Basket Blog

L'actu NBA vue autrement

Free Agency : Les vainqueurs et les autres

juillet15

La période de transferts la plus attendue de toute l’histoire a livré son verdict. Les stars se sont réunies, des gros contrats ont été signés et beaucoup d’encre a coulé. Après deux semaines de folie, on y voit un peu plus clair. Il est donc temps de tirer un premier bilan de la Free Agency 2010.

Les vainqueurs
Joe Johnson
: 119 millions sur 6 ans ? Pour Joe Johnson ? Pour un joueur qui a tourné à 12,8 points et 29,8% d’adresse lors de la série de playoffs ou son équipe a été éliminée ? Pour un joueur hué par ses fans et qui a ensuite déclaré « On s’en fout de ce que fait le public » ? Joe Johnson a réussi la plus grande arnaque de l’année. Peut-être même de la décennie. Si les GM de la ligue avaient vraiment toute leur tête, le seul espoir pour Johnson de décrocher 119 millions serait de jouer au loto. Et dire qu’il a même hésité pendant quelques jours avant de signer… Le grand vainqueur de cet été sans aucun doute.

Kevin Durant : Pendant que LeBron se mettait à dos les trois-quart des fans de basket en mettant en scène sa décision jusqu’à l’absurde, Durant est apparu comme l’antithèse totale du King. Après avoir signé une prolongation avec le Thunder, il s’est contenté d’un message sur Twitter pour annoncer la nouvelle. Ensuite ? Circulez y’a rien à voir et place au basket. Une attitude qui fait du bien.

Les Lakers : Les favoris, ce sont toujours eux. Le gros de l’effectif était déjà verrouillé, Jackson et Fisher ont rempilé, c’est du tout bon. Mieux, les Lakers se renforcent. Steve Blake est une amélioration par rapport à Jordan Farmar et les Angelinos semblent avoir eu le nez creux avec les deux rookies choisis au second tour puisque Ebanks et Caracter impressionnent ces derniers jours lors des summer league. Cerise sur le gateau, les autres équipes de la conférence Ouest semblent s’être affaiblies plus que renforcées.

Le Heat et ses stars : Il y a une semaine, le Heat n’avait que deux joueurs sous contrat. Aujourd’hui, trois des meilleurs joueurs de la ligue sont à South Beach. L’effectif commence à prendre forme avec les arrivées d’Ilgauskas, Miller et le retour d’Haslem. Ca ne sera pas parfait mais il y aura de quoi se battre pour la suprématie à l’Est. LeBron James a peut-être détruit son image de marque et l’impact potentiel de sa légende mais, au moins, il jouera le titre.

Anthony Morrow : Quand vous quittez les Warriors, vous êtes quasiment toujours un des grands vainqueurs de l’été.

Ils ne s’en sortent pas mal


Les Bulls
: Pas de gros poisson pour Chicago mais un effectif tout de même très bien renforcé. L’équipe de la Windy city a comblé ses besoins en faisant venir Boozer et Korver. J.J Redick pourrait être un bonus très intéressant si Orlando ne s’aligne pas sur l’offre. L’arrivée sur le banc de Tom Thibodeau donne aussi de nouvelles perspectives. Les Bulls seront une équipe complète et intéressante à suivre la saison prochaine. Ils ont de quoi jouer les premiers rôles dans leur conférence.

Les Knicks : Amar’e n’est pas LeBron. Mais c’est déjà un (petit) nouveau départ. Stoudemire va apporter de la vie à cette équipe et avec un peu de chance relancer la dynamique avant un été 2011 qui sera aussi intéressant pour la franchise New-Yorkaise. Dommage que la défense ne soit toujours pas à l’ordre du jour. Les playoffs seront peut-être un objectif atteignable. Quoi qu’il arrive, ca devrait déjà être un peu mieux que la bérésina des saisons précédentes. A moins que les dirigeants Knicks ne prennent l’impensable et stupide décision de rappeler Isiah Thomas. S’ils se montrent assez fous pour faire ca, les Knicks peuvent tout de suite être rétrogradés parmi les grands perdants de cette offseason.

Les Celtics : Il y avait énormément d’inconnues autour des finalistes malheureux. Finalement, personne ne bouge, ou presque. Rivers revient, Pierce et Allen aussi. Nate Robinson ne serait pas loin de faire de même. Rasheed Wallace et Tony Allen seraient finalement les deux seuls à ne pas porter le maillot vert l’an prochain. Cette équipe l’a montré le mois dernier, tout est possible quand on joue ensembles. L’an prochain, elle aura sûrement à coeur de fermer le clapet des stars de Miami.

Les perdants


Les Cavaliers
: Cleveland est évidemment ravagé par le départ de LeBron James. Même si Dan Gilbert annonce que son équipe gagnera un titre avant LeBron, la réalité est plus cruelle. Sans son Roi, l’équipe s’apprête à vivre une saison très difficile et les playoffs ne sont plus au programme. Un nouveau gros coup pour le sport dans cette ville.

Les Raptors : Chris Bosh et Hedo Turkoglu étaient les deux stars de cette équipe. Ils ne sont plus là. Ça ressemble à une équipe en reconstruction.

David Lee : Il y a des décisions qui n’ont pas de sens. Comment, quand on a passé plusieurs années dans l’enfer des Knicks, accepter un sign and trade qui vous envoie dans un autre enfer, celui des Warriors ?

