Désolé les petits marchés

(Long) Papiers 7 novembre 2012 | 2 commentaires

Les Knicks ont gagné leurs trois premiers matches et l’espoir renaît. Pas seulement à Gotham. Un peu partout dans le monde. Pourquoi ? Parce que le monde aime voir gagner une franchise mythique qui évolue dans une ville mythique. C’est comme ça.

Comme annoncé plus tôt dans la semaine, il ne faut s’enflammer pour rien au bout d’une semaine. Tout peut encore changer. Mais la bonne santé des Knicks est forcément la première belle histoire de la saison. Carmelo Anthony défend, Jason Kidd fait office de guide, Rasheed Wallace est de retour. L’équipe du Madison Square Garden fait de nouveau rêver. Elle se permet même d’éclipser les débuts des Nets à Brooklyn. Et tout le monde s’enthousiasme.

C’est une constante dans toutes les ligues US : quand les gros marchés vont bien, la ligue va bien. New York, Chicago ou Boston qui gagne, c’est bon pour les affaires et ça pète plus pour l’image. Ça fait plus souvent rêver.

Les petits marchés qui gagnent, c’est l’exception. San Antonio ou Oklahoma City ont réussi des tours de force mais il leur a fallu que tous les éléments se mettent de leur côté. Les Spurs sont tombés sur Tim Duncan, un joueur aussi exceptionnel que fidèle. Le Thunder a bien drafté. Le tout aider par des front offices de haute volée (sauf quand Sam Presti colle presque un flingue sur la tempe d’un de ses joueurs d’avenir). Mais quand ces joueurs vont partir ? Rares seront ceux qui pleureront ces équipes comme les supporters des Knicks pleuraient leur équipe depuis plus de dix ans.

Une vérité immuable

Manque de bol pour les « petits », les choses ne vont pas changer. Le nouveau CBA censé les protéger ne change rien. Les stars voudront toujours les spotlights des grandes villes et des franchises mythiques. Franchises qui ont plus souvent les moyens de payer les taxes sur les gros salaires. Quelques héritiers de Duncan entretiendront peut-être l’illusion que tout le monde à sa chance, mais ça ne restera qu’une illusion.

La NBA est faite pour les grands marchés. Est ce que Mikhail Prokhorov et ses poches sans fond aurait mis la main sur les Nets sans la perspective d’aller jouer à New York ? On ne le saura pas, mais c’est encore une grande ville qui va profiter de ses ressources illimitées. Pendant ce temps, le Thunder va compter ses dollars. New Orleans ou Milwaukee vont espérer tomber sur des stars fidèles. Car dans ses villes, on ne fait pas basculer les choses en un échange tous les trois ou quatre ans.

Pour s’en sortir quand on est un petit en NBA, il faut construire quelque chose d’exceptionnel comme l’a fait San Antonio (ou Miami si on considère la ville comme un petit marché). Sinon,il n’y en a que pour les gros. C’est injuste, mais c’est comme ça.

Pas de panique !

Conf ouest.Polémiques 5 novembre 2012 | 4 commentaires

La saison NBA dure 82 matches. Au propre comme au figuré, c’est une éternité. Oui, les Lakers galèrent. Mais tout n’arrive pas par magie pour une équipe constituée trois mois plus tôt.

Retour en 2010 : après quatre défaites en cinq matches, les joueurs du Heat et leur trio atomique tout neuf organisent une réunion entre joueurs. Eric Spoelstra est critiqué et Pat Riley réclamé. La suite ? Miami trouve son rythme et atteint les Finals. Avec une année d’expérience, cette équipe a ensuite tout écrasé sur son passage l’an dernier.

La morale ? Il faut laisser du temps à une équipe pour se construire.

Les Celtics de 2007-08 ont réussi un tour de force en allant au bout d’entrée. Mais c’est l’exception. Dans l’immense majorité des cas, une équipe doit avoir un peu de vécu pour se souder et trouver son identité. Personne ne battra le record de victoire des Bulls en se réunissant l’été d’avant. C’est fun d’en parler à chaque fois qu’une superteam se monte, mais ça ne sert à rien. Jordan venait de revenir, mais il connaissait déjà Scottie Pippen et Phil Jackson. Et il était Michael Jordan !

Taillés pour les playoffs

Les Lakers ne termineront pas avec le meilleur bilan de la ligue. Ce n’est pas leur objectif. Demandez aux Spurs à quoi cela leur a servi l’an dernier ?

Avant de balancer les joueurs ou le coach des Lakers après un vilain début de saison, laissons leur du temps. Kobe, Dwight Howard, Pau Gasol et Steve Nash savent comment marche le basket. Princeton offense ou pas, ils vont trouver, le rythme, des solutions et leur identité. Est ce que ce serait mieux avec Phil Jackson ? Peut-être. Mais Jim Buss préfèrerait avaler le silicone d’une des copines de son papa plutôt que de rappeler le Zen Master. Et avec des vétérans pareil, tout ce dont Mike Brown a besoin, c’est de la confiance de ses joueurs. Kobe l’aime bien, c’est un premier pas.

