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L'actu NBA vue autrement

Revue de presse de l’été (Part 1)

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Les Finals, c’est toujours l’occasion pour les magazines de la presse basket de nous offrir quelques numéros collectors qui resteront dans nos tiroirs ou sur nos murs avant des relectures nostalgiques dans quelques années. Le récent sacre des Lakers ne fait pas exception et les kiosques se remplissent depuis quelques jours d’éditions à ne pas manquer. Avant que certains ne partent en vacances, voici une petite revue de presse des magazines qu’il ne faudra pas oublier d’emmener sur la plage. Première partie aujourd’hui avec 5 Majeur et Mondial Basket.

Kobe est la star de l’été dans les magazines. Forcément, quand on est MVP d’une finale aussi grandiose et qu’on accroche sa cinquième bague, il y a de quoi faire parler. « LeBron règne en hiver, mais le king du printemps est toujours Kobe, » explique-t-on dans 5 Majeur qui dresse le portrait de la star. Portrait aussi et même constat dans Mondial Basket : « L’arrière des Lakers vieillit, c’est indéniable, mais il reste toujours le joueur le plus clutch du circuit. » L’autre question concernant Kobe après ses finales, c’est sa place dans l’histoire et la comparaison avec Michael Jordan. Pour Fred Lesmayoux dans l’Edito de Mondial Basket, « M.J. peut dormir tranquille. Lui l’incarnation même du basket, a déjà tout inventé, tout connu. Kobe ne peut que s’en approcher, l’imiter au mieux. » Pour 5 Majeur, l’histoire, c’est maintenant qu’elle s’écrit : « Apprécions à sa mesure le privilège de pouvoir assister à chacun de ses exploits. »

Kobe n’a pas gagné seul. Logique donc qu’il ne soit pas le seul à faire noircir les pages. Pau Gasol, Derek Fisher et Phil Jackson ont droit à leur portrait dans 5 Majeur tandis que Mondial Basket s’est penché sur les cas de Rajon Rondo, Glen Davis, Nate Robinson mais également Derek Fisher.

Anecdotes croustillantes, sneakers et championnat du monde
Au cœur du film des Finales proposé par les deux magazines, on retrouve une foule d’anecdotes et d’histoires plus intéressantes les unes que les autres. Dans Mondial Basket, on découvre un drôle de personnage qui « porte une chapka alors qu’il fait 33° a 18 h sur la Côte Ouest… » Il s’agit de Vic Jacobs, un animateur radio un peu déjanté aux costumes originaux qui traine dans les vestiaires des Lakers et y pratique des rites vaudou. Ron Artest explique aussi les parallèles qu’ils voit entre les Lakers version 2010 et les Bulls du dernier threepeat. De son côté, au fil des magnifiques photos de son résumé, 5 Majeur offre notamment un regard très intéressant sur ce qui s’est passé dans la presse US et sur le net après chaque match. Des petites revues de presse accompagnées d’échos et d’anecdotes qui permettent de bien se remettre dans l’ambiance de l’évènement. Les bonnes affaires de David Stern, les promesses de Paul Pierce ou des souvenirs du passé… Tout y est pour se croire à nouveau en juin.

Il n’y a quand même pas que les finales dans ces numéros de juillet. On parle bien-sûr de la Free Agency en cours mais pas seulement. Les amateurs de Sneakers doivent jeter un oeil aux dernières pages de 5 Majeur qui proposent un aperçu des futurs chaussures de LeBron James, Kobe Bryant et Carmelo Anthony. Du coté de Mondial Basket, on se tourne aussi vers le championnat du Monde avec une présentation de ce qui attend les français en août pour leur match de préparation à New-York et une excellente interview de Kevin Durant qui permet une nouvelle fois de réaliser à quel point ce joueur à la tête sur les épaules.

Enfin, pour les amateurs de posters, Mondial Basket propose la photo de famille des Lakers sur le podium d’un côté et Kobe Bryant avec ses trophées de l’autre. 5 Majeur propose pas moins de 4 posters : Kobe et Pau réunis avec leurs trophées, Paul Pierce en pleine action face à KB, l’équipe des Boston Celtics sur un très joli fond stylisé et enfin la magnifique couv’ de ce numéro.

En clair, deux magazines à lire, à relire et à conserver au chaud pour garder en mémoire ces Finals exceptionnelles. Bonne lecture ! Rendez vous dans quelques jours pour la deuxième partie de la revue de presse.