La conférence Ouest : Alors que les Lakers sont sereins, les Suns n’ont plus Stoudemire, les Mavs ne se sont pas vraiment renforcés et les Nuggets non plus. San Antonio se renforce avec l’arrivée de Tiago Splitter mais est ce que cela sera suffisant ? Pas sûr. A Utah on a échangé un Carlos Boozer contre un Al Jefferson. Sur le papier, il y a plus de potentiel. Sur le papier en tout cas. Mais Jefferson manque d’expérience dans les grands rendez vous. Les vrais adversaires des Lakers pour la saison à venir semblent être le Thunder et les Blazers. Les premiers auront ajouté de l’expérience et quelques intérieurs à leur immense talent. Les seconds espèreront se faufiler entre les blessures pour prendre leur place parmi les meilleures équipes de la conférence.

Luke Ridnour : Quand on est un meneur de jeu et qu’on choisit de son plein gré d’aller jouer à Minnesota, on est forcément un des grands perdants de l’été.

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La NBA doit-elle quitter Toronto ?

juillet13

Les fans sont là. La salle est très souvent remplie à raz-bord. Pourtant, les stars ne restent pas à Toronto. D’un point de vue sportif, y-t-il encore un intérêt pour la NBA de garder une équipe au Canada ?

Damon Stoudamire ? Parti après avoir forcé un trade. Vince Carter ? Envoyé voir ailleurs après avoir boudé et fait semblant d’être blessé. Chris Bosh ? Envolé pour le soleil de Miami sans même envisager de rester. Toronto n’a jamais gardé ses meilleurs joueurs.

Souvent, ces joueurs sont parti pour des mauvaises raisons. Pour certains, les Raptors ont deux problèmes : ils sont au Canada et ils n’ont pas une grosse histoire. Ça ne leur donne pas envie de venir. Ou de rester. Gagner un titre sur le sol U.S aurait visiblement plus d’attrait. Après son arrivée à Miami, Bosh expliquait que sa grand-mère était contente car elle pourrait enfin le voir à la télé. Sur Twitter, les fans canadiens lui ont répondu qu’il n’avait qu’à lui payer un League Pass. Non, pour certains américains, Toronto, c’est vraiment un autre monde. Celui qui se trouve au-delà de la frontière.

Dommage parce que les Raptors sont loin d’être une franchise mal gérée. Des joueurs comme David Lee choisissent de signer dans des équipes cent fois plus mal dirigées telles que les Warriors. En plus, les Raptors ont toute une ville derrière eux. Les fans sont présents dans les tribunes du Air Canada Center qui présente la 14e meilleure fréquentation de la ligue. Pour ne rien gâcher, Toronto est une ville agréable tout en étant très grande. Plus grande que Houston, Phoenix ou Dallas.  Toronto serait la 4e ville des Etats-Unis en terme de population. Mais rien ne semble y faire. L’Ontario n’attire pas. Personne ne semble vouloir aider cette équipe à devenir une place qui compte sur la carte de la NBA.

Retour aux Etats-Unis ?
A partir de ce constat, quel intérêt pour la ligue de garder une équipe dans un endroit ou les chances de voir débarquer (ou rester) les meilleurs sont beaucoup plus minces ? L’équilibre est faussé et les Raptors semblent condamnés à la médiocrité. Personne ne veut venir. Si quelqu’un veut venir, il aura peur que personne ne le rejoigne. Si un bon joueur déjà drafté est là, tout le monde hésite à venir l’aider par peur qu’il s’enfuie à la première occasion. C’est un cercle vicieux dont les Raptors ne semblent malheureusement pas pouvoir se sortir.

La solution cruelle pour les fans serait de délocaliser la franchise vers une ville américaine. C’est ce qui est arrivé aux Grizzlies, l’autre franchise canadienne, déménagée de Vancouver à Memphis. Ça n’a pas rendu les Ours meilleurs mais, la, c’est surtout la direction qui est en cause. Rapatrier les Raptors aux Etats-Unis permettrait peut-être de relancer sportivement la franchise mais sonnerait comme un constat d’échec retentissant pour l’expérience canadienne de la NBA. Une des solution les moins douloureuses serait d’aller à Seattle. Au moins cela permettrait de rendre une équipe à une ville qui en a été injustement privée.

La NBA ne songera pas à faire bouger les Raptors tant qu’il y aura de l’argent à se faire sur place. Toronto reste aussi la caution internationale de David Stern. Tant pis pour le principe d’égalité entre les équipes sur lequel est censé fonctionner la ligue. Tant mieux pour les fans. Les milliers de fidèles qui poussent les Raptors malgré tout ne méritent pas de perdre leur équipe. Aucun fan ne mérite de perdre son équipe. Demandez à ceux de Seattle.

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Free Agency : Alors ? On se décide ?!

juillet6

Tout ca pour ca ? Depuis des mois (des années !) on nous rabat les oreilles avec la Free Agency 2010. On en parlais même parfois plus que des matchs. Maintenant, au moins, on en est sûr, le plus intéressant ce passe sur le terrain. Quand on voit ce qu’on vit ces derniers jours, on regrette bien les semaines de juin et les matchs somptueux des Finals. Car a quoi a-t-on eu le droit depuis le 1er juillet, date à laquelle le monde du basket était censé être secoué comme jamais ? Des contrats ridicules (cf Johnson, Joe), des négociations, d’autres contrats ridicules (cf Gay, Rudy) et de l’attente. Beaucoup d’attente. Surtout, LeBron James semble bien parti pour ne pas bouger. En tout cas, il n’a vraiment pas l’air d’avoir envie. Du coup, cet été que tout le monde attendait menace d’accoucher d’une souris. De faire pschitt.

Depuis le 1er juillet, les intrigues sont multiples mais la grande question reste de savoir ce que va faire le trio James / Wade / Bosh. Tant qu’aucun de ces trois là ne bouge, tout semble bloqué. Alors on attend. Et comme eux aussi attendent de voir ce que font les deux autres, ca n’en finit pas. Le Heat n’a toujours que deux joueurs sous contrat. Ils sont à peine plus du coté de New-York. Mais on attend les stars. On attend en lisant les rumeurs et les démentis qui se suivent parfois dans l’heure.On est noyé d’informations, on brasse du vent, mais il ne se passe pas grand chose.

Au petit jeu de celui qui clignera de l’œil le premier, il faut féliciter Amar’e Stoudemire qui a justement été le premier à avoir le courage de s’engager quelque part. Espérons qu’il donne des idées à ses camarades.

Argent ou titre ?
Bien-sûr, la décision qu’ils ont à prendre est importante. Elle est presque capitale pour leur carrière. Forcément, il faut la murir correctement. Mais n’ont ils vraiment commencé à murir leur réflexion qu’à partir du 1er juillet ? N’avaient ils pas eu le temps d’y penser depuis leur élimination en playoffs ? Une élimination qui devrait peut-être leur faire remarquer qu’opter pour le statu quo n’est peut-être pas la meilleure des solutions. Et franchement, si la décision n’était que sportive, les choses ne seraient-elles pas plus simples ?

Car il y a la question des dollars. La loyauté est récompensée par 30 millions supplémentaires garantis dès cette signature. Ça aide. Et pour certains, comme Chris Bosh, cela semble essentiel. Pour un non-millionnaire comme vous et moi, ca parait un peu abstrait : franchement, qu’est ce qu’on peut faire avec 120 millions qu’on ne peut pas faire avec 98 millions ? Et là, on se demande pourquoi ils réfléchissent autant et ne se dirigent pas vers le choix le plus logique d’un point de vue sportif. Que vous ayez 120 ou 98 millions en poche, vous avez de quoi faire vivre votre famille sur plusieurs générations, alors autant aller gagner des titres en plus. Il n’y a pas vraiment de mauvais choix entre 120 et 98 millions de dollars. Si certains doivent faire le choix de l’égo ou du titre comme j’en avais parlé il y a quelques jours, d’autres doivent choisir entre l’argent et le titre. Joe Johnson a choisit l’argent. Les autres hésitent encore.

Et on attend. La pression monte. LeBron en profite pour lancer son nouveau site Internet et son compte Twitter. C’est bon pour les visites. La planète NBA est son otage. Lui qui n’a jamais été courtisé par les universités à cause de son passage direct de High School à la NBA savoure enfin d’être désiré. Ça peut se comprendre. Peut-être aussi qu’il a vraiment du mal à choisir. Ça n’est probablement pas facile de prendre une telle décision, c’est évident. Mais LeBron, Wade et les autres seront sûrement soulagés une fois qu’il l’auront prise. Alors ? On se décide ?!

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Les grandes questions de la Free Agency

juin30

Encore quelques heures et le feuilleton tant attendu de la Free Agency 2010 sera lancé. Qui va ou ? Comme expliqué hier, pour le moment, on ne sait rien. Alors que va-t-il falloir surveiller ? Voici quelques clés.

Chris Bosh le facteur X
Difficile de savoir ce que veut Chris Bosh. La seule chose qui est sûre, c’est qu’il est peut-être dans la meilleure situation de tous les agents libres. Il peut choisir de rejoindre Wade à Miami, James à Chicago ou tenter sa chance tout seul à New York. A chaque fois, il peut toucher le maximum. Même s’il ne veut pas être considéré comme un lieutenant, Bosh pourrait être celui qui, s’il décide de venir compléter une équipe déjà solide et de suivre une des deux superstar, ajoutera la touche finale à la construction d’un prétendant au titre. Si LeBron sera le premier domino de cette Free Agency, la décision de Bosh aura aussi beaucoup d’influence puisqu’il est considéré comme le premier choix en terme d’intérieur et que l’équipe qu’il choisira sera une destination potentielle de moins pour Stoudemire, Boozer ou Nowitzki.

A quoi joue Paul Pierce ?
21 513 521 dollars. C’est la somme sur laquelle a fait une croix Paul Pierce et refusant l’option sur sa dernière année de contrat avec les Celtics. A bientôt 33 ans, personne ne lui redonnera autant d’argent. Deux explications possibles : soit Pierce veut re-signer à Boston pour moins d’argent et permettre à son équipe de faire venir de meilleurs joueurs de complément, soit il sent le vent tourner et veut ouvrir ses options à un éventuel départ vers un autre prétendant. Ça serait vraiment triste pour les Celtics qu’il s’agisse de la deuxième option.

Et Nowitzki ?
Tout le monde semble persuadé que le retour du MVP 2004 à Dallas n’est qu’une formalité. C’est peut-être vrai. Mais si Nowitzki a choisit de tester le marché, c’est qu’il y a quand même une petite chance de le voir quitter le Texas. Et si on parle beaucoup de Bosh, Stoudemire, Johnson et Boozer, c’est pourtant l’ailier Allemand qui pourrait être le meilleur second pour James ou Wade. Surtout si Dirk et LeBron choisissaient de prendre le chemin de Chicago pour joindre leurs forces à celles de Rose et Noah. Une perspective que le journaliste d’ESPN Bill Simmons appelle « son scénario de rêve. » L’attaque de Nowitzki alliée à la défense de Noah, c’est une sacrée raquette. Avec Rose et James en créateurs/finisseurs ? En effet, il y a de quoi rêver.

Contrat maximum ou pas ?

Amar’e Stoudemire, Joe Johnson et peut-être même Carlos Boozer sont annoncés comme des « max players » depuis plusieurs semaines. Méritent-ils vraiment de faire sauter la banque ? Non. Pas une seconde. Stoud ne défend pas et ses genoux sont déjà passés deux fois sur la table d’opération. Boozer ne défend pas beaucoup plus et Joe Johnson a montré à Atlanta qu’il n’est pas le joueur qui mène une équipe à la victoire. Car dans un monde parfait, un joueur qui décroche un contrat maximum c’est justement un joueur qui peut être le leader d’un prétendant au titre. Mais la bonne nouvelle pour Stoudemire, Johnson et Boozer c’est que depuis que Rashard Lewis a touché le pactole il y a 3 ans, tout le monde semble pouvoir décrocher le max. Surtout, leur autre grande chance, c’est qu’énormément d’équipes ont énormément d’argent à dépenser et il n’y a qu’un seul LeBron. Ils n’auront plus qu’a se baisser pour ramasser le cash des déçus.

Les bonnes affaires
Certaines signatures vont passer plus inaperçue mais elles n’en seront pas moins importantes. Voici quelques joueurs qui pourraient bien apporter beaucoup pour un contrat raisonnable :
- Anthony Morrow : Super shooteur de seulement 24 ans. Il est agent libre restreint donc les Warriors peuvent s’aligner sur toutes les offres. Espérons pour lui qu’ils ne le feront pas.
- Ian Mahinmi : S’il dispose d’un temps de jeu correct, l’intérieur Français peut devenir un très bon joueur en NBA. Il l’a montré les rares fois ou on l’a laissé jouer.
- Nate Robinson : En acceptant de devenir un 6e homme comme il l’a fait à Boston, Robinson pourrait apporter beaucoup d’énergie à l’équipe qui le débauchera.
- Luis Scola : Il sera probablement un peu plus cher que les trois joueurs précédant mais Luis Scola est un excellent apport à l’intérieur. Depuis deux ans, il n’est jamais blessé et toujours régulier. Le genre de travailleur de l’ombre qui aide une équipe à gagner des titres. Les Rockets vont sûrement devoir laisser beaucoup d’argent sur la table pour le retenir.
- JJ Redick : En difficulté depuis son arrivée dans la ligue, l’ancien de Duke a finalement trouvé son rythme l’an dernier. Les équipes à la recherche d’un shooteur peuvent se tourner vers lui en espérant une bonne surprise.

Les pronostics
Qui va ou ? On joue…
LeBron James – Chicago
Dwyane Wade – Miami
Chris Bosh – Miami
Amar’e Stoudemire – New York Knicks
Joe Johnson – New York Knicks
Dirk Nowitzki – Dallas
Carlos Boozer – Chicago
Paul Pierce – Boston
Rudy Gay – Memphis
David Lee – New Jersey

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Humeur : Ego ou titre ?

juin25

Dans les articles, dans les commentaires, sur les forum… A l’approche de la free agency, on lit beaucoup que LeBron James ne pourrait pas aller dans la même équipe que Dwyane Wade ou une autre superstar parce qu’il n’est pas question de partager le ballon, la gloire et les titres avec un autre baller au talent exceptionnel. Même Chris Bosh voudrait signer avec une équipe dont il est assuré d’être le leader incontesté.

Si c’est vraiment ce que pensent ces joueurs, c’est stupide. Pourquoi ne pas vouloir comprendre ? Ils ne peuvent pas gagner un titre tout seul. Ils ne sont pas tous Michael Jordan. Même Jordan avait Pippen et d’autres joueurs de gros calibre autour de lui.

S’ils veulent vraiment gagner beaucoup de titres, James et les autres ne doivent pas avoir peur d’unir leurs forces. C’est comme ca qu’on construit une dynastie ! Les Lakers des années 80 avaient Magic Johnson mais aussi James Worthy et Kareem Abdul-Jabbar. Les grands Celtics avaient Larry Bird. Mais ils avaient aussi Robert Parish, Kevin McHale et Danny Ainge. Même Bill Walton est passé par Boston. Les dynasties, c’est avec des Hall of Famers que ca se construit.

C’est une question de simple logique. Retour au collège, en cours d’EPS. Le prof vous choisit, vous et un autre, pour composer les équipes. En général, si vous voulez gagner, vous allez choisir vos camarades les plus forts d’abord non ? Vous vous imaginez choisir les plus mauvais délibérément, juste pour le plaisir d’essayer de gagner tout seul ? Illogique.

Alors pourquoi cette peur de jouer avec d’autres grands joueurs quand on est une star NBA en 2010 ? Est ce que l’empreinte de Magic ou Kareem dans l’histoire du basket est diminuée par le fait qu’ils jouaient ensemble ? Plus proche de nous, est ce que Shaq est considéré comme moins dominateur dans sa carrière parce qu’il avait Kobe ou Wade avec lui lorsqu’il a soulevé le trophée ? Bien-sûr que non. De la même manière, James serait-il considéré comme un moins bon joueur s’il gagnait un titre avec Wade à ses cotés ? Encore non.

La seule chose que risquent James, Wade et les autres en s’alliant, c’est de gagner beaucoup (beaucoup) de matchs. S’ils veulent autant qu’ils le disent laisser leur marque sur la NBA, c’est un risque à prendre. Car c’est en gagnant des titres qu’on entre dans la légende, LeBron le premier l’a encore appris cette année. Maintenant, à lui et aux autres stars de se débrouiller avec leur égo et de choisir : l’espoir d’un titre tout seul ou six entouré des meilleurs ?

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NBA Finals – Game 7 : Légendaires Lakers !

juin18

Quelle bataille ! Le match 7 a tenu toutes ses promesses et ce sont les Lakers qui sortent finalement vainqueurs d’un duel d’une intensité exceptionnelle. Une rencontre qui met un magistral point (d’exclamation) final à la saison.

Énorme, fabuleux, incroyable, légendaire… Les superlatifs ne manquent pas pour qualifier la rencontre qui a offert aux Lakers le titre de champions NBA 2010. Un combat de 48 minutes ou aucune des deux équipes n’a jamais rien lâché.

« Ça n’était pas le plus joli des matchs. (…) mais on s’est battu, » résume parfaitement Pau Gasol. « Volonté » et « détermination » sont aussi des mots qui reviennent dans le discours d’après match de l’intérieur Espagnol.

Non, ca n’était pas toujours très joli. Surtout en attaque. 32,5% d’adresse pour Los Angeles, 37,5% coté Boston. Mais cette maladresse a été compensée par un engagement de tous les instants de la part de tous les acteurs de ce match. La différence s’est faite au rebond et dans la conservation du ballon. C’est leur domination dans ces secteurs du jeu (53 rbds à 40 et 11 pertes de balle à 14) qui a permis aux Lakers de rester dans le match puis de l’emporter.

Cette bataille ne pouvait se finir que de manière grandiose. Menés de 13 points au cours du troisième quart, les Lakers refont leur retard petit à petit. A 6mn12 de la fin, Derek Fisher (10 pts à 4/6) rentre un tir primé énorme qui offre l’égalisation à son équipe. « L’action qui change le match » selon Phil Jackson. A partir de ce moment la, on sait que quel que soit le vainqueur, cette rencontre rentrera dans l’histoire. La suite, c’est un money time à haute tension. Des rebonds arrachés, des points gagnés sur la ligne de lancer, un trois points de Rasheed Wallace (11 pts à 5/11, 8 rbds) qui ramène les C’s à 3 longueurs à 1’23 de la fin puis la réponse de Ron Artest, toujours de loin, et Ray Allen qui dégaine à son tour, encore une fois derrière la ligne. Rondo, toujours à 3 points, ramène même les verts à 2 points à seulement 16 secondes du buzzer. Finalement, c’est Sasha Vujacic qui rentre les deux lancers de la gagne avant un ultime échec de Rondo. Buzzer, accolades, sauts, confettis… C’est la fête à Los Angeles.

« Ron Artest a été le meilleur joueur du match« 
Kobe Bryant est le MVP de ces Finals. Mais dans le match 7, il a beaucoup forcé, il a beaucoup manqué et il a eu bien besoin de ses coéquipiers. Ron Artest (20 pts à 7/18, 5 rbds, 5 int) a répondu présent. En attaque autant qu’en défense, Ron-Ron a signé un match superbe. « Ron Artest a été le meilleur joueur du match, » explique Phil Jackson en conférence de presse. Lui, le Lakers qui n’avait jamais joué de Finals. Lui, que certains craignent toujours de voir exploser en vol. C’est grâce à lui que les Lakers sont restés dans le match dans le deuxième et le troisième quart-temps. Au coup de sifflet final, le joueur le plus attachant de cette saison aura en plus offert une interview mémorable aux téléspectateurs. A la question de la journaliste il répond en remerciant ses amis, sa femme… sans oublier sa psy ! Il trouve même le temps de faire la promo de son single qui sera bientôt dans les bacs. L’interview se termine avec un Artest qui prend son interlocutrice dans les bras avant de retourner fêter le titre avec ses coéquipiers. Une interview qui devrait devenir un classique.

La victoire des Lakers est bien collective. Pau Gasol (19 pts à 6/16, 18 rbds), malgré une soirée difficile en attaque, a encore une fois sorti de très grosses actions, notamment en fin de match. Déterminé, il est aller chercher ce second titre et faisait même office de candidat valable au titre de MVP des Finals. Derek Fisher a donc rentré un nouveau shoot décisif et Lamar Odom (7 pts à 3/8, 8 rbds) a été très bon en sortie de banc.

Orphelins de Kendrick Perkins, les Celtics s’inclinent en ayant livré une résistance héroïque. A la fin, il manquait un petit quelque chose mais cette équipe a une nouvelle fois fait montre de qualités collectives hors normes.

L’émotion au moment du buzzer final a été à la hauteur de la tension de la rencontre. C’est souvent les larmes aux yeux, comme Gasol et Fisher, que les Lakers sont tombés dans les bras les uns des autres. L’intensité retombe. Un peu de soulagement aussi. Les joueurs de Los Angeles viennent de remporter une victoire incroyable qui rentrera dans la riche légende de leur équipe. Un grand moment pour eux mais aussi pour les fans. Le genre de souvenir qui restera gravé dans les mémoires.

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Humeur : Game 7 ! Game 7 !! Game 7 !!!

juin17

Combien d’heures encore ? Combien de minutes ? Vite ! Vite ! Amenez nous le match 7 ! Ce soir, c’est la fête pour tous les fans de Basket. Plus de six mois de compétitions pour en arriver là : le titre va se jouer sur un seul match. 48 minutes pour faire la différence. Impossible de faire mieux en terme d’excitation.