Bon bilan ou pas, les Lakers vont trouver un moyen d’accrocher les playoffs. C’est là qu’on verra si cette équipe a enfin surmonté cette mollesse mentale qui les a miné ces deux dernières saisons.

En attendant, il ne faut voir la saison régulière que comme un grand tour de chauffe pour cette équipe. D’ailleurs, c’est une règle générale en cette période : il ne faut s’emballer pour rien, en bien ou en mal, après une semaine de compétition.

Les Lakers sont toujours des prétendants au titre. En clair : pas de panique !

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Doug Collins, mon nouveau coach préféré

Conf est.Humeur 2 novembre 2012 | 0 commentaire

Je l’avoue, j’ai un coup de cœur pour les Sixers. J’aime bien Jrue Holiday et je suis impatient de voir ce que va donner Andrew Bynum avec les clés d’une franchise dans les mains (j’ai même commencé ma franchise 2K13 avec eux, c’est dire !).  J’ai aussi apprécié l’approche défensive de Doug Collins l’an dernier. Mais ce que je ne savais pas, c’est que le coach de Philly partage mon amour pour les stats avancées qui inondent la ligue depuis quelques années.

Voilà ce qu’a répondu Collins quand un reporter du Philadelphia Inquirer qui lui a demandé s’il regarde tous les chiffres avancés.

« Non. Si je faisais ça, je ferais exploser mon cerveau. Il y a 20 pages imprimées après chaque match. Je me suiciderais. »

« Mes analyses sont là… et là. » explique ensuite Collins en pointant d’abord vers sa tête puis vers ses tripes.

L’Inquirer note quand même que Collins n’est pas tout à fait si répugné par les stats qu’il veut le faire croire, notamment en pointant du doigt le fait qu’il expliquait récemment vouloir que son équipe combine une quarantaine de points par match entre la ligne à trois points et celle des lancers. Des infos qu’il disait avoir comparé avec le rendement des autres équipes.

Mais l’essentiel du message est là : trop de stat tue la stat. Totalement d’accord coach.

La peur de perdre (un joueur) qui fait perdre (des matches)

(Long) Papiers.Conf ouest.Transferts 1 novembre 2012 | 2 commentaires

LeBron James a-t-il traumatisé à ce point les dirigeants NBA ? On dirait. Depuis « The Decision », la donne a changée. On ne parle plus du départ possible d’un joueur à partir de sa dernière année de contrat. Tout commence un an plus tôt. Et au moindre doute, on envoie la star se faire voir ailleurs par peur de le perdre sans compensation. Les exemples sont déjà nombreux : Deron Williams, Carmelo Anthony, Chris Paul, Dwight Howard et maintenant James Harden. Des joueurs pour lesquels il est réalistiquement impossible de récupérer la même valeur.

Le raisonnement se tient. Dans certains cas, comme ceux de Anthony et Howard, où le joueur a clairement manifesté son envie de départ, il n’y a pas le choix et il faut reconstruire. Mais le cas Harden est particulièrement intriguant pour une autre raison : c’est un prétendant qui a été touché par cette peur de perdre un joueur et qui a fait baisser son niveau. Autre facteur intriguant, le joueur n’était que la troisième option de l’équipe.

Sur le long terme, le Thunder y gagne peut-être. Et encore… Les choix de Draft de Houston pourraient être hauts et Jeremy Lamb est un espoir. Mais sur le court terme, cette équipe qui allait jouer le titre se retrouve privée de son meilleur sixième homme. Kevin Martin peut rendre des services, mais il n’est pas Harden. Et le Thunder est diminué. Ça tombe mal car les Lakers se sont beaucoup renforcés. À une époque – et avec un autre manager – OKC aurait joué cette saison, tenté de décrocher un titre et ensuite fait le bilan de Harden. Vous savez, ce que genre de scènes ou les joueurs s’arrosent de champagne et disent aux caméras : « je ne veux pas penser à la free agency pour le moment, je suis trop heureux d’avoir gagné ce titre ! Ce qui devra arriver cet été arrivera. »

Mais non. Il ne faut plus prendre le moindre risque avec l’effectif. Dommage. D’autant que la franchise avait la possibilité de s’aligner sur toutes les offres ! Ce qui rend la décision complètement incompréhensible. Vu le premier match de Harden sous ses nouvelles couleurs, il y a de quoi s’en mordre les doigts.

On paye le potentiel, pas le rendement

L’autre question posée par le transfert d’Harden est celle de la valeur des joueurs. Transférer une star pour ne pas la perdre pour rien, pourquoi pas. Mais un sixième homme ? Ça n’a pas de sens. Dans ce cas là, on va se mettre à transférer les 3e ou 4e options des équipes avant la fin de leurs contrats. Oui, Harden allait peut-être valoir le maximum l’été prochain. Mais laissez le le prouver. Si vous pouvez prendre le titre avant, prenez le titre et laissez le partir ! À trop avoir peur de perdre un joueur, on fini par perdre sur le terrain.

Le transfert d’Harden est aussi une nouvelle occasion de voir que le CBA n’a rien changé. Le barbu quitte le petit marché qui l’a drafté pour un grand marché. