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L'actu NBA vue autrement

Pour sauver sa peau, le Dunk Contest doit mourir

février16

C’était ennuyeux, décevant, presque embarrassant pour la ligue et un peu triste pour les fans. Samedi, le Slam Dunk Contest n’avait rien de l’évènement populaire et spectaculaire qu’il a été pendant de plusieurs années. Dans sa forme actuelle, le concours se meurt et rien ne semble pouvoir le sauver. La solution : arrêter le Dunk Contest… pour le moment.

Ça n’est pas la première fois que l’épreuve reine du All Star Week end sombre. En 1998, le Dunk Contest avait disparu du programme. A l’époque, déjà, on croyait avoir tout vu. Deux ans plus tard, il était de retour pour un show exceptionnel avec Vince Carter à la baguette.

Aujourd’hui, même chose. On a tout vu. En tout cas on pense avoir tout vu. Le concours de samedi était ennuyeux. Pas seulement parce que les dunkers étaient (très) moyens. Surtout parce qu’il n’ont rien proposé de nouveau. Mais est ce vraiment totalement de leur faute ?

Quand DeMar Derozan passe le ballon entre ses jambes avant de monter au cercle, on hausse un peu les épaules et on dit « hmmm… pas mal. » Il y a quelques années, lorsque Isiah Rider faisait ca, toute la salle se levait. Ce qui était exceptionnel il y a 15 ans devient banal. Les joueurs sont de plus en plus athlétiques. Ils sont de plus en plus nombreux à pouvoir faire ce que seulement quelques uns pouvaient se permettre dans les débuts de ce concours. Du coup, il est difficille d’innover. Le répertoire des dunks humainement possibles qui n’ont pas été tentés lors d’un All Star Game devient de plus en plus mince. Même des stars de la ligue si elles étaient attirées à coup de dollars ne pourraient plus inventer grand chose.

La technologie ne rend pas non plus service à la NBA et à son concours. Avant Internet, le Dunk Contest c’était une des rares occasions de voir des smashs spectaculaires. Aujourd’hui, direction You Tube et vous êtes servis. Dunkeurs amateurs, troupes spécialisées dans le domaine et autres mixs de highlights sont disponibles à foison. Le spectateur est donc de plus en plus dur à impressionner.

Ce qui fait encore vraiment vibrer les fans aujourd’hui, ce sont les dunks « in your face » réalisés en cours de match. Ce sont ces posters qui ont fait de Shannon Brown un des favoris du public. Voir l’arrière des Lakers passer au dessus d’une défense, c’est spectaculaire ! Pas besoin de windmill ou de 360. Il suffit de monter sur le joueur d’en face. Une fois tout seul devant le cercle avec l’obligation d’être original, c’était une toute autre histoire pour Brown.

Le Dunk Contest peut difficilement devenir plus spectaculaire pour le moment. Il peut seulement devenir plus divertissant. C’est ce qu’ont montré Dwight Howard et Nate Robinson l’an passé. Privilégier le show plutôt que les dunks en eux-même, c’est une piste pour les prochaines années si la NBA veut continuer avec cette formule. Mais il n’y a pas de recette miracle. Pour que le spectacle repasse au premier plan, il faudra attendre un nouveau phénomène. Un dunker aux capacités physiques hors normes pour repousser encore les limites de la gravité.

LeBron James pourrait être celui là. Vingt ans après Jordan, dix ans après Carter, il est l’unique joueur capable de donner un nouvel élan au concours de Dunk. King James est le seul qui par ses capacités physiques peut donner une dimension supplémentaire à cette épreuve. Tous les dix ans, un nouveau palier, c’était logique. Mais comme le Roi a peur de se casser un ongle ou – pire – de perdre, cette solution est exclue.

La solution des dunkers amateurs n’en est pas une. Le propos du All Star Week end est de montrer les talents des joueurs NBA et de personne d’autre.

En attendant qu’il y ait de nouvelles choses à montrer pour nous épater, la meilleure chose que la NBA peut faire pour le Dunk Contest c’est de le stopper. C’est moins triste que de regarder ce petit monument de l’histoire du basket se ternir et nous faire sombrer dans l’ennui. C’est surtout la meilleure la chose à faire pour mieux revenir. Dans quelques années, de nouveau joueurs arriveront peut être avec une nouvelle façon de voler ou au moins l’envie de renouveler le genre. Le concours le plus prisé du All Star Week end pourra alors faire un retour en grâce et nous faire de nouveau nous lever de nos sièges. Sinon, l’aventure aura été belle.

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Boston Celtics : Pas de panique !

février10

C’est dur les fin de cycle. Surtout quand le cycle en question a été très court. Même si c’était prévu. A la constitution du Big Three il y a deux ans et demi, l’objectif avoué était de gagner. Et vite ! Car Garnett, Allen et Pierce n’étaient déjà plus tout jeunes.

Aujourd’hui, ce qui était prévu arrive. Le trio réalise son âge. KG, 33 ans et 14 saisons NBA, a les genoux qui flanchent. Paul Pierce, 32 ans, traine aussi la patte. Ray Allen, 34 ans, n’a jamais été aussi maladroit derrière la ligne. Tous les trois sont bien loin de leurs moyennes en carrière. En fait, depuis leurs saisons sophomore respectives, leur stats n’ont jamais été aussi faibles.

Au cœur de l’hiver, c’est tout Boston qui doute. Les rumeurs envoient Ray Allen un peu partout. Mais que faire ?

(Mauvaise) Solution 1 : Paniquer
Le pire scénario pour les Celtics c’est celui ou Danny Ainge se met en mode « Joe Dumars novembre 2008″. A l’époque, les Pistons sont une équipe de haut de tableau à l’est mais leur GM sent qu’il leur manque quelque chose pour atteindre les finales. Il envoi Chauncey Billups à Denver et récupère Allen Iverson avec les conséquences que l’on sait. Dumars voulait il tenter un gros coup pour le titre ou juste lancer la reconstruction avec la fin de contrat à venir d’Iverson ? Ça serait plutot la seconde option. Quoi qu’il est soit les Pistons sont aujourd’hui en ruine.

Si Ainge se débarasse de Ray Allen contre un Kirk Hinrich et deux paquets de chips, il détruit toute chance qu’à son équipe de gagner cette saison, la saison suivante et quelques autres encore.

La panique n’amène rien de bon ! Aucun trade motivé par la panique n’a fait gagner une équipe ces dernières années. Demandez aux Suns qui ont fait venir le Shaq quand ils ont vu que les Lakers faisaient venir Gasol.

Si Boston doit faire un trade, il faut le faire bien. Il faut du lourd sinon rien ! Il y a quelques jours, un échange Ray Allen / Monta Ellis était dans l’air. En tout cas il était dans la presse. Si ce trade a vraiment été proposé, Ainge devait l’accepter. Ellis est jeune et talentueux. En plus d’apporter du punch offensif dès cette saison, il représenterais une solution à long terme et la possibilité d’un backcourt explosif avec Rajon Rondo.

Si ce n’est pas pour un joueur de ce calibre – et il n’y en a pas d’autres disponibles – les Celtics n’ont pas d’intérêt à se séparer d’Allen. Au passage, le trade Glenn Davis / DJ Augustin évoqué depuis hier n’est pas une bonne idée non plus. Les grands de Boston sont vieillissants, ca n’est pas le moment de se débarrasser des jeunes doublures.

(Bonne) Solution 2 : Ne pas paniquer
Il reste 33 matchs avant les playoffs. Deux mois et quatre jours. Ça fait beaucoup de temps pour reposer les vétérans et soigner les petits bobos. Vu la faiblesse de l’Est, quoi qu’il arrive, Boston jouera les playoffs. Alors autant s’économiser. Les anciens le savent, avantage du terrain ou pas, c’est à partir de mi-avril qu’on joue les matchs qui comptent. Les Celtics sont dans la tourmente maintenant mais ils savent quand même comment gagner.

Si le Big Three est en bonne santé, les Celtics sont largement en mesure de se faufiler jusqu’aux finales. L’expérience, ca n’a pas de prix au mois de mai. C’est d’abord pour ça que Boston doit laisser une dernière chance à son trio magique. C’est même un quatuor puisque Rajon Rondo est maintenant plus efficace que ses ainés.

La chance des Celtics c’est aussi qu’ils ne jouent pas à l’Ouest. La conférence Est reste très faible. Cleveland n’a encore rien prouvé en playoffs, le Magic reste irrégulier et Vince Carter n’a jamais été une solution magique en playoffs. La saison passée, Orlando avait eu besoin de sept matchs pour se débarrasser des Celtics privés de Garnett. Seuls les Hawks posent un vrai souci aux hommes verts. Mais c’était déjà le cas il y a deux ans alors que Boston était au top.

Si – et c’est un gros si – les Celtics arrivent à aborder les playoffs sur leurs deux jambes et avec un peu d’énergie en réserve ils ont encore les armes pour aller jusqu’en finale. L’atout « personne n’a voulu croire en nous » et « nous sous-estimez jamais le cœur d’un champion » peut aussi jouer à plein. Avec le coeur, lancé dans une dernière mission, le trio de vétéran peut aller chercher un titre. Celui de la conférence d’abord. Celui des finales ensuite s’ils arrivent à bousculer physiquement les Lakers comme ils l’ont fait il y a deux ans.

Après la saison il sera temps de faire le bilan du cycle Big Three et de prendre les mesures qui s’imposent. Pas avant. Il faut laisser aux vieux lions une dernière chance. Ils la méritent. En l’état actuel des choses, c’est de toute façon la seule chose à faire si Boston veut rêver, au moins un peu, du titre cette saison.