Depuis le début des playoffs, on avait parfois l’impression que ca trainait. Beaucoup de sweeps, pas assez de matchs au couteau et, au total, pas énormément de suspense, même dans les séries au résultat surprise. Mais tout ca est oublié, parce que le Final va être sensationnel. Il va y avoir des émotions. Il va y avoir de la tension. C’est pour ca que les américains aiment tant le Final Four et le Superbowl : win or go home ! Il n’y a plus de seconde chance. Et c’est pour ca qu’il faut être si impatient d’être devant le match de ce soir. Un match 7 des finales NBA, on ne fait rien de meilleur pour un fan de la balle orange.

Il y a des rencontres qui rentrent dans l’histoire de la NBA. Celle de ce soir pourrait en faire parti. Kobe pourrait signer un gros match et décrocher une cinquième bague. Les Celtics pourraient donner une leçon de collectif et de courage à leurs adversaires. Rien de tout ça ne pourrait arriver avec une victoire à sens unique dans un sens ou dans l’autre. L’important, c’est qu’on ne sait pas ce qui va arriver et qu’on a forcément envie de regarder pour le savoir.

L’affiche est superbe. D’un coté, les Lakers : talent, paillettes, une facilité parfois coupable et un des meilleurs joueurs de l’histoire qui suscite autant de haine de que d’adoration. De l’autre, les Celtics : unité, collectif, agressivité parfois outrancière et des stars qui ont passé le pic de leur carrière mais qui ont su s’unir pour atteindre les sommets.

Les Celtics sont privés de Kendrick Perkins. C’est dommage pour la défense verte mais ca n’est pas forcément une catastrophe pour le spectacle. Son absence va créer de potentielles belles histoires. Glen Davis qui sort du banc et retrouve sa cape de héros ? Rasheed Wallace qui sort une performance vintage et retrouve le titre 6 ans après celui décroché avec les Pistons face… aux Lakers ? Et pourquoi pas Brian Scalabrine qui arrive de nul part pour planter quelques shoots longue distance assassins ?

Il y a eu beaucoup de choses dans cette série. Des Lakers qui défendent bien, des Lakers qui défendent mal, des Celtics qui défendent à la perfection, des Celtics fatigués. Un Kobe qui force, un Kobe qui joue juste et des membres du Big Four branchés sur courant alternatif.

Que va-t-il se passer ?! Tous les ingrédients sont réunis pour une grande soirée. Celui qu’il faudra obligatoirement incorporer à sa recette pour gagner, ca sera encore une fois l’intensité et le rebond. Qui en voudra le plus ? Qui saura le mieux gérer la pression ? Qui rentrera les shoots décisifs ? Qui rentrera dans l’histoire ? Beaucoup de questions qui trouveront leurs réponses lors de ce match 7. Vivement ce soir !

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Finals – Game 6 : Perkins tombe, LA égalise

juin16

Los Angeles Lakers – Boston Celtics : 89 – 67

Défense, rebond, agressivité, jeu du banc. Les clés de la victoire sont toujours les mêmes. Seule l’équipe qui triomphe change. Dominateurs dans tous les compartiments essentiels du jeu, les Lakers remportent le Game 6 sans trembler et emmènent ces Finals jusqu’à l’ultime match.

Kobe Bryant voulait de l’aide. Il l’avait crié dans les vestiaires après le match 5. Le boss des Lakers a été écouté par ses coéquipiers. Artest, Odom, Farmar, Vujacic et même Pau Gasol ont brillé pendant que le numéro 24 a livré son show habituel (26 pts à 9/19, 11 rbds, 3 pd, 4 int).

Si les Lakers sont entrés tambour battant dans le match, ils ont aussi reçu un petit coup de pouce du destin. Après 6mn30 de jeu, Kendrick Perkins s’est blessé au genou et n’est jamais revenu en jeu. Sa participation au Game 7 semble déjà très incertaine. En son absence, la raquette se dégage pour les Lakers. Gasol prend moins de coups et tout devient plus simple.

Déjà menés 18-12 au moment de la sortie de Perkins, et probablement touchés moralement par cet évènement, les C’s n’ont plus jamais revu le jour. A la fin du premier quart, l’écart est de 10 points. Il grimpe jusqu’à 20 longueurs à la mi-temps. La deuxième période est presque anecdotique, LA gérant très bien une avance qui monte jusqu’à 27 points pour finalement s’élever à 22 unités. Pour arriver à un tel résultat, les Lakers ont joué un match quasiment parfait.

Une défense retrouvée
Catastrophiques lorsqu’il s’agissait de défendre dans le match 5, les Angelinos ont resserré les boulons et n’ont absolument rien lâché, notamment dans la raquette. Rien n’a été simple pour Boston. Ray Allen (19 pts à 7/14) est le seul Celtic a avoir réussi à trouver son rythme d’entré de match. Pour les autres, la nuit a été longue. Rondo remporte la palme du plus mauvais match chez les titulaires à 5/15 au shoot pour 10 points. Cette nuit, en attaque, les Celtics ressemblaient aux Lakers des deux matchs précédant. Perdus.

Les Lakers rebondissent et retrouvent de l’intensité
51 à 36. La domination des jaunes au rebond a été outrageuse. La bataille dans ce secteur du jeu montre souvent quelle équipe en voulait le plus. C’était encore le cas cette nuit. Les jaunes étaient partout alors que leurs adversaires semblaient privés de cette hargne qui a fait leur succès.

Un banc qui apporte enfin
25 à 13. Souvent critiqué, le banc des Lakers a cette fois bien répondu présent. Sa domination est même encore plus forte que ce que laissent voir les chiffres puisque les points des backups verts ont tous été marqués lorsque le match était déjà plié. Rasheed Wallace (0 pts à 0/7 dont 0/6 à 3 pts en 17 mn) est la grande déception de cette rencontre. En face, Jordan Farmar (4 pts, 3 int), a été le symbole d’un groupe qui a tout donné, notamment lorsqu’il s’est jeté pour récupérer une balle au sol face à Rajon Rondo. Bynum (2 pts, 4 rbds en 15 mn) toujours limité par sa blessure et Fisher (4 pts en 15 mn) handicapé par les fautes, Odom (8 pts, 10 rbds), Brown (4 pts, beaucoup de spectacle) et Vujacic (9 pts à 3/6 au shoot dont 2/4 à 3 pts) ont aussi bien pris le relai.

Kobe n’est plus seul
Même si l’absence de Perkins l’a sûrement bien aidé, Pau Gasol (17 pts, 13 rbds, 9 pd) a bien répondu à l’appel de son capitaine. Mais il n’a pas été le seul. Ron Artest (15 pts à 6/11 dont 3/6 à 3 pts, 6 rbds) a joué juste et surtout il a rentré ses shoots. Le banc, on l’a vu, n’a pas non plus manqué le rendez-vous.

La saison se joue sur un match !
Les deux équipes abordent le match 7 sur une égalité parfaite. Trois matchs et un pivot diminué partout. Les Lakers semblent avoir repris l’avantage du point de vue de la dynamique et ils ont montré que, s’ils jouent juste et déterminés, ils sont quasiment imbattables. Les Celtics, eux, ont un cœur gros comme ça et il ne faut jamais les enterrer. Ils ne manquent pas non plus de talent. Le match 7 s’annonce indécis. Tout est possible ! Peut-être un final exceptionnel à venir pour cette saison. On pouvait difficilement rêver mieux.

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Finals – Game 5 : Boston éteint encore les Lakers et fait un pas vers le titre

juin14

Rien n’est jamais terminé mais avec leur victoire dans le match 5, les Celtics ont probablement fait un pas décisif vers le titre. Encore une fois, c’est à l’envie que la victoire s’est jouée.

Rajon Rondo est le spécialiste des actions symboliques. En finale de conférence, il était aller chercher une balle perdue entre les jambes de Jason Williams. Cette fois, c’est dans les airs que le meneur des Celtics a fait étalage de toute sa vista lorsqu’à un peu moins de 4 minutes de la fin il est aller réussir une claquette entre deux Lakers sur un tir manqué de Paul Pierce (27 pts à 12/21) pour donner 12 points d’avance à son équipe.

Los Angeles a encore une fois manqué d’agressivité, de détermination, de sang-froid et même de chance. Alors que les Californiens sont revenus à 5 points à une minute de la fin, les C’s dépassent les 24 secondes. Mais les arbitres estiment que le shoot de Ray Allen (12 pts à 5/10) a touché le cercle. La ralenti semble donner tort aux refs. Peu importe, balle aux blancs. Un tournant ? Pas vraiment. Les Lakers ont une chance de se refaire mais laissent échapper le rebond sur le shoot manqué qui suit et Boston obtient un entre-deux. Fisher réussit a battre Garnett sur le saut mais Artest, victime d’une faute sur le fastbreak, manque ses deux lancers. Les Celtics, eux, font le job. Ils réussissent une action exceptionnelle pour remonter le terrain en quelques passes et enfoncer le clou. Même pour faire faute, les Lakers mettent trop de temps. Les nerfs étaient bien plus solides du coté de Boston.

« Encore une fois ce soir ils ont eu tous les points accrochés, » ne pouvait que constater de nouveau Kobe Bryant après le match. « Ils ont joué avec plus de ténacité que nous. »

Kobe seul contre tous
L’histoire se répète. D’un coté, des Celtics unis et collectifs. De l’autre, Kobe Bryant (38 pts à 13/27). Cette fois, le Mamba était en jambe avec un début de troisième quart temps hallucinant ou il a marqué les 19 premiers points de son équipe. C’est fort. Mais si personne d’autre ne marque, ca ne sert pas à grand chose. Ça n’a pas échappé à Doc Rivers :

« J’ai juste essayé de dire aux joueurs que ça n’est que deux points à chaque fois qu’il marque, pas dix. C’est comme si quelqu’un d’autre marquait. Du moment qu’on continue à scorer comme on le fait tout va bien. »

Au talent individuel de Kobe, les C’s ont encore une fois répondu par le collectif, la défense et l’altruisme. Des fondamentaux qui leur ont permis de dominer de bout en bout. A la mi-temps, seuls les pertes de balles et quelques rebonds laissés à l’adversaire avaient empêché des Celtics beaucoup plus adroits (66% contre 33%) de prendre le large, la défense calamiteuse des Lakers laissant aux blancs tir facile après shoot ouvert.

Gasol porté disparu

Les stars des Celtics étaient au rendez-vous. Paul Pierce et Kevin Garnett (18 pts, 10 rbds) en tête. Pas celles des Lakers en dehors de Kobe. Pau Gasol (12 pts à 5/12 et 12 rds) a joué un nouvel acte de la menace fantôme. Limité par un KG aux genoux fragiles, il a même semblé moins bon que Bynum (6 pts, 1 rbd), pourtant, lui, sur un seul genou. Encore une fois, l’Espagnol a disparu dans un match capital.

