendrait il meilleur ? Retour au papier du Times.

Un touché chaud semble entrainer la libération d’Oxytocin, une hormone qui aide à créer une sensation de confiance, et réduit les niveaux de l’hormone de stress appelée Cortisol.

Dans le cerveau, les aires pré-frontales, qui aident à réguler les émotions, peuvent se relaxer, ce qui leur permet d’être libre pour une autre de leurs taches principales : résoudre les problèmes. Dans les faits, le corps interprète un touché de soutient comme « Je vais partager la tâche avec toi. »

Encourager ses coéquipiers plus souvent pour gagner. Logique. Au cours de l’histoire de la ligue, Kobe Bryant et quelques autres ont été obligés de le comprendre pour finir par soulever le trophée.

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Ca bouge ! Le bilan de la trade deadline

février19

Tous les ans, la dealine apporte beaucoup plus de rumeurs que de véritables trades. Cette fois, les choses ont vraiment bougé. Amar’e Stoudemire mis à part, tous ceux qu’ont annonçait sur le départ sont partis. Les GM ont eu le cran de tenter des choses. Et, étonnamment, tout le monde semble trouver son compte dans les trades effectués. Ceux qui voulaient du renfort immédiat l’ont trouvé. Ceux qui voulaient de l’argent pour cet été en ont.

Les Cavs’ s’assurent la couronne à l’Est
- Cleveland reçoit Antawn Jamison – Washington reçoit Zydrunas Ilgauskas, les droits d’Emir Preldzic et un premier tour de Draft en 2010.
Comme tous les ans, Danny Ferry fait bouger son effectif pour essayer de rendre LeBron heureux. Pour une fois, il récupère un renfort de premier choix. Antawn Jamison est moins glamour qu’Amare Stoudemire mais il est plus expérimenté, il défend mieux et surtout les Cavs’ n’ont pas eu besoin de lâcher JJ Hickson pour le récupérer. Cerise sur le gâteau, Ilgauskas pourrait revenir dans l’Ohio si son contrat est racheté par les Wizards. Cleveland récupère donc le poste 4 qui lui manquait pour presque rien. Un deal « à la Gasol. » Déjà en tête de leur conférence, les LeBron boys sont maintenant les grands favoris de leur conférence. Même si l’adaptation de Jamison venait à prendre un peu de temps, le chemin vers les finales semble tracé. Il n’y a pas le choix. Jamison a 34 ans. Ce trade est fait pour gagner maintenant. LeBron James n’a plus d’excuses. La suite pourrait être une bataille de haut niveau avec les Lakers.

Les Knicks s’offrent du rêve
- New York reçoit Tracy McGrady – Houston reçoit Jordan Hill, Jarred Jeffries, un échange de choix du premier tour de Draft 2011 (sauf si les Knicks ont le 1er choix), un choix du premier tour de Draft 2012 (sauf si les Knicks ont un choix du Top 5).
Les Knicks ont enfin ce qu’ils cherchaient depuis deux ans. Cet été ils repartiront de zéro. Débarrassés du contrat de Jeffries (et de Larry Hughes dans un autre trade) et avec les 20 millions du contrat de T-Mac qui s’envolent début juillet, les New Yorkais auront des brouettes de cash à proposer aux free agents de cet été. Ils auront les moyens de signer deux joueurs au salaire maximum ! Ils n’ont plus qu’à espérer que quelques stars mordent à l’hameçon. L’été s’annonce en tout cas hyper excitant du coté de la Big Apple.

Ils courent, ils courent…
- Dallas reçoit Caron Butler, Brandan Haywood, DeShawn Stevenson et du cash – Washington reçoit Josh Howard, Drew Gooden, Quinton Ross et James Singleton
Face à des équipes qui cherchent à faire des économies, il y a toujours des bonnes affaires à faire. Les Mavs’, Celtics et Blazers en ont profité. Butler et Haywood sont de bons renforts pour Dallas. Le premier apporte son jeu complet et sa régularité. Le second amène de la taille dans la raquette. Ce deal fait peut être des Mavs’ la deuxième équipe de l’Ouest, à la bataille avec Denver, mais il leur manque peut être encore quelque chose pour rattraper les Lakers.

- Portland reçoit Marcus Camby – les Clippers reçoivent Steve Blake, Travis Outlaw et du cash
Toujours à l’ouest, Portland reste dans la course à l’avantage du terrain pour les playoffs. Marcus Camby apporte sa défense, son expérience et sa présence intérieure à une équipe décimée par les blessures. Il va aussi servir de mentor aux jeunes de l’effectif. Une équipe qui pourrait jouer les trouble fête en playoffs.

- Boston reçoit Nate Robinson et Marcus Landry – New York reçoit Eddie House, JR Giddens, Bill Walker et un choix du second tour de la Draft (sous conditions)
Avec Robinson, les Celtics récupèrent un meneur remplaçant explosif qui leur permet de progresser un peu. Mais eux aussi restent légèrement en retard sur les Cavs, ténors de leur conférence.

Ils se renforcent mais il y a encore du travail
Houston Rockets : Récupérer des joueurs et des tours de Draft grâce à un joueur dont on ne veut plus, c’était le gros bon plan de cette deadline et ce sont les Rockets qui en ont profité. Pour un McGrady indésirable, il récupèrent le jeune Jordan Hill en espérant qu’il se montre enfin au niveau d’un huitième choix de Draft et plusieurs choix de Draft pour l’avenir. Kevin Martin arrive de Sacramento pour ajouter une vingtaine de points au tableau des scores. Un bon deal même s’il entraine la perte de l’excellent sixième homme qu’est Carl Landry. Si Yao revient à son niveau l’an prochain, les Rockets auront une équipe plus qu’intéressante puisque le chinois partagera le terrain avec Aaron Brooks, Kevin Martin, Trevor Ariza et Shane Battier. Ces quatre là, alliés à un Luis Scola dans sa dernière année de contrat ont une petite chance de se glisser en playoffs cette saison mais ca sera très dur.