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La blessure de Ron Artest ? Ca doit être les chaussures

janvier26

C’est le genre de publicité dont se passeraient toutes les marques. Depuis quelques temps, Ron Artest souffre d’une inflammation de la voute plantaire aux deux pieds. La cause ? Selon Phil Jackson, il n’y a pas à aller chercher trop loin.

« Ça fait un mois que j’appelle ses chaussures des « bottes en béton ». On dirait que ces chaussures sont faites pour l’Hudson River. Mais il les garde et il fait travailler ses pieds. Mais il ne bouge vraiment pas rapidement. »

Bien-sûr, Artest est corporate et il explique que ses chaussures n’ont rien à voir avec sa blessure.

Question stupide : Et si c’était vraiment à cause de ses chaussures ? Est ce qu’Artest continuerait à se détruire les pieds pour honorer son contrat avec Peak ? Après tout, c’est pour tout le monde pareil, certains modèles vous conviennent mieux que d’autres. Peut être que ces chaussures, qui sont d’ailleurs un modèle signature, ne sont pas faîtes pour lui. Le problème d’Artest s’il veut rester fidèle à Peak c’est qu’il a sûrement moins de choix d’autres modèles que s’il était en contrat avec Nike ou Adidas. Les joies du business je suppose.

Du coté du fabriquant de chaussures en béton, il va falloir voir le bon côté des choses. Il parait qu’il n’y pas de mauvaise pub et que l’important c’est qu’on parle de vous. Il vaudrait mieux que ca soit vrai si Peak veut atteindre son objectif. En mars dernier on pouvait lire ceci sur le site de la marque : « Peak shoes et Ron Artest ont pour objectif de dominer le marché américain en recrutant et en parrainant d’avantage de joueurs NBA. » Bon courage.

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Humeur : LeBron James est un dégonflé

janvier21

Shaquille O’Neal a une demi-bonne idée à soumettre :

« Si j’étais son manager, je ne laisserais LeBron participer au Dunk Contest que si Vince Carter, Kobe Bryant et un autre grand nom reviennent. Et (aussi) si on peut avoir un gros prix et que la moitié de l’argent va à Haiti et l’autre partie au vainqueur.

Les gars qui vont y participer (au Dunk Contest), sans vouloir leur manquer de respect, ils n’auraient aucune chance devant LeBron. »

Des stars, des jolis dunks et une bonne cause ? En voilà une bonne idée. Le seul point ou le Shaq se trompe c’est sur le casting. Kobe Bryant et Vince Carter ne sont plus des jeunes hommes et ils ne volent plus de la même manière qu’en l’an 2000. Surtout, ils ont déjà participé et gagné ce concours. Ils n’ont plus rien à prouver.

LeBron James, par contre, devrait participer au Slam Dunk Contest. D’abord parce que l’an dernier, en regardant les autres faire, il avait fanfaronné que lui aussi voulait en être en 2010. Et puis finalement, tout doucement et sans surprise, le King s’est débiné. Il y a deux jours, le numéro 23 a expliqué qu’il aime regarder les compétitions du samedi lors du All Star Week end mais qu’il ne se sent pas l’envie d’y participer. Des regrets par rapport à ses déclarations d’il y a un an ?

« Je ne suis pas un mec qui a des regrets. Je ne sais pas, je ne suis juste pas chaud. »

De quoi à peur LeBron James puisque Shaquille O’Neal dit que le King écraserait le concurrence ? Le MVP se serait il dégonflé ? Aurait il… peur ? Peur de ternir son image ? Peur de prendre un cou sur l’égo ?

James n’aime pas perdre. Heureusement. C’est normal. C’est un compétiteur. Mais serait il mauvais joueur ?

Après la défaite de son équipe contre Orlando en playoffs, il avait zappé le serrage de main et la tape sur le dos à Dwight Howard pour regagner les vestiaires illico. Il n’avait pas trouvé intéressant non plus de se présenter à la conférence de presse d’après match.

Cet été, Nike a confisqué une les bandes d’une vidéo à peine regardable ou James se faisait dunker sur le nez par un joueur universitaire. C’est sûr qu’il serait plus compliqué d’interdire la rediffusion du Dunk Contest en cas de défaite.

Quand on a égo pareil et qu’on porte des t-shirt « LBJ – MVP », perdre une compétition quelle qu’elle soit est une humiliation. Quand on soigne son image autant que le fait l’ailier des Cavs, on a pas envie d’être vu sur la deuxième marche du podium. Alors pourquoi prendre un risque inutile de s’engager dans une compétition qu’on est pas sûr de gagner ? La solution de facilité ? Ne pas venir.

Le problème de James c’est que pour gagner et marquer les esprits, il faut prendre des risques. Il faut risquer de perdre. Risquer de trouver meilleur. C’est le principe du sport. Le King devrait arrêter de se préoccuper un peu de l’image, arrêter de penser aux conséquences de la moindre parole, du moindre geste et penser au sport ! C’est aussi ca être un compétiteur.

Vouloir être une légende c’est bien. Mais pour alimenter sa légende il faut des coups d’éclats, des images fortes, des performances hors normes et des moments mémorables. Pas seulement des spots de pub et des grosses statistiques.

LeBron est frileux pour les mauvaises raisons. Car ce qu’il oublie aussi c’est que personne ne lui en voudra s’il ne gagne pas. Qui se rappelle que Jordan a perdu en 1985 ? Qui en veut à Dwight Howard d’avoir perdu l’an dernier ? Si James ne gagne pas, sa légende n’en sera pas ternie pour autant si dans le futur il gagne des titres. Pire, il fait même plus de mal à son image en déclarant qu’il vient puis en se rétractant. La preuve, je (et quelques autres) suis en train de le traiter de froussard.

LeBron James a largement les moyens de s’imposer au cours d’un Dunk Contest. Il dispose d’une combinaison de puissance, de vitesse et d’agilité rarement vue sur un terrain de basket. Ses capacités athlétiques hors normes pourraient faire entrer ce concours dans une autre dimension.

Un Dunk Contest avec LeBron James, ca serait un spectacle exceptionnel. Un cadeau qu’il pourrait aussi faire aux fans. Ceux qui achètent ses maillots. Ceux qui achètent ses chaussures. Ceux qui regardent ses pubs à la télé. Ceux qui parlerons de ses exploits pour perpétuer la légende.

Si LeBron James veut être un grand, qu’il agisse comme les grands. Qu’il tienne sa parole lorsqu’il la donne, qu’il tente de gagner tout ce qu’il peut gagner et qu’il n’ait peur de rien ni personne ! Alors ? Rendez vous en 2011 ?

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Gilbert Arenas – Comme au cinéma

janvier8

Parfois la vie ressemble à un film. C’est le cas de celle de Gilbert Arenas. Un sorte de comédie au début. Un thriller pendant quelques semaines. Un drame pour le moment. Un belle histoire à la fin ?

Au début, Arenas c’était le joueur innatendu. Le revenchard qui montre à tout le monde qu’il vaut quelque chose et qui devient une star. Une success story. Dans sa route vers le sommet, il devient le clown préféré des fans. Et puis les blessures s’en mêlent. Le joueur est atteint. Il revient mais quelque chose semble cassé. Le fun n’est plus la. Ou plus autant.

Et puis vient la blague de trop. Et une manière discutable de l’assumer. Avec sa suspension, Gil paye cash les conséquences de son attitude nonchalante dans les jours suivant le début de l’enquête sur l’incident qui l’a opposé à Javaris Crittenton. S’il avait su se taire, il serait peut être encore sur le terrain. Un exemple simple : Delonte West. Le meneur des Cavs s’est fait arrêté l’été dernier avec une petite artillerie sur lui pourtant il joue toujours. Car en attendant les résultats de l’enquête, il n’a pas dit un mot.

En 2007, Sebastian Telfair est arrêté avec des armes et condamné pour possession illégale. David Stern lui inflige trois matchs de suspension. Stephen Jackson fait feu à la sortie d’un night club en 2006 ? Sept matchs.

La sanction a l’encontre de Gilbert Arenas est démesurée selon les standards de la NBA. Mais le tragique est là, le clown tombe pour ne pas avoir su quand il fallait arrêter de rire.

Les Wizards ne garderont pas Arenas. Il n’y ont aucun intérêt. En toute logique, s’ils ont la moindre occasion de se débarrasser du monstrueux contrat de leur meneur, ils doivent le faire. Hors de prix, trop souvent blessé, en perte de confiance, parfois en rupture avec ses coéquipiers et surtout intransférable, Arenas n’a plus sa place à Washington. Aspect financier mis à part, quitter la capitale serait d’ailleurs une bonne chose pour le numéro 0. Lui et la franchise ont besoin d’un nouveau départ. Les Wizards doivent se reconstruire. Gil doit porter un autre maillot pour passer à un autre chapitre de sa carrière.

Comme dans les films qui finissent bien, l’agent zéro doit maintenant passer sa traversée du désert. S’il était Rocky, il va bientôt arriver au moment du combat ou il se trouve au sol. Le moment ou tout semble perdu. Le moment ou le héros doit se relever pour gagner le combat.

Quelle que soit la suite des évènements pour Gilbert Arenas, il aura une seconde chance. Parce qu’il la mérite. Parce qu’il a du talent. Parce qu’on ne peut pas jeter tout ce qu’il a fait jusque là pour une erreur aussi stupide et énorme soit elle. Et tout simplement parce qu’il ne peut pas rester à l’écart indéfiniment. L’escapade de Ron Artest dans les tribunes de Detroit pour aller caresser la joue d’un fan a coups de poing a causé encore plus de tort à la ligue. Pourtant Ron Ron est revenu et aujourd’hui il s’est refait une image. Il risque même de décrocher son premier titre cette année.

C’est le genre de joli happy end dont a besoin ce film. Arenas doit se faire oublier un peu, apprendre de ses erreurs, revenir, rester humble, se refaire une image et redevenir le super joueur qu’il a été sur et en dehors du terrain.  Celui qui aime le jeu et qui fait partager son plaisir aux fans. Celui que les fans aiment. Sa seconde chance ne viendra pas tout de suite mais elle viendra. A lui de la saisir. Cette fois, c’est lui qui aura le choix des armes.

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Gilbert Arenas flingue ses coéquipiers

janvier6

On appelle ca jeter de l’huile sur le feu. Alors qu’il devrait faire profil bas, hier soir, Gilbert Arenas a trouvé un nouveau moyen de se faire remarquer.

Fin de l’échauffement, les Wizards sont réunis autour de leur capitaine. L’agent Zéro dégaine alors ses index pour faire semblant de tirer sur ses coéquipiers. La scène est immortalisée par les objectifs et la photo ci dessus fait vite le tour du web.

Encore une mauvaise blague qui tourne à la catastrophe. Encore une fois Arenas laisse penser à tout le monde qu’il prend à la légère ses problèmes judiciaires.

Après le match, Arenas et ses coéquipiers expliquent le geste. Selon le flingueur, l’idée vient de ses camarades. Une idée qu’ils auraient eu « pour apaiser la tension. » Brillant… Arenas s’excusera sur Twitter un peu plus tard.

L’idée des Wizards était de reproduire une scène du film « L’enfer du dimanche » dans lequel un joueur de Foot US fête un touchdown en faisant semblant « d’arroser » ses coéquipiers au fusil mitrailleur. Les coéquipiers, en cercle autour de lui s’effondrent l’un après l’autre.

Hommage réussi ou pas ? A vous de juger. Sur la vidéo ci dessous, ca se passe à 1mn20.

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Gilbert Arenas : La blague de trop ? Humour et conséquences…

janvier5

« Blague ou pas, je reconnais maintenant que ce que j’ai fait était une erreur et que j’avais tort. » Gilbert Arenas est désolé. En plus d’être désolé, le meneur des Wizards a surtout beaucoup de soucis à se faire. Sa dernière blague risque de lui couter très cher.

Un petit retour sur les faits d’abord puisque l’histoire semble – au moins du coté des versions officielles – s’éclaircir. Dans la nuit du 19 décembre, Gilbert Arenas, Javaris Crittenton et JaVale McGee jouent aux cartes dans l’avion qui les ramène de Phoenix. Ils jouent à la « Bourré », un jeu très populaire dans les avions NBA depuis les années 80. Arenas et Crittenton perdent mais l’Agent Zero conteste les règles du jeu et ne veut pas payer sa part. Crittenton paye pour lui. Les deux joueurs se disputent et Crittenton menace verbalement son capitaine en lui expliquant qu’il va tirer dans son genou maintes fois opéré.

Au repos le lendemain, les joueurs se retrouvent le 21 décembre au Verizon center. Pour répondre à la menace de son coéquipier, Arenas a une idée. Il prend trois des armes qui se trouvent dans son locker et les place sur une chaise devant le vestiaire de Crittenton. Avec les pistolets, un note : « Pick one ». Choisis en un. Crittenton n’apprécie pas la plaisanterie et le ton monte.

Que la blague soit bonne ou pas n’est pas le problème. Le soucis pour Arenas, c’est la présence de ces quatre armes avec lui à Washington. C’est ca qui risque de lui attirer des ennuis. Beaucoup d’ennuis.

La justice
Le Verizon Center se trouve dans le District of Columbia, un endroit ou il est un crime de porter une arme en dehors de sa maison ou de son lieu de travail. Ceux qui sont autorisés à avoir une arme doivent la déclarer. Les armes de Gilbert Arenas étaient enregistrées mais en Virginie. Autre question, le Verizon Center est il considéré comme le lieux de travail d’Arenas ?

Dans le District of Columbia, le port d’arme est aussi formellement interdit aux gens déjà condamnés pour des charges concernant les armes. Or, en 2003, Arenas avait plaidé « no contest » pour un délit de port d’arme et de conduite sans plaque d’immatriculation. Aux Etats Unis, un « no contest plea » revient à ne pas nier les faits mais sans plaider coupable.

Pour un port d’arme non-autorisé dans le District of Columbia, considéré comme un crime, le peine maximum est de 5 ans de prison et/ou une amende de 5 000 dollars.

A noter que si l’histoire avait commencé par une rumeur indiquant que Arenas et Crittenton avaient pointé une arme l’un sur l’autre. Ce point de l’histoire a disparu. Pour éviter des charges supplémentaires ?

La NBA
La constitution de la ligue interdit formellement de faire rentrer des armes dans une enceinte NBA. David Stern ne manquera sûrement pas de le rappeler à Arenas. Techniquement, le commissioner peut sanctionner dès maintenant.

David Stern pourrait avoir la main lourde. Au delà du non respect du règlement, il risque aussi d’en vouloir à l’Agent Zero pour le tort causé à l’image de la ligue.

Les Wizards
Gilbert Arenas jouera il encore avec les Wizards dans quelques mois ? La question peut légitimement se poser. Si le joueur est condamné par la justice, son équipe pourrait tenter de faire jouer la clause « morale » qui figure sur tous les contrats NBA. Cette clause permet à une équipe de se séparer d’un joueur s’il est engagé dans des actes non conformes avec les standards d’une attitude citoyenne. Les termes de la clause sont vagues mais si Arenas est condamné, il semble clairement être en infraction avec cette clause.

Depuis qu’il a signé son énorme contrat il y a deux ans, Arenas a passé plus de temps sur la touche que sur le terrain. Il ne s’est pas non plus révélé être un grand leader. Son deal le rend quasiment impossible à inclure dans un trade et ses nouveaux ennuis n’arrangent rien. Si cette mauvaise blague amène aux dirigeants de la franchise une occasion de se débarrasser des 4 ans et demi et surtout des 90 millions restants sur le contrat d’Arenas, ils ne s’en priveront sûrement pas. Pour eux, ca serait presque un mal pour un bien. L’occasion de repartir sur de nouvelles bases puisque cette année ca ne semble pas fonctionner avec Arenas à la barre. Débarrassés de leur meneur, les Wizards disposeraient même d’une belle enveloppe pour signer des joueurs l’été prochain.

Le soucis c’est que cette affaire jette le discrédit sur une franchise qui, ironie du sort, avait changé son nom de Bullets pour devenir les Wizards il y a une quinzaine d’années. Après cette affaire, les free agents pourraient réfléchir à deux fois avant de signer du coté de la capitale. Même si le challenge d’un projet de reconstruction et les dollars pourront attirer certains. A la manière des Blazers il y a quelques années, les dirigeants de la franchise de Washington vont devoir travailler pour redorer le blason de leur équipe.

Sur le terrain, cette saison déjà pas brillante risque de se transformer en interminable galère. A moins que les magiciens retrouvent un peu de leur pouvoirs sans Arenas. Pas impossible quand on sait que certains joueurs (vous avez dit Brendan Haywood ?) semblaient de plus en plus irrités par leur capitaine.

« Je veux m’excuser auprès de tout le monde de les avoir laissé tomber de part ma conduite et je promet de faire mieux dans le futur, » explique Arenas. Mais y aura il un futur ? Probablement. En NBA, comme dans tous les sport US, tant qu’on a du talent, il y a des possibilités d’embauches.

En attendant, Arenas risque quand même très gros. Avec la justice d’abord. Puis pour sa carrière. Arenas pourrait voir des millions de dollars s’envoler. Comme les Wizards, Adidas est sur l’affaire. Enfin, l’agent Zéro devra se débrouiller avec sa conscience après avoir porté un mauvais coup à sa franchise.

Tout ca pour une blague…

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Il y a de l'espoir pour les Nets

décembre8

Il y a quelques jours, les Nets sont entrés dans la légende de la pire des manières. Avec 18 défaites pour commencer la saison ils ont établi un record et marchent dans les pas des Sixers de 1972-73 vers le plus mauvais bilan de l’histoire de la ligue. Pourtant, l’avenir n’est pas si sombre que ca dans le New Jersey. Il y a même plusieurs raisons d’avoir de l’espoir.

Une ambiance saine
L’an dernier, le Thunder perdait beaucoup de matchs et a viré son coach. Pourtant, tous les joueurs insistaient sur la bonne ambiance qui régnait dans le vestiaire. Les équipes d’en face étaient justes meilleures et les jeunes pousses d’Oklahoma avaient besoin de temps pour grandir. C’est un peu pareil pour les Nets cette saison. Il n’y a pas de scandale après les défaites. Il n’y a pas d’histoires comme celles qu’on peut entendre à Washington ou à Golden State. Les équipes d’en face sont juste meilleures.

Des jeunes joueurs prometteurs
C’est encore un parallèle avec le Thunder de l’an dernier mais les Nets ne manquent pas de talent. A une époque, les fans des Nets chantaient même des « Thank you Cuban » pour remercier le proprio des Mavs’ de leur avoir envoyé Devin Harris. Brook Lopez est un bon intérieur, Chris Douglas-Roberts, Sean Williams et Courtney Lee ont aussi leurs plus belles années devant eux. Cette équipe a donc un bon noyau mais il lui manque peut être un franchise player. Leur Kevin Durant à eux pour poursuivre la comparaison avec Oklahoma City. Un problème qui pourrait se régler avec la prochaine Draft ou en réussissant à attirer un gros free agent dans quelques mois.

Une masse salariale bien gérée
Car l’été prochain, les Nets auront beaucoup de place sous le salary cap pour tenter de signer un gros nom. A la fin de la saison ils seront débarrassés des contrats de Bobby Simmons (10,5 millions), Tony Battie (6,2 millions), Rafer Alston (5,2 millions), Trenton Hassell (4,3 millions) et Jarvis Hayes (2 millions). Les meilleurs joueurs de l’équipe sont les plus jeunes, encore sur leur contrat rookie, donc les moins chers. Pour le moment, Devin Harris est celui qui touchera le plus l’an prochain avec près de 9 millions de dollars. Cette équipe n’est plombée par aucun contrat énorme ou par des joueurs intransférables.

LeBron James ne bougera sûrement pas de Cleveland, mais s’il veut le faire, les Nets seraient une destination plus propice à la victoire que New York. Il serait entouré de Devin Harris – Brook Lopez – Chris Douglas-Roberts – Courtney Lee et Yi Jianlian. Plus solide que Danilo Gallinari – Jordan Hill et Wilson Chandler.

Un nouveau proprio qui a des dollars
Si les Nets réussissent à confirmer leur déménagement pour Brooklyn, ils deviendrons à 80% la propriété du milliardaire russe Mikhail Prokhorov. Ses intentions ne sont vraiment encore connues, il ne s’agit donc que de supposition, mais si Prokhorov a envie de faire avec les Nets ce que certains de ses compatriotes ont fait avec des clubs de foot – c’est à dire injecter des montagnes d’argent – les supporters des Nets auront de quoi faire la fête. Quoi qu’il arrive, Prokhorov ne pourra pas faire pire que Bruce Ratner. L’actuel boss des Nets a pris en main une équipe qui venait de jouer les finales pour la mener jusqu’aux bas fonds de la ligue.

On pourrait aussi ajouter le déménagement à Brooklyn à la liste des bonnes nouvelles puisque ce move va forcément rendre la franchise un peu plus glamour. Mais comme rien n’est encore certain pour le moment…

Les temps sont durs pour New Jersey mais l’avenir est donc plus dégagé. On savait de toute façon que cette équipe ne jouerait pas le titre et difficilement les playoffs cette année. Les blessures ont empiré les choses et les jeunes talents de l’effectif ont encore besoin d’un peu de temps. C’est une année de transition. Une vraie. Mais il y a de l’espoir pour les Nets !

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Quand la NBA fait "flop-flop"

décembre4

Il y une semaine, Rasheed Wallace a fait savoir aux arbitres qu’il n’avait pas du tout apprécié le flopping d’Hedo Turkoglu. Ça lui a valu une technique. Il a ensuite expliqué aux journalistes que le jeu souffre selon lui de ces fautes imaginaires.

« Le jeu est en train de devenir fade. Ça devient fade avec tout ce putain de flopping. »

Même si depuis la saison dernière la NBA a un peu jugulé le phénomène en menaçant les floppeurs avec des amendes, l’ailier des Celtics n’a pas tort. Le flopping n’est pas un cadeau que font les joueurs à leur sport. D’abord parce qu’on va finir par avoir les oreilles qui sifflent à force d’entendre des coups de sifflet. On ne peut déjà plus poser un doigt sur les attaquants alors si les défenseurs se mettent à tomber tous seuls on n’en fini plus… Ensuite, bien-sûr, parce que ce geste va à l’encontre de l’esprit du jeu. Sur le même sujet, le Sheed avait déjà eu une phrase très juste en mai 2008.

« Ça n’est pas du basket. C’est du divertissement. » Tout est dit.

Le flopping, comme le scoring, le rebounding et tout ce qui rime en « -ing » sur nba.com, a ses spécialistes. Certains sont bien connus. Manu Ginobili fait parti de ceux là. Les gens du site Basketbawful lui avaient d’ailleurs rendu un bel hommage vidéo.

Après avoir lu les commentaires de Wallace, un petit tour dans les archives s’imposait pour essayer de trouver LE floppeur ultime. And the winner is… Andrei Kirilenko (aka Ivan Dargo dans Rocky) !

Attention, Actors’ studio !

Mention spéciale au retraité Robert Horry pour son jeu d’acteur de haut niveau.

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Allen Iverson comme dans un rêve

décembre3

Samuel Dalembert fait des rêves prémonitoires. Il y a quelques jours, le pivot des Sixers déclarait avoir rêvé, avant la saison puis de nouveau en début de semaine, qu’Allen Iverson revenait à Philadelphie. Son rêve vient de devenir réalité.

Avec ce retour, Iverson remporte déjà un titre : celui de la plus courte retraite de l’histoire du basket et peut être même du sport en général. Sans avoir de stats officielles sur le sujet on peu se dire qu’il doit être difficile de faire plus court que 4 jours.