Odom (8 pts, 8 rbds), Artest (7 pts à 2/9) et Fisher (9 pts à 2/9) n’ont été que moyens au mieux et le banc n’a encore une fois pas été à la hauteur à l’exception de Jordan Farmar qui mériterait peut-être plus de temps de jeu.

Les Lakers sont dos au mur. Pour la première fois de ces playoffs, ils sont menés dans une série. Le Staples Center est loin d’être la salle la plus chaude de la ligue et Boston a les moyens de venir y gagner. Les Celtics ont d’ailleurs peut-être réussit le plus dur dans cette série : gagner deux matchs de suite. C’est ce que les Lakers devront faire s’ils veulent garder leur couronne. Est ce que Kobe  y croit ? Lorsqu’on lui pose la question, il choisit l’ironie :

« Non, je ne suis pas très confiant du tout, » explique-t-il avec un grand sourire.

Confiance ou pas, Kobe et ses coéquipiers devront être plus déterminés que lors des deux derniers matchs s’ils veulent gagner les prochaines rencontres. Sinon, Boston fêtera son prochain titre dans quelques jours.

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Finals – Game 4 : Big Baby, big problems pour les Lakers

juin11

Face à l’énergie et l’intensité du banc des Celtics, les Lakers ont complètement craqué. Menés par un Glen Davis en état de grâce, les remplaçants verts ont fait la différence en début de quatrième quart avant de laisser les titulaires finir le boulot. Boston revient dans ces finales et Los Angeles a de big problems.

« Je me sentais comme une bête féroce. Je sentais qu’on ne pouvais pas m’arrêter. » Glen « Big Baby » Davis a raison. Personne ne pouvais l’arrêter lors du match 4. Omniprésent à chaque entrée en jeu, il a d’abord permis au siens de rester au contact dans le 2e quart avant de faire la différence dans l’ultime période d’une partie qui était restée extrêmement serrée jusque là. Bilan de la soirée pour lui : 18 points (dont 9 dans le 4e) à 7/10, 5 rebonds et 2 interceptions.

Derrière Davis, c’est tout le banc des Celtics qui est allé chercher ce succès capital. Véritable energizer, Nate Robinson (12 pts à 50%) a réussi quelques paniers et actions décisives. Tony Allen et Rasheed Wallace n’ont pas apporté beaucoup en attaque mais leur défense a aussi compté. Une second unit tellement efficace que les titulaires ne voulaient plus rentrer !

« (Rajon) Rondo et les autres me suppliaient de laisser les autres en jeu. « Ne les sort pas ! Ne les sort pas ! » C’était génial. Je n’avais jamais vu notre banc aussi bruyant et ce sont les titulaires qui encourageaient depuis le banc, » expliquait Doc Rivers en conférence de presse.

Une superbe preuve de la cohésion du groupe des Celtics ou les joueurs ont compris que l’intérêt de l’équipe passe au dessus de celui de sa personne si on veut gagner. Les titulaires sont finalement revenus dans le match. A 2’51 de la fin, Davis et Robinson laissent leur place à Garnett et Rondo. Les Celtics comptent alors 7 points d’avance. Quelques secondes après, c’est Paul Pierce qui enfonce le clou. Lui et Bryant (33 pts à 10/22, 6/11 à 3 pts, 6 rbds, 7 turnovers) se répondent jusqu’à ce que Rondo ne vole le ballon au Mamba et n’aille inscrire le lay-up de la victoire à 31 secondes de la fin. Boston a 8 points d’avance. C’est terminé. Dos au mur, les Lakers ont cherché des réponses individuelles, ils ont perdu face à un collectif.

Retour en 2008 ?
A quoi c’est joué ce match ? « Juste la volonté. La détermination, » expliquait Glen Davis juste après le buzzer final. Encore une fois, il a raison. Et dans ce secteur, lui et son équipe ont détruit les Lakers. Au rebond, dans la peinture, sur les interceptions… Toutes ces actions qui montrent qui en veut le plus, ce sont les Celtics qui les ont gagné.

« Ils ont eu tous les points qu’il fallait gagner à l’énergie, les points ou il fallait se battre, les points sur seconde chance, les points dans la raquette, ils nous ont battu sur les ballons à arracher. Je pense que c’est comme ca que le match a tourné, » ne pouvais que constater Kobe Bryant après le match.

Dans la raquette, Pau Gasol (21 pts à 6/13, 7 rbds) a semblé bousculé par les intérieurs d’en face, rappelant de mauvais souvenirs aux fans de Angelinos. En parlant de mauvais souvenirs, la grosse mauvaise nouvelle de la soirée pour l’Espagnol et les Lakers, c’est qu’Andrew Bynum semble plus que jamais souffrir de sa blessure au genou. Limité à seulement 12 minutes cette nuit, le pivot risque de ne plus pouvoir peser sur cette série. Si c’était le cas, Gasol se retrouverais bien seul face à Perkins, Garnett, Davis et Wallace et les Lakers seraient en grand danger tant Bynum a montré son importance à l’intérieur lors des premiers matchs.

Les Lakers ont lâché ce match 4 au moment même ou ils semblaient en mesure de faire le break. Au moment ou Kobe Bryant, très en jambe jusque là, avait l’air de pouvoir tuer le match. Mais non. Dans le 4e quart, comme en 2008, le numéro 24 avait l’air impuissant et finalement le collectif californien s’est dissout lorsque celui des Celtics s’est unit. En conférence de presse, Phil Jackson a parlé de la fatigue de ses joueurs en fin de match. Mais après 6 mois de compétition, tout le monde est fatigué. C’est là que la volonté et la détermination font la différence.

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