La carrière de Phil Jackson en 12 photos

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La saison 2010-2011 sera la dernière de Phil Jackson sur une chaise d’entraineur. Il tentera de remporter son 12e titre. L’occasion de revenir sur sa carrière en 12 photos.

« Threepeat » Jackson revient étoffer sa légende, les Lakers déjà favoris

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« J’ai écouté mes docteurs et regardé le levé et le couché du soleil quelques fois et voilà, je suis de retour. » Cette phrase résume bien la philosophie de Phil Jackson. Le toujours Zen Master a annoncé cette nuit qu’il sera bien sur le banc des Lakers la saison prochaine. Du coup, quoi qu’il arrive pendant la free agency, les Angelinos sont déjà les favoris à leur propre succession.

La retour du coach le plus titré de l’histoire était l’affaire la plus importante de l’été à Los Angeles. Parce que lui seul à la pouvoir de tenir une équipe ou se côtoient Kobe Bryant, Ron Artest, Pau Gasol, Andrew Bynum et Lamar Odom. Lui seul à la patience et le zen suffisant pour manœuvrer ce genre de cocktail explosif de personnalités. A présent, les joueurs et le staff peuvent préparer la saison tranquillement et se concentrer sur la défense de leur titre. Que LeBron James atterrisse à Chicago, Cleveland ou ailleurs, les Lakers seront toujours l’équipe à battre au début de la saison prochaine.

Déjà auteur de deux triplés avec les Bulls et d’un avec les Lakers, Jackson sera l’année prochaine à la conquête de son quatrième threepeat. Une manière de conclure sa carrière en beauté, car il le confirme : « Ça sera la dernière pour moi. »

Quelle que soit l’issue de la saison à venir, la place de Phil Jackson dans la légende du basket est déjà assuré. Il est d’ailleurs déjà membre du Hall of Fame. En 19 saisons de coaching, il a remporté 11 titres et n’a jamais connu une saison à moins de 50% de victoires. Il a mené les plus grands jusqu’à la terre promise. Autre apport à sa légende, Phil Jackson est un des coachs les plus atypiques de l’histoire. Très peu de ses collègues peuvent se permettre de se balader en jean et en sandales sur le bord du terrain. Encore moins sont ceux qui ont déjà avoué avoir essayé le LSD, comme l’a fait Jackson dans sa première autobiographie.

Mikhail Prokhorov est cool et nargue déjà les Knicks

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Il pourrait être un personnage de série télé. Grand, drôle et mystérieux à la fois, Mikhail Prokhorov sera le premier propriétaire à tenter sa chance avec LeBron James. Accompagné de Jay-Z, le géant Russe va tenter de convaincre le King qu’il peut étendre son royaume au-delà des frontières nord-américaines.

Mais qui est Mikhail Prokhorov ? La réponse la plus simple serait de dire qu’il est une sorte de Mark Cuban en costume avec un accent Russe charmant et une fortune à la provenance un tout petit peu plus suspecte. Suffisamment en tout cas pour que la ligue enquête un peu avant de l’autoriser à prendre le contrôle des Nets. Le nouveau propriétaire de la franchise du New Jersey est en tout cas une bouffée d’air frais pour la ligue.

Depuis sa prise de fonction, Prokhorov a charmé les médias et les fans. La première phrase qu’il a prononcé lors de sa conférence de presse de présentation : « Pour moi c’est un grand plaisir. Je suis le propriétaire de l’équipe qui a le meilleur bilan de la NBA. » Rires dans la salle. Tout ca n’était que le début d’un festival de bons mots et de petites blagues.

Son accent, son passé, son amour de la fête et son franc parler font du boss des Nets un vrai personnage médiatique. Un grand gentil qui semble aussi pouvoir être très dur en matière de business. Le genre de personnage qu’on retrouverait dans une série télé ou un film. Un héros dont la sympathie oblige le téléspectateur à tomber sous le charme et à oublier sa face un peu plus cachée. Parce que, oui, il à l’air sympa Mikhail Prokhorov ! L’homme qui, selon lui, « ne perd jamais son calme. » En plus, il aime vraiment le basket, ce qui ne semble pas toujours être le cas des autres proprios. Et comme il sait utiliser les médias, le résultat est souvent détonnant.

Dans l’émission 60 minutes, le milliardaire avait montré des armes et la maquette d’un yacht dont il admettait ne pas savoir ou il se trouvait et qu’il n’utilise de toute façon que peu car il a… le mal de mer. Mieux, il avouait ne pas utiliser d’ordinateur ou de téléphone portable. Plutôt original pour un milliardaire au 21e siècle.

Un optimisme à toute épreuve
Lors de la loterie de la Draft, son enthousiasme avait quelque peu été atteint par le mauvais tirage qui a donné le 3e choix à son équipe. Mais pas très longtemps : »Il y a quelques années, un joueur avait été drafté troisième et c’était plutôt bien débrouillé dans sa carrière. Son nom : Michael Jordan.« 

L’optimisme de Prokhorov semble être à toute épreuve. Son ambition est de faire des Nets une équipe à la portée internationale. Et d’abord, il veut « transformer les fans des Knicks en fans des Nets. » C’est l’objet de son dernier coup d’éclat. Depuis hier, les Nets ont fait repeindre un mur proche du Madison Square Garden pour y faire figurer leur nouveau propriétaire et Jay-Z accompagnés du slogan « Le plan pour la grandeur.« 

Grâce à ses petites phrases et à sa détermination affichée, Mikhail Prokhorov a déjà redonné vie aux Nets. Il a charmé le public et les médias. Pourquoi pas LeBron James ? Si le milliardaire réussit à attirer un ou plusieurs gros poisson, il pourra continuer à surfer sur les ondes positives qu’il génère depuis son arrivée dans la ligue. Sinon, il ne paniquera pas et continuera de reconstruire sa franchise. Car Mikhail Prokhorov « ne perd jamais son calme.« 

Les grandes questions de la Free Agency

juin30

Encore quelques heures et le feuilleton tant attendu de la Free Agency 2010 sera lancé. Qui va ou ? Comme expliqué hier, pour le moment, on ne sait rien. Alors que va-t-il falloir surveiller ? Voici quelques clés.

Chris Bosh le facteur X
Difficile de savoir ce que veut Chris Bosh. La seule chose qui est sûre, c’est qu’il est peut-être dans la meilleure situation de tous les agents libres. Il peut choisir de rejoindre Wade à Miami, James à Chicago ou tenter sa chance tout seul à New York. A chaque fois, il peut toucher le maximum. Même s’il ne veut pas être considéré comme un lieutenant, Bosh pourrait être celui qui, s’il décide de venir compléter une équipe déjà solide et de suivre une des deux superstar, ajoutera la touche finale à la construction d’un prétendant au titre. Si LeBron sera le premier domino de cette Free Agency, la décision de Bosh aura aussi beaucoup d’influence puisqu’il est considéré comme le premier choix en terme d’intérieur et que l’équipe qu’il choisira sera une destination potentielle de moins pour Stoudemire, Boozer ou Nowitzki.

A quoi joue Paul Pierce ?
21 513 521 dollars. C’est la somme sur laquelle a fait une croix Paul Pierce et refusant l’option sur sa dernière année de contrat avec les Celtics. A bientôt 33 ans, personne ne lui redonnera autant d’argent. Deux explications possibles : soit Pierce veut re-signer à Boston pour moins d’argent et permettre à son équipe de faire venir de meilleurs joueurs de complément, soit il sent le vent tourner et veut ouvrir ses options à un éventuel départ vers un autre prétendant. Ça serait vraiment triste pour les Celtics qu’il s’agisse de la deuxième option.

Et Nowitzki ?
Tout le monde semble persuadé que le retour du MVP 2004 à Dallas n’est qu’une formalité. C’est peut-être vrai. Mais si Nowitzki a choisit de tester le marché, c’est qu’il y a quand même une petite chance de le voir quitter le Texas. Et si on parle beaucoup de Bosh, Stoudemire, Johnson et Boozer, c’est pourtant l’ailier Allemand qui pourrait être le meilleur second pour James ou Wade. Surtout si Dirk et LeBron choisissaient de prendre le chemin de Chicago pour joindre leurs forces à celles de Rose et Noah. Une perspective que le journaliste d’ESPN Bill Simmons appelle « son scénario de rêve. » L’attaque de Nowitzki alliée à la défense de Noah, c’est une sacrée raquette. Avec Rose et James en créateurs/finisseurs ? En effet, il y a de quoi rêver.

Contrat maximum ou pas ?

Amar’e Stoudemire, Joe Johnson et peut-être même Carlos Boozer sont annoncés comme des « max players » depuis plusieurs semaines. Méritent-ils vraiment de faire sauter la banque ? Non. Pas une seconde. Stoud ne défend pas et ses genoux sont déjà passés deux fois sur la table d’opération. Boozer ne défend pas beaucoup plus et Joe Johnson a montré à Atlanta qu’il n’est pas le joueur qui mène une équipe à la victoire. Car dans un monde parfait, un joueur qui décroche un contrat maximum c’est justement un joueur qui peut être le leader d’un prétendant au titre. Mais la bonne nouvelle pour Stoudemire, Johnson et Boozer c’est que depuis que Rashard Lewis a touché le pactole il y a 3 ans, tout le monde semble pouvoir décrocher le max. Surtout, leur autre grande chance, c’est qu’énormément d’équipes ont énormément d’argent à dépenser et il n’y a qu’un seul LeBron. Ils n’auront plus qu’a se baisser pour ramasser le cash des déçus.

Les bonnes affaires
Certaines signatures vont passer plus inaperçue mais elles n’en seront pas moins importantes. Voici quelques joueurs qui pourraient bien apporter beaucoup pour un contrat raisonnable :
- Anthony Morrow : Super shooteur de seulement 24 ans. Il est agent libre restreint donc les Warriors peuvent s’aligner sur toutes les offres. Espérons pour lui qu’ils ne le feront pas.
- Ian Mahinmi : S’il dispose d’un temps de jeu correct, l’intérieur Français peut devenir un très bon joueur en NBA. Il l’a montré les rares fois ou on l’a laissé jouer.
- Nate Robinson : En acceptant de devenir un 6e homme comme il l’a fait à Boston, Robinson pourrait apporter beaucoup d’énergie à l’équipe qui le débauchera.
- Luis Scola : Il sera probablement un peu plus cher que les trois joueurs précédant mais Luis Scola est un excellent apport à l’intérieur. Depuis deux ans, il n’est jamais blessé et toujours régulier. Le genre de travailleur de l’ombre qui aide une équipe à gagner des titres. Les Rockets vont sûrement devoir laisser beaucoup d’argent sur la table pour le retenir.
- JJ Redick : En difficulté depuis son arrivée dans la ligue, l’ancien de Duke a finalement trouvé son rythme l’an dernier. Les équipes à la recherche d’un shooteur peuvent se tourner vers lui en espérant une bonne surprise.

Les pronostics
Qui va ou ? On joue…
LeBron James – Chicago
Dwyane Wade – Miami
Chris Bosh – Miami
Amar’e Stoudemire – New York Knicks
Joe Johnson – New York Knicks
Dirk Nowitzki – Dallas
Carlos Boozer – Chicago
Paul Pierce – Boston
Rudy Gay – Memphis
David Lee – New Jersey

Free Agency : Tout ce qu’on sait c’est qu’on ne sait rien

juin29

Dans quelques jours, la carte des pouvoirs NBA va peut-être changer de manière radicale. Perspective excitante pour tous les fans de basket. Le double MVP en titre est bientôt sur le marché. Deux autres superstars sont disponibles et pas mal de très bon lieutenants devraient aussi recevoir un joli chèque. Ou vont ils signer ? Impossible de le savoir avant le mois de juillet. En tout cas en théorie. Car depuis la fin des Finals, les théories vont bon train dans les médias américains. Chaque rumeur est relayée et amplifiée jusqu’à l’absurde. On veut croire qu’on sait alors qu’on ne sait toujours rien.

Au cœur de toutes les spéculations : LeBron James. Comme l’indiquait Trey Kerby hier sur Ball don’t lie, il semblerait que le King va jouer pour… 6 équipes la saison prochaine. Et comme le souligne le journaliste, les informations contradictoires viennent parfois des même confrères. Il y a une dizaine de jours, Stephen A. Smith, un journaliste très respecté du Philadelphia Inquirer, annoncait : « En réalité, il se dirige plus vers New York que vers un retour à Cleveland. » Hier, ce même Stephen A. Smith déclarait : « Je viens juste de rapporter dans mon show que LeBron va à South Beach (Miami) – avec Chris Bosh – pour s’associer à Dwyane Wade et Pat Riley« . Entre temps, il avait été annoncé par le New York Times que le duo James/Bosh se dirigeait à coup sur vers Chicago.

Smith et la presse en général ne sont pas à blâmer, ils ne font que leur boulot. Ils rapportent les nouvelles du jour. La grande question est d’ailleurs celle-ci : à un moment ou les joueurs et les équipes ne sont pas encore censés avoir le droit de négocier, comment se fait-il que de nouveaux développements soient rapportés tous les jours ?

Bien-sûr, les joueurs et leur entourage fournissent des indications. Mais même eux se montrent contradictoires, Chris Bosh raflant de loin la palme du joueur le plus volatile. Un jour il explique qu’il veut être la star de sa prochaine équipe, le suivant il ne souhaite qu’une chose : gagner. Hier il déclarait ne pas avoir rencontré James et Wade et que « ces discussions avaient lieu seulement entre ses « amis et sa famille » et que la plupart des principaux acteurs de la free agency gardent « leurs secrets au chaud. » » Aujourd’hui ? On apprend que les trois hommes se sont rencontrés ce week-end.

Que vont faire James, Wade, Bosh mais aussi Stoudemire, Johnson ou Boozer ? Pour le moment, on ne peut que supposer et attendre juillet. Car toutes les informations contradictoires de ces derniers jours ne nous ont appris qu’une chose : tout ce qu’on sait, c’est qu’on ne sait rien.

Humeur : Ego ou titre ?

juin25

Dans les articles, dans les commentaires, sur les forum… A l’approche de la free agency, on lit beaucoup que LeBron James ne pourrait pas aller dans la même équipe que Dwyane Wade ou une autre superstar parce qu’il n’est pas question de partager le ballon, la gloire et les titres avec un autre baller au talent exceptionnel. Même Chris Bosh voudrait signer avec une équipe dont il est assuré d’être le leader incontesté.

Si c’est vraiment ce que pensent ces joueurs, c’est stupide. Pourquoi ne pas vouloir comprendre ? Ils ne peuvent pas gagner un titre tout seul. Ils ne sont pas tous Michael Jordan. Même Jordan avait Pippen et d’autres joueurs de gros calibre autour de lui.

S’ils veulent vraiment gagner beaucoup de titres, James et les autres ne doivent pas avoir peur d’unir leurs forces. C’est comme ca qu’on construit une dynastie ! Les Lakers des années 80 avaient Magic Johnson mais aussi James Worthy et Kareem Abdul-Jabbar. Les grands Celtics avaient Larry Bird. Mais ils avaient aussi Robert Parish, Kevin McHale et Danny Ainge. Même Bill Walton est passé par Boston. Les dynasties, c’est avec des Hall of Famers que ca se construit.

C’est une question de simple logique. Retour au collège, en cours d’EPS. Le prof vous choisit, vous et un autre, pour composer les équipes. En général, si vous voulez gagner, vous allez choisir vos camarades les plus forts d’abord non ? Vous vous imaginez choisir les plus mauvais délibérément, juste pour le plaisir d’essayer de gagner tout seul ? Illogique.

Alors pourquoi cette peur de jouer avec d’autres grands joueurs quand on est une star NBA en 2010 ? Est ce que l’empreinte de Magic ou Kareem dans l’histoire du basket est diminuée par le fait qu’ils jouaient ensemble ? Plus proche de nous, est ce que Shaq est considéré comme moins dominateur dans sa carrière parce qu’il avait Kobe ou Wade avec lui lorsqu’il a soulevé le trophée ? Bien-sûr que non. De la même manière, James serait-il considéré comme un moins bon joueur s’il gagnait un titre avec Wade à ses cotés ? Encore non.

La seule chose que risquent James, Wade et les autres en s’alliant, c’est de gagner beaucoup (beaucoup) de matchs. S’ils veulent autant qu’ils le disent laisser leur marque sur la NBA, c’est un risque à prendre. Car c’est en gagnant des titres qu’on entre dans la légende, LeBron le premier l’a encore appris cette année. Maintenant, à lui et aux autres stars de se débrouiller avec leur égo et de choisir : l’espoir d’un titre tout seul ou six entouré des meilleurs ?

La première pub (Reebok) de John Wall

juin24

Avant de devenir le premier choix de la Draft, John Wall a déjà mis en boite sa première pub aux cotés de Reebok, l’équipementier avec lequel il s’est engagé et pour qui il devrait prendre le relais d’Allen Iverson en tant que porte drapeau de la marque. The Answer est d’ailleurs représenté dans le clip passant le ballon – et donc en quelque sorte le flambeau – à Wall.