Finalement, la fin n’était pas la fin. Comme si ses passages à Denver, Detroit et Memphis n’avaient été que de vilains cauchemars, la réponse se réveille aujourd’hui avec un maillot des 76ers avec l’occasion de boucler la boucle.

Au delà du coté affectif, ce deal a un sens sur le plan sportif. La blessure de Lou Williams ouvre de la place dans le backcourt d’une équipe de Philly qui a en plus besoin de marquer plus de points. AI se retrouve au poste de meneur de jeu. Ailleurs, cela poserais un problème car ca n’est pas sa position naturelle et son passage à Denver l’a montré. Mais Eddy Jordan a déjà prouvé avec Gilbert Arenas qu’il peut faire gagner une équipe dotée d’un meneur pas forcément obsédé par l’idée de passer le ballon.

Ce qui intrigue après ce deal c’est qu’à Philadelphie, Iverson se retrouve maintenant entouré d’une équipe talentueuse. Peut être plus talentueuse que ce qu’il a jamais connu sous un maillot des Sixers. Iguodala a progressé depuis la dernière fois qu’il a joué avec et AI et l’équipe dispose de nombreux jeunes prometteurs. Elton Brand a montré par le passé qu’il peut être un ailier solide et s’il avait la bonne idée de redevenir lui-même Philly disposerais d’un effectif très intéressant. Lors du retour de Lou Williams et Mareese Speights, les Sixers auront même un semblant de profondeur. Sur le papier, il ne serait même pas obscène de parler de playoffs. Sur le papier seulement. La réalité du terrain est souvent très différente.

Mais que va il se passer lorsque Lou Williams va revenir ? C’est LA grande question. Il est impossible qu’Allen Iverson rende le job en souriant. Surtout si l’équipe réussit quelques bonnes perfs’ dans l’intervalle. Il faudra alors espérer que son cadet sera plus raisonnable que lui. C’est un peu le monde à l’envers mais le jeune devra être raisonnable pour permettre à l’ancien de rester heureux.

Dans sa tête, Iverson pense toujours être un franchise player. Il vit toujours dans son rêve à lui. C’est donc tout ce qu’il y a de plus logique de le voir revenir à Philadelphie. Là ou il sera plus facile de faire comme si rien ne s’était passé ces trois dernières années et de penser qu’il est toujours un des meilleurs joueurs de la ligue.

Autre problème pour le staff de Philly, c’est que, comme le souligne Adrian Wojnarowski (journaliste pour Yahoo.com), Iverson n’hésitera sûrement pas à s’appuyer sur sa popularité dans la ville s’il doit se clasher avec ses dirigeants ou son coach.

Des clashs il y en aura peut être. Ou pas. Depuis le début de la carrière d’Iverson, rien n’est jamais sûr. Son caractère a toujours fait de lui un explosif très volatile à manier avec la plus grande précaution. Souvent, il n’a d’ailleurs eu besoin de personne pour se faire exploser. Aujourd’hui c’est peut être encore pire. Il faut s’attendre à tout, à n’importe quoi et pourquoi pas au cauchemar.

Si les Sixers font revenir leur ancienne star, ca n’est pas que par nostalgie et parce qu’Eddy Jordan pense qu’il est « une personne charmante. » Il y a bien sûr un intérêt financier. C’est même sûrement la motivation principale des dirigeants. La franchise de Philadelphie connait une désafection massive de la part de son public cette saison. A tel point que le Wachovia center est l’avant dernière salle de la ligue en terme de fréquentation. Aucun doute, le retour de l’enfant prodige devrait permettre d’améliorer sensiblement la situation.

Comme dans un rêve, Iverson revient sur les terres de ses premiers exploits. Mais est il allé trop vite ? Aurait il pu jouer pour un prétendant au titre s’il s’était montré un peu plus patient ? On ne le saura jamais. Selon la plupart des journalistes américains, les franchises intéressées par les talents du petit numéro 3 n’étaient pas légions. Mais dans le cas d’une blessure à Boston ou d’une tentative désespérée des Cavs, l’expérience aurait valu le coup d’oeil.

Le retour d’Allen Iverson sous le maillot des Sixers va aussi valoir le détour. De nombreuses paires d’yeux seront tournées vers la cité de l’amour fraternel lundi lorsque le lutin va faire son retour contre les Nuggets. Il ne s’en rend sûrement pas compte, mais c’est là que va commencer pour lui une nouvelle (et dernière ?) chance de finir sur une bonne note. Une chance de ne pas gâcher le rêve de Sam Dalembert et de ses fans. Une chance de faire oublier les caprices de l’année écoulée et de rappeler qu’il est aussi un beau joueur de basket. Depuis le temps qu’on ne parle plus que de ses exploits en dehors du terrain, on commencerait presque à penser qu’on l’a rêvé.

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