Charlotte Bobcats : L’arrivée de Tyrus Thomas renforce le secteur intérieur mais l’ancien Bulls n’a toujours pas confirmé les espoirs placés en lui à son arrivée dans la ligue. Son arrivée devrait densifier la rotation et assurer la place de Charlotte en playoffs.

Milwaukee Bucks : La seule équipe à moins de 50% de victoires qui tente d’améliorer son effectif plutôt que de tout miser sur l’avenir. En se débarrassant de plusieurs mauvais contrat et en récupérant John Salmons, Primoz Brezec, Royal Ivey et plusieurs tours de Draft, les Bucks ont bien profité de cette deadline.

Chicago Bulls : Une équipe qui réussi deux bons coups en récupérant du renfort immédiat pour son banc avec Flip Murray, Hakim Warrick et Acie Law tout en se débarrassant du problème Tyrus Thomas et du contrat de John Salmons. Toujours en course pour les playoffs, les Bulls auront en plus de quoi offrir un contrat maximum à une star l’été prochain. Avec Derrick Rose, Joakim Noah et Luol Deng Chicago sera une destination attirante pour une star en quête d’air frais. D’où est originaire Dwyane Wade déjà ?

Ils préparent l’avenir
Washington Wizards : Le grand ménage annoncé après l’affaire Arenas a bien eu lieu. Et au final, celui par qui le scandale est arrivé est un des seuls à toujours être en contrat avec la franchise de la capitale. En récupérant des jeunes joueurs et des choix de Draft, les magiciens tournent la page et repartent de zéro. Ou presque. Arenas est toujours là. Mais les Wiz’ auront énormément d’argent à dépenser cet été, suffisamment pour se payer une star. Encore faut il en trouver une qui ai envie de venir jouer à D.C.

Los Angeles Clippers : Après le départ de Camby les Clippers ont réalisé quelques petits moves’ qui vont leur permettre de disposer de 20 millions de dollars cet été. C’est le chiffre magique pour recruter une superstar. Avec Blake Griffin, Baron Davis, Chris Kaman et Eric Gordon déjà dans l’effectif l’an prochain, l’autre équipe de Los Angeles ressemble presque à une destination attirante.

Sacramento Kings : Tyreke Evans est le nouveau roi des Kings. Kevin Martin n’a pas réussi à s’adapter, il prend la porte. Le contrat en dernière année de Larry Hughes est le bienvenu. L’énergie de Carl Landry aussi.

Les sous d’abord
Utah Jazz : Sur le plan sportif, envoyer Ronnie Brewer à Memphis contre un choix du premier tour de Draft n’a pas vraiment de sens. Brewer est un joueur de la rotation et le Jazz est à la lutte pour la deuxième place de la conférence. Mais ce deal permet à Utah de payer moins de luxury tax. Le porte monnaie a parlé.

Le Heat perdant de la soirée
Pas d’Amar’e, pas de Carlos Boozer. Malgré beaucoup d’agitation, les dirigeants de Miami n’ont pas réussi à faire bouger leur effectif. Le Heat se dirige vers une qualification en playoffs et une sortie au premier tour. L’avenir de Dwyane à South Beach est flou mais son équipe a tout de même suffisamment d’argent à dépenser cet été pour lui adjoindre les services d’une autre superstar. Un argument de poids pour le faire rester.

Et encore une fois, Amar’e ne bouge pas…
Est ce vraiment une surprise ? Depuis un an Amar’e Stoudemire est sur le départ. A chaque fois il ne bouge pas. Petite prédiction : cet été, Stoudemire exercera l’option d’un an pour 17 millions qu’il possède et en février prochain il sera encore une fois au coeur des rumeurs de transfert au moment de la dealine.

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Kobe Bryant – Une blessure qui fait du bien

février18

Qui aurait pensé qu’une blessure de Kobe Bryant puisse faire du bien aux Lakers ? Une blessure ca fait rarement du bien au joueur impliqué. Encore moins à l’équipe dont il est le leader. Pourtant, ici, c’est le cas. Le numéro 24 n’a pas posé les pieds sur un parquet depuis 10 jours et son équipe n’a toujours pas perdu. Cette absence se révèle positive pour toute l’équipe sur le court et le long terme.

Le triomphe du collectif
Au cours des quatre matchs remportés sans Bryant, les Lakers ont connu quatre meilleurs scoreurs différents.  21 points pour Artest et Gasol, 25 pour Odom, 27 pour Brown. A chaque victoires au moins quatre joueurs à plus de dix points et des tickets shoot bien répartis. On savait l’effectif talentueux, il en apporte la preuve. Le genre de force de frappe digne d’un champion en puissance.

Un boost pour la confiance des seconds, une leçon pour Bryant
A force de regarder Kobe faire le boulot certains auraient pu en oublier qu’ils sont aussi de grands joueurs de Basket. En gagnant des matchs par eux-même, les angelinos montrent à leur leader et à eux-même qu’ils sont capables d’être des acteurs majeurs du succès de leur équipe.
Ils montrent à Kobe qu’il n’a pas besoin de tout faire tout seul et qu’il peut leur faire confiance, ce qui n’était pas forcément le cas lors des derniers matchs qu’il a joué. Au cours de ces 5 derniers matchs, Bryant a pris plus de 20 tirs à quatre reprises. Il a maintenant la preuve qu’il pas toujours besoin de le faire.

Pau Gasol heureux
Il y a quelques semaines, l’intérieur espagnol se faisait de plus en plus mécontent de ne pas avoir davantage de ballons. Au cours des quatre derniers matchs il a chaque fois pris au moins 14 shoots, contre 12,5 en moyenne cette saison. L’absence de Bryant permet donc de redonner un peu plus de responsabilités et de moral à Pau Gasol.

Bonjour fraicheur
A 31 ans, Kobe Bryant n’est plus un jeune homme. Treize saisons dans la ligue et 999 matchs, ca laisse des traces. Cette saison, le numéro 24 a cumulé les petits bobos. En s’arrêtant pendant quelques semaines en plein milieu de la saison, il recharge les batteries avant les moments les plus importants de l’année.

Le titre en vue
Avec un Bryant frais et remis de ses blessures, les Lakers sont une des meilleures équipes de la ligue, peut être la meilleur. Si en plus ce Bryant réussi à revenir tenir son rôle de leader tout en impliquant un collectif maintenant en pleine confiance, les Lakers sont les favoris à leur propre succession.

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Boston Celtics : Pas de panique !

février10

C’est dur les fin de cycle. Surtout quand le cycle en question a été très court. Même si c’était prévu. A la constitution du Big Three il y a deux ans et demi, l’objectif avoué était de gagner. Et vite ! Car Garnett, Allen et Pierce n’étaient déjà plus tout jeunes.

Aujourd’hui, ce qui était prévu arrive. Le trio réalise son âge. KG, 33 ans et 14 saisons NBA, a les genoux qui flanchent. Paul Pierce, 32 ans, traine aussi la patte. Ray Allen, 34 ans, n’a jamais été aussi maladroit derrière la ligne. Tous les trois sont bien loin de leurs moyennes en carrière. En fait, depuis leurs saisons sophomore respectives, leur stats n’ont jamais été aussi faibles.

Au cœur de l’hiver, c’est tout Boston qui doute. Les rumeurs envoient Ray Allen un peu partout. Mais que faire ?

(Mauvaise) Solution 1 : Paniquer
Le pire scénario pour les Celtics c’est celui ou Danny Ainge se met en mode « Joe Dumars novembre 2008″. A l’époque, les Pistons sont une équipe de haut de tableau à l’est mais leur GM sent qu’il leur manque quelque chose pour atteindre les finales. Il envoi Chauncey Billups à Denver et récupère Allen Iverson avec les conséquences que l’on sait. Dumars voulait il tenter un gros coup pour le titre ou juste lancer la reconstruction avec la fin de contrat à venir d’Iverson ? Ça serait plutot la seconde option. Quoi qu’il est soit les Pistons sont aujourd’hui en ruine.

Si Ainge se débarasse de Ray Allen contre un Kirk Hinrich et deux paquets de chips, il détruit toute chance qu’à son équipe de gagner cette saison, la saison suivante et quelques autres encore.

La panique n’amène rien de bon ! Aucun trade motivé par la panique n’a fait gagner une équipe ces dernières années. Demandez aux Suns qui ont fait venir le Shaq quand ils ont vu que les Lakers faisaient venir Gasol.

Si Boston doit faire un trade, il faut le faire bien. Il faut du lourd sinon rien ! Il y a quelques jours, un échange Ray Allen / Monta Ellis était dans l’air. En tout cas il était dans la presse. Si ce trade a vraiment été proposé, Ainge devait l’accepter. Ellis est jeune et talentueux. En plus d’apporter du punch offensif dès cette saison, il représenterais une solution à long terme et la possibilité d’un backcourt explosif avec Rajon Rondo.

Si ce n’est pas pour un joueur de ce calibre – et il n’y en a pas d’autres disponibles – les Celtics n’ont pas d’intérêt à se séparer d’Allen. Au passage, le trade Glenn Davis / DJ Augustin évoqué depuis hier n’est pas une bonne idée non plus. Les grands de Boston sont vieillissants, ca n’est pas le moment de se débarrasser des jeunes doublures.

(Bonne) Solution 2 : Ne pas paniquer
Il reste 33 matchs avant les playoffs. Deux mois et quatre jours. Ça fait beaucoup de temps pour reposer les vétérans et soigner les petits bobos. Vu la faiblesse de l’Est, quoi qu’il arrive, Boston jouera les playoffs. Alors autant s’économiser. Les anciens le savent, avantage du terrain ou pas, c’est à partir de mi-avril qu’on joue les matchs qui comptent. Les Celtics sont dans la tourmente maintenant mais ils savent quand même comment gagner.

Si le Big Three est en bonne santé, les Celtics sont largement en mesure de se faufiler jusqu’aux finales. L’expérience, ca n’a pas de prix au mois de mai. C’est d’abord pour ça que Boston doit laisser une dernière chance à son trio magique. C’est même un quatuor puisque Rajon Rondo est maintenant plus efficace que ses ainés.

La chance des Celtics c’est aussi qu’ils ne jouent pas à l’Ouest. La conférence Est reste très faible. Cleveland n’a encore rien prouvé en playoffs, le Magic reste irrégulier et Vince Carter n’a jamais été une solution magique en playoffs. La saison passée, Orlando avait eu besoin de sept matchs pour se débarrasser des Celtics privés de Garnett. Seuls les Hawks posent un vrai souci aux hommes verts. Mais c’était déjà le cas il y a deux ans alors que Boston était au top.

Si – et c’est un gros si – les Celtics arrivent à aborder les playoffs sur leurs deux jambes et avec un peu d’énergie en réserve ils ont encore les armes pour aller jusqu’en finale. L’atout « personne n’a voulu croire en nous » et « nous sous-estimez jamais le cœur d’un champion » peut aussi jouer à plein. Avec le coeur, lancé dans une dernière mission, le trio de vétéran peut aller chercher un titre. Celui de la conférence d’abord. Celui des finales ensuite s’ils arrivent à bousculer physiquement les Lakers comme ils l’ont fait il y a deux ans.

Après la saison il sera temps de faire le bilan du cycle Big Three et de prendre les mesures qui s’imposent. Pas avant. Il faut laisser aux vieux lions une dernière chance. Ils la méritent. En l’état actuel des choses, c’est de toute façon la seule chose à faire si Boston veut rêver, au moins un peu, du titre cette saison.

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Gilbert Arenas – Comme au cinéma

janvier8

Parfois la vie ressemble à un film. C’est le cas de celle de Gilbert Arenas. Un sorte de comédie au début. Un thriller pendant quelques semaines. Un drame pour le moment. Un belle histoire à la fin ?

Au début, Arenas c’était le joueur innatendu. Le revenchard qui montre à tout le monde qu’il vaut quelque chose et qui devient une star. Une success story. Dans sa route vers le sommet, il devient le clown préféré des fans. Et puis les blessures s’en mêlent. Le joueur est atteint. Il revient mais quelque chose semble cassé. Le fun n’est plus la. Ou plus autant.

Et puis vient la blague de trop. Et une manière discutable de l’assumer. Avec sa suspension, Gil paye cash les conséquences de son attitude nonchalante dans les jours suivant le début de l’enquête sur l’incident qui l’a opposé à Javaris Crittenton. S’il avait su se taire, il serait peut être encore sur le terrain. Un exemple simple : Delonte West. Le meneur des Cavs s’est fait arrêté l’été dernier avec une petite artillerie sur lui pourtant il joue toujours. Car en attendant les résultats de l’enquête, il n’a pas dit un mot.

En 2007, Sebastian Telfair est arrêté avec des armes et condamné pour possession illégale. David Stern lui inflige trois matchs de suspension. Stephen Jackson fait feu à la sortie d’un night club en 2006 ? Sept matchs.

La sanction a l’encontre de Gilbert Arenas est démesurée selon les standards de la NBA. Mais le tragique est là, le clown tombe pour ne pas avoir su quand il fallait arrêter de rire.

Les Wizards ne garderont pas Arenas. Il n’y ont aucun intérêt. En toute logique, s’ils ont la moindre occasion de se débarrasser du monstrueux contrat de leur meneur, ils doivent le faire. Hors de prix, trop souvent blessé, en perte de confiance, parfois en rupture avec ses coéquipiers et surtout intransférable, Arenas n’a plus sa place à Washington. Aspect financier mis à part, quitter la capitale serait d’ailleurs une bonne chose pour le numéro 0. Lui et la franchise ont besoin d’un nouveau départ. Les Wizards doivent se reconstruire. Gil doit porter un autre maillot pour passer à un autre chapitre de sa carrière.

Comme dans les films qui finissent bien, l’agent zéro doit maintenant passer sa traversée du désert. S’il était Rocky, il va bientôt arriver au moment du combat ou il se trouve au sol. Le moment ou tout semble perdu. Le moment ou le héros doit se relever pour gagner le combat.

Quelle que soit la suite des évènements pour Gilbert Arenas, il aura une seconde chance. Parce qu’il la mérite. Parce qu’il a du talent. Parce qu’on ne peut pas jeter tout ce qu’il a fait jusque là pour une erreur aussi stupide et énorme soit elle. Et tout simplement parce qu’il ne peut pas rester à l’écart indéfiniment. L’escapade de Ron Artest dans les tribunes de Detroit pour aller caresser la joue d’un fan a coups de poing a causé encore plus de tort à la ligue. Pourtant Ron Ron est revenu et aujourd’hui il s’est refait une image. Il risque même de décrocher son premier titre cette année.

C’est le genre de joli happy end dont a besoin ce film. Arenas doit se faire oublier un peu, apprendre de ses erreurs, revenir, rester humble, se refaire une image et redevenir le super joueur qu’il a été sur et en dehors du terrain.  Celui qui aime le jeu et qui fait partager son plaisir aux fans. Celui que les fans aiment. Sa seconde chance ne viendra pas tout de suite mais elle viendra. A lui de la saisir. Cette fois, c’est lui qui aura le choix des armes.

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Gilbert Arenas : La blague de trop ? Humour et conséquences…

janvier5

« Blague ou pas, je reconnais maintenant que ce que j’ai fait était une erreur et que j’avais tort. » Gilbert Arenas est désolé. En plus d’être désolé, le meneur des Wizards a surtout beaucoup de soucis à se faire. Sa dernière blague risque de lui couter très cher.

Un petit retour sur les faits d’abord puisque l’histoire semble – au moins du coté des versions officielles – s’éclaircir. Dans la nuit du 19 décembre, Gilbert Arenas, Javaris Crittenton et JaVale McGee jouent aux cartes dans l’avion qui les ramène de Phoenix. Ils jouent à la « Bourré », un jeu très populaire dans les avions NBA depuis les années 80. Arenas et Crittenton perdent mais l’Agent Zero conteste les règles du jeu et ne veut pas payer sa part. Crittenton paye pour lui. Les deux joueurs se disputent et Crittenton menace verbalement son capitaine en lui expliquant qu’il va tirer dans son genou maintes fois opéré.

Au repos le lendemain, les joueurs se retrouvent le 21 décembre au Verizon center. Pour répondre à la menace de son coéquipier, Arenas a une idée. Il prend trois des armes qui se trouvent dans son locker et les place sur une chaise devant le vestiaire de Crittenton. Avec les pistolets, un note : « Pick one ». Choisis en un. Crittenton n’apprécie pas la plaisanterie et le ton monte.

Que la blague soit bonne ou pas n’est pas le problème. Le soucis pour Arenas, c’est la présence de ces quatre armes avec lui à Washington. C’est ca qui risque de lui attirer des ennuis. Beaucoup d’ennuis.

La justice
Le Verizon Center se trouve dans le District of Columbia, un endroit ou il est un crime de porter une arme en dehors de sa maison ou de son lieu de travail. Ceux qui sont autorisés à avoir une arme doivent la déclarer. Les armes de Gilbert Arenas étaient enregistrées mais en Virginie. Autre question, le Verizon Center est il considéré comme le lieux de travail d’Arenas ?

Dans le District of Columbia, le port d’arme est aussi formellement interdit aux gens déjà condamnés pour des charges concernant les armes. Or, en 2003, Arenas avait plaidé « no contest » pour un délit de port d’arme et de conduite sans plaque d’immatriculation. Aux Etats Unis, un « no contest plea » revient à ne pas nier les faits mais sans plaider coupable.

Pour un port d’arme non-autorisé dans le District of Columbia, considéré comme un crime, le peine maximum est de 5 ans de prison et/ou une amende de 5 000 dollars.

A noter que si l’histoire avait commencé par une rumeur indiquant que Arenas et Crittenton avaient pointé une arme l’un sur l’autre. Ce point de l’histoire a disparu. Pour éviter des charges supplémentaires ?

La NBA
La constitution de la ligue interdit formellement de faire rentrer des armes dans une enceinte NBA. David Stern ne manquera sûrement pas de le rappeler à Arenas. Techniquement, le commissioner peut sanctionner dès maintenant.

David Stern pourrait avoir la main lourde. Au delà du non respect du règlement, il risque aussi d’en vouloir à l’Agent Zero pour le tort causé à l’image de la ligue.

Les Wizards
Gilbert Arenas jouera il encore avec les Wizards dans quelques mois ? La question peut légitimement se poser. Si le joueur est condamné par la justice, son équipe pourrait tenter de faire jouer la clause « morale » qui figure sur tous les contrats NBA. Cette clause permet à une équipe de se séparer d’un joueur s’il est engagé dans des actes non conformes avec les standards d’une attitude citoyenne. Les termes de la clause sont vagues mais si Arenas est condamné, il semble clairement être en infraction avec cette clause.

Depuis qu’il a signé son énorme contrat il y a deux ans, Arenas a passé plus de temps sur la touche que sur le terrain. Il ne s’est pas non plus révélé être un grand leader. Son deal le rend quasiment impossible à inclure dans un trade et ses nouveaux ennuis n’arrangent rien. Si cette mauvaise blague amène aux dirigeants de la franchise une occasion de se débarrasser des 4 ans et demi et surtout des 90 millions restants sur le contrat d’Arenas, ils ne s’en priveront sûrement pas. Pour eux, ca serait presque un mal pour un bien. L’occasion de repartir sur de nouvelles bases puisque cette année ca ne semble pas fonctionner avec Arenas à la barre. Débarrassés de leur meneur, les Wizards disposeraient même d’une belle enveloppe pour signer des joueurs l’été prochain.

Le soucis c’est que cette affaire jette le discrédit sur une franchise qui, ironie du sort, avait changé son nom de Bullets pour devenir les Wizards il y a une quinzaine d’années. Après cette affaire, les free agents pourraient réfléchir à deux fois avant de signer du coté de la capitale. Même si le challenge d’un projet de reconstruction et les dollars pourront attirer certains. A la manière des Blazers il y a quelques années, les dirigeants de la franchise de Washington vont devoir travailler pour redorer le blason de leur équipe.

Sur le terrain, cette saison déjà pas brillante risque de se transformer en interminable galère. A moins que les magiciens retrouvent un peu de leur pouvoirs sans Arenas. Pas impossible quand on sait que certains joueurs (vous avez dit Brendan Haywood ?) semblaient de plus en plus irrités par leur capitaine.

« Je veux m’excuser auprès de tout le monde de les avoir laissé tomber de part ma conduite et je promet de faire mieux dans le futur, » explique Arenas. Mais y aura il un futur ? Probablement. En NBA, comme dans tous les sport US, tant qu’on a du talent, il y a des possibilités d’embauches.

En attendant, Arenas risque quand même très gros. Avec la justice d’abord. Puis pour sa carrière. Arenas pourrait voir des millions de dollars s’envoler. Comme les Wizards, Adidas est sur l’affaire. Enfin, l’agent Zéro devra se débrouiller avec sa conscience après avoir porté un mauvais coup à sa franchise.

Tout ca pour une blague…

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La NBA tombe sous le charme de la Kinesio Tape

décembre16

Sur le genou de Kevin Garnett, sur les épaules de Nicolas Batum ou Hasheem Thabeet, sur des tennisman ou des volleyeurs. Depuis quelques mois, vous n’avez pas pu manquer ces bandes de couleurs qu’arborent de plus en plus de sportifs de haut niveau gênés par une blessure. Cette bande s’appelle la Kinesio Tape.

La Kinesio Tape existe depuis 35 ans mais c’est en 2008, lors des Jeux Olympiques de Pekin, que le grand public la découvre vraiment et que son utilisation commence à se généraliser. Kinesio USA a largement contribué à ce boom en mettant 50 000 rouleaux dans les valises de la délégation américaine. La volleyeuse Kerry Walsh est une des premières à arborer le fameux bandage et a l’époque tout le monde se demande de quoi il s’agit. Aujourd’hui, les sportifs blessés rafolent de ces petites bandes.

En NBA, les Celtics sont des grands adeptes de ce produit. Kevin Garnett, J.R Giddens et même le coach Doc Rivers. Leur point commun, c’est aussi qu’ils ne savent pas vraiment comment ça marche mais ils sont fan.

« Je ne sais pas du tout comment ca fonctionne mais ca me soulage, explique Rivers. Ça n’est pas qu’un bandage, ils le mettent sur certains muscles… Je ne sais pas du tout comment ca marche. Peut être que c’est mental. Je pense que beaucoup d’équipes l’utilisent et ca a été bon. Je sais que Kevin l’adore. »

Présentée sous forme de rouleaux qui peuvent faire penser à l’élastoplast, la Kinesio tape se démarque par ses capacités élastiques. Comment ca marche ? Explication officielle de Kinesio France :

Le strapping classique crée une stabilisation articulaire en limitant les amplitudes mais exerce une pression sur la zone lésionnelle ce qui induit une réduction de la circulation sous cutanée. Le Kinesio Taping®, lui, permet une liberté de mouvement et fonctionne comme une pompe en stimulant la circulation lymphatique. En effet celui-ci va augmenter l’espace interstitiel en soulevant la peau et en créant des circonvolutions à la surface de celle-ci. Le résultat est une diminution de la pression et de l’irritation des mécano-récepteurs sous cutanée.

En clair, la Kinesio tape soutient le muscle sans le comprimer et en lui laissant plus de liberté de mouvement.

Les quatre principaux effets physiologiques sont :

- un effet sur la fonction musculaire : il facilite ou inhibe la contraction musculaire, selon le type d’application;

- la réduction de la douleur par diminution de la pression sur les mécanorécepteurs;

- l’ Amélioration de la circulation sanguine et lymphatique aidant à éliminer l’excès d’œdème et le drainage des hématomes;

- la réadaptation de la fonction articulaire en assistant la physiologie de l’articulation.

Une des spécificité de la Kinesio, c’est donc qu’elle peut s’appliquer de plusieurs manières pour obtenir ces différents effets. Les kinés ou chiropracteurs qui la posent doivent recevoir une formation bien spécifique.

D’un point de vue pratique, la technique de la Kinesio implique un traitement 24 heures sur 24 pendant 4 à 5 jours. En théorie, il n’est donc pas question de ne porter les bandes que lors des matchs ou des entrainements. Pour être tout à fait complet, il faut savoir qu’un rouleau de Kinesio tape coute une quinzaine de dollars.

Si certains parlent d’effet placebo, l’utilisation de plus en plus courante de ce bandage pas comme les autres laisse à penser que ses effets semblent se vérifier. Preuve que les innovations sont partout dans le sport.

Plus d’infos sur la Kinesio tape : Kinesio France, Chiropratique du Sport

Photo via nesn.com

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Il y a de l'espoir pour les Nets

décembre8

Il y a quelques jours, les Nets sont entrés dans la légende de la pire des manières. Avec 18 défaites pour commencer la saison ils ont établi un record et marchent dans les pas des Sixers de 1972-73 vers le plus mauvais bilan de l’histoire de la ligue. Pourtant, l’avenir n’est pas si sombre que ca dans le New Jersey. Il y a même plusieurs raisons d’avoir de l’espoir.

Une ambiance saine
L’an dernier, le Thunder perdait beaucoup de matchs et a viré son coach. Pourtant, tous les joueurs insistaient sur la bonne ambiance qui régnait dans le vestiaire. Les équipes d’en face étaient justes meilleures et les jeunes pousses d’Oklahoma avaient besoin de temps pour grandir. C’est un peu pareil pour les Nets cette saison. Il n’y a pas de scandale après les défaites. Il n’y a pas d’histoires comme celles qu’on peut entendre à Washington ou à Golden State. Les équipes d’en face sont juste meilleures.

Des jeunes joueurs prometteurs
C’est encore un parallèle avec le Thunder de l’an dernier mais les Nets ne manquent pas de talent. A une époque, les fans des Nets chantaient même des « Thank you Cuban » pour remercier le proprio des Mavs’ de leur avoir envoyé Devin Harris. Brook Lopez est un bon intérieur, Chris Douglas-Roberts, Sean Williams et Courtney Lee ont aussi leurs plus belles années devant eux. Cette équipe a donc un bon noyau mais il lui manque peut être un franchise player. Leur Kevin Durant à eux pour poursuivre la comparaison avec Oklahoma City. Un problème qui pourrait se régler avec la prochaine Draft ou en réussissant à attirer un gros free agent dans quelques mois.

Une masse salariale bien gérée
Car l’été prochain, les Nets auront beaucoup de place sous le salary cap pour tenter de signer un gros nom. A la fin de la saison ils seront débarrassés des contrats de Bobby Simmons (10,5 millions), Tony Battie (6,2 millions), Rafer Alston (5,2 millions), Trenton Hassell (4,3 millions) et Jarvis Hayes (2 millions). Les meilleurs joueurs de l’équipe sont les plus jeunes, encore sur leur contrat rookie, donc les moins chers. Pour le moment, Devin Harris est celui qui touchera le plus l’an prochain avec près de 9 millions de dollars. Cette équipe n’est plombée par aucun contrat énorme ou par des joueurs intransférables.