Via Slamonline

Old School : Penny Hardaway

juin24

La nuit prochaine, c’est la Draft. Sans surprise, les Wizards vont sélectionner John Wall, les Sixers choisiront Evan Turner et les Timberwolves vont sélectionner un meneur de jeu.

La Draft, c’est l’arrivée de sang frais et de nouveaux talents dans la ligue. Du talent, le troisième choix de la Draft 1993 n’en manquait pas. Pendant les premières années de sa carrière, Penny Hardaway a fait rêver les foules. Un meneur grand par la taille et le talent que LeBron James cite même parmi ses joueurs préférés. Malheureusement, les blessures auront rapidement ruiné la carrière de celui qui aurait pu être un héritier de Magic. La preuve en image.

A une époque, Penny Hardaway pouvait se connecter sur des Alley-Oop avec Grant Hill, un autre grand joueur dont la carrière a été perturbée par les blessures.

Porté par son talent, Hardaway était rapidement devenu un phénomène médiatique. Bien avant les marionnettes de Kobe et LeBron, lui avait déjà son Lil’ Penny dont la voix était celle de l’excellent Chris Rock.

Le petit guide du « tampering »

juin23

A l’approche du mois de juillet et d’une free agency annoncée comme exceptionnelle, la NBA marche sur la tête. Tout le monde veut LeBron James. Tout le monde. N’importe quel propriétaire – ou presque – souhaiterait faire venir le double MVP en titre s’il en avait l’occasion. Quand on leur demande, certains, comme Marc Cuban, le disent clairement.

« Une fois le 1er juillet arrivé, bien sûr. Tout le monde serait intéressé par LeBron James et, s’il part via la free agency, alors ca sera dur. S’il fait ce que je pense… c’est à dire « Je ne vais pas laisser Cleveland en plan, » alors il va essayer de forcer un sign-and-trade et ça nous donnne une chance. »

Erreur ! Et 100 000 dollars d’amende pour le proprio des Mavs ! Son erreur : avoir prononcé le nom de LeBron James. Selon la règlement, ça s’appelle du « tampering« . En français, on traduit ça par « une approche illégale, » « des avances un peu trop voyantes, » « des appels du pied trop bruyants » ou « une règle a géométrie variable. » Car pour économiser des sous et ne pas être condamné pour « tampering », il y a des moyens beaucoup plus simples.

Simple non ? « Et si un joueur largement considéré comme le meilleur joueur de la ligue était free agent cet été, comment feriez vous pour l’attirer ? » Voilà, après ca, on peut répondre sans soucis et sans se faire taper sur les doigts par Stern. Il suffit de ne pas donner de nom.

Même chose pour Joakim Noah :

« Je suis excité à l’idée d’avoir la chance de jouer avec le meilleur joueur du monde. C’est toujours un objectif : jouer avec les meilleurs dans un endroit comme Chicago. Cela augmente les chances de gagner le titre ». « Chicago est l’endroit idéal pour lui. J’espère qu’il viendra. »

Encore une fois, on ne prononce pas le nom du « meilleur joueur du monde » et tout va bien. C’est l’essentiel pour ne pas tomber sous le coup d’une amende. Mais Noah et les Bulls ont même un avantage supplémentaire que les autres n’ont pas : l’ancien sénateur de l’Illinois ! Le président Obama himself ! Lui a même le droit de donner des noms.

« Je pense que LeBron s’adapterait parfaitement avec Chicago. Rose, Noah… C’est déjà un bon noyau. »

Le président est le seul qui a le droit de donner des noms. Normal, il est le président. Il est intouchable. Le seul ? Pas tout à fait puisque David Stern, celui-là même qui interdit aux autres de prononcer des noms, ne s’est pas gêné pour s’exprimer sur le sujet et annoncer qu’il aimerait voir LeBron James rester à Cleveland. Consternant.

La mise en parallèle de la sanction infligé à Cuban et des exemples suivants illustre bien, dans le cas de la free agency, le ridicule des règles anti « tampering » de la NBA ou pour échapper aux sanctions il suffit de dire les choses sans les dire. Ou remplacer « LeBron James » dans sa phrase par « le meilleur joueur du monde » fait une différence de 100 000 dollars. La solution : soit on interdit totalement de parler de la free agency avant le 1er juillet, soit on laisse tout le monde s’exprimer. Il faut choisir.

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