LeBron James ne bougera sûrement pas de Cleveland, mais s’il veut le faire, les Nets seraient une destination plus propice à la victoire que New York. Il serait entouré de Devin Harris – Brook Lopez – Chris Douglas-Roberts – Courtney Lee et Yi Jianlian. Plus solide que Danilo Gallinari – Jordan Hill et Wilson Chandler.

Un nouveau proprio qui a des dollars
Si les Nets réussissent à confirmer leur déménagement pour Brooklyn, ils deviendrons à 80% la propriété du milliardaire russe Mikhail Prokhorov. Ses intentions ne sont vraiment encore connues, il ne s’agit donc que de supposition, mais si Prokhorov a envie de faire avec les Nets ce que certains de ses compatriotes ont fait avec des clubs de foot – c’est à dire injecter des montagnes d’argent – les supporters des Nets auront de quoi faire la fête. Quoi qu’il arrive, Prokhorov ne pourra pas faire pire que Bruce Ratner. L’actuel boss des Nets a pris en main une équipe qui venait de jouer les finales pour la mener jusqu’aux bas fonds de la ligue.

On pourrait aussi ajouter le déménagement à Brooklyn à la liste des bonnes nouvelles puisque ce move va forcément rendre la franchise un peu plus glamour. Mais comme rien n’est encore certain pour le moment…

Les temps sont durs pour New Jersey mais l’avenir est donc plus dégagé. On savait de toute façon que cette équipe ne jouerait pas le titre et difficilement les playoffs cette année. Les blessures ont empiré les choses et les jeunes talents de l’effectif ont encore besoin d’un peu de temps. C’est une année de transition. Une vraie. Mais il y a de l’espoir pour les Nets !

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Allen Iverson comme dans un rêve

décembre3

Samuel Dalembert fait des rêves prémonitoires. Il y a quelques jours, le pivot des Sixers déclarait avoir rêvé, avant la saison puis de nouveau en début de semaine, qu’Allen Iverson revenait à Philadelphie. Son rêve vient de devenir réalité.

Avec ce retour, Iverson remporte déjà un titre : celui de la plus courte retraite de l’histoire du basket et peut être même du sport en général. Sans avoir de stats officielles sur le sujet on peu se dire qu’il doit être difficile de faire plus court que 4 jours.

Finalement, la fin n’était pas la fin. Comme si ses passages à Denver, Detroit et Memphis n’avaient été que de vilains cauchemars, la réponse se réveille aujourd’hui avec un maillot des 76ers avec l’occasion de boucler la boucle.

Au delà du coté affectif, ce deal a un sens sur le plan sportif. La blessure de Lou Williams ouvre de la place dans le backcourt d’une équipe de Philly qui a en plus besoin de marquer plus de points. AI se retrouve au poste de meneur de jeu. Ailleurs, cela poserais un problème car ca n’est pas sa position naturelle et son passage à Denver l’a montré. Mais Eddy Jordan a déjà prouvé avec Gilbert Arenas qu’il peut faire gagner une équipe dotée d’un meneur pas forcément obsédé par l’idée de passer le ballon.

Ce qui intrigue après ce deal c’est qu’à Philadelphie, Iverson se retrouve maintenant entouré d’une équipe talentueuse. Peut être plus talentueuse que ce qu’il a jamais connu sous un maillot des Sixers. Iguodala a progressé depuis la dernière fois qu’il a joué avec et AI et l’équipe dispose de nombreux jeunes prometteurs. Elton Brand a montré par le passé qu’il peut être un ailier solide et s’il avait la bonne idée de redevenir lui-même Philly disposerais d’un effectif très intéressant. Lors du retour de Lou Williams et Mareese Speights, les Sixers auront même un semblant de profondeur. Sur le papier, il ne serait même pas obscène de parler de playoffs. Sur le papier seulement. La réalité du terrain est souvent très différente.

Mais que va il se passer lorsque Lou Williams va revenir ? C’est LA grande question. Il est impossible qu’Allen Iverson rende le job en souriant. Surtout si l’équipe réussit quelques bonnes perfs’ dans l’intervalle. Il faudra alors espérer que son cadet sera plus raisonnable que lui. C’est un peu le monde à l’envers mais le jeune devra être raisonnable pour permettre à l’ancien de rester heureux.

Dans sa tête, Iverson pense toujours être un franchise player. Il vit toujours dans son rêve à lui. C’est donc tout ce qu’il y a de plus logique de le voir revenir à Philadelphie. Là ou il sera plus facile de faire comme si rien ne s’était passé ces trois dernières années et de penser qu’il est toujours un des meilleurs joueurs de la ligue.

Autre problème pour le staff de Philly, c’est que, comme le souligne Adrian Wojnarowski (journaliste pour Yahoo.com), Iverson n’hésitera sûrement pas à s’appuyer sur sa popularité dans la ville s’il doit se clasher avec ses dirigeants ou son coach.

Des clashs il y en aura peut être. Ou pas. Depuis le début de la carrière d’Iverson, rien n’est jamais sûr. Son caractère a toujours fait de lui un explosif très volatile à manier avec la plus grande précaution. Souvent, il n’a d’ailleurs eu besoin de personne pour se faire exploser. Aujourd’hui c’est peut être encore pire. Il faut s’attendre à tout, à n’importe quoi et pourquoi pas au cauchemar.

Si les Sixers font revenir leur ancienne star, ca n’est pas que par nostalgie et parce qu’Eddy Jordan pense qu’il est « une personne charmante. » Il y a bien sûr un intérêt financier. C’est même sûrement la motivation principale des dirigeants. La franchise de Philadelphie connait une désafection massive de la part de son public cette saison. A tel point que le Wachovia center est l’avant dernière salle de la ligue en terme de fréquentation. Aucun doute, le retour de l’enfant prodige devrait permettre d’améliorer sensiblement la situation.

Comme dans un rêve, Iverson revient sur les terres de ses premiers exploits. Mais est il allé trop vite ? Aurait il pu jouer pour un prétendant au titre s’il s’était montré un peu plus patient ? On ne le saura jamais. Selon la plupart des journalistes américains, les franchises intéressées par les talents du petit numéro 3 n’étaient pas légions. Mais dans le cas d’une blessure à Boston ou d’une tentative désespérée des Cavs, l’expérience aurait valu le coup d’oeil.

Le retour d’Allen Iverson sous le maillot des Sixers va aussi valoir le détour. De nombreuses paires d’yeux seront tournées vers la cité de l’amour fraternel lundi lorsque le lutin va faire son retour contre les Nuggets. Il ne s’en rend sûrement pas compte, mais c’est là que va commencer pour lui une nouvelle (et dernière ?) chance de finir sur une bonne note. Une chance de ne pas gâcher le rêve de Sam Dalembert et de ses fans. Une chance de faire oublier les caprices de l’année écoulée et de rappeler qu’il est aussi un beau joueur de basket. Depuis le temps qu’on ne parle plus que de ses exploits en dehors du terrain, on commencerait presque à penser qu’on l’a rêvé.

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Pourquoi Joakim Noah ne doit PAS être élu Most Improved Player

décembre1

Depuis le début de la saison, Joakim Noah a progressé. Beaucoup. Logiquement, il est donc un des premiers noms déjà cités pour le titre de joueur ayant le plus progressé.

Encore une fois, rien de plus normal quand on sait que Jook a définitivement poussé Brad Miller sur le banc et qu’il est un des meilleurs rebondeurs de la ligue.

Mais il y a un hic. Joakim Noah ne doit pas être élu Most Improved Player ! C’est la suite de sa carrière qui en dépend. Même s’il le mérite, le frenchy des Bulls doit prier pour ne pas avoir à tenir ce trophée dans les mains !

Tout tient dans une question simple. Pouvez vous me donner le nom d’un joueur élu MIP qui a remporté un titre NBA ? Non ? C’est normal. Jamais un joueur ayant remporté le titre de Most Improved Player n’a remporté un titre NBA.

Mais la malédiction ne s’arrête pas là. Blessures, bagarres, transferts chez les Knicks… Rien n’a été épargné aux joueurs élus MIP.

Vingt quatre joueurs ont remporté cet award. Vous avez sûrement oublié le nom de la plupart d’entre eux. Voici un rapide coup d’œil ce qui est arrivé aux dix derniers à partir du moment ou ils ont reçu le trophée.

2000 – Jalen Rose : Encore quelques bonnes saisons puis des transferts chez les Bulls, Raptors, Knicks et Suns. Seulement deux apparitions en playoffs.

2001 – Tracy McGrady : Des explosions de scoring puis des blessures, encore des blessures et une équipe qui ne veut même pas le voir revenir en ce moment alors que lui pense être prêt et qu’il est le joueur le mieux payé de la ligue.

2002 – Jermaine O’Neal : Deux bonnes saisons puis des blessures en cascade et le fameux épisode de la bagarre de Detroit.

2003 – Gilbert Arenas : L’Agent Zero est bien devenu une superstar… avant de devoir subir trois opérations du genou.

2004 – Zach Randolph : Knicks, Clippers, Grizzlies. Randolph fait le tour des équipes de bas de tableau depuis son titre de MIP.

2005 – Bobby Simmons : Qui ? Jamais Simmons n’a retrouvé le niveau de son année de 2004 – 2005. Il a même manqué une année complète à cause d’une blessure.

2006 – Boris Diaw : Après avoir bien profité de l’absence de Stoudemire, Boris est resté un bon élément de la rotation des Suns mais il est un peu rentré dans le rang. Aujourd’hui, à Charlotte, difficile de penser au titre.

2007 – Monta Ellis : Après un accident de mobylette qui le prive du début de la saison dernière, cette année Ellis est embarqué dans une galère sans nom à Golden State. Une galère qu’il a contribué à créer.

2008 – Hedo Turkoglu : Lui a réussi sa saison suivante en aidant le Magic à atteindre la finale mais cette année il s’est éloigné du titre à Toronto et ses stats sont en baisse.

2009 – Danny Granger : Pour l’instant tout va bien. Mais il est encore un peu tôt.

Les précédents n’ont pas été plus vernis. Quelques exemples en vrac : Alvin Robertson a fait de la prison, Don MacLean a été controlé positif aux stéroides (une nouvelle que Charles Barkley avait magnifiquement commenté : « J’ai vu Don MacLean nu et il ne prend pas de stéroïdes ») et Kevin Duckworth est mort d’un arrêt cardiaque à 44 ans.

Joakim Noah a donc au moins 24 bonnes raisons de ne pas souhaiter être élu MIP. Et comme on a envie de le voir avec des bagues, on ne lui souhaite pas non plus.

Bien sûr, ce ne sont peut être que des coïncidences. Et toutes les (mauvaises) séries sont faîtes pour se terminer. Mais on est jamais trop prudent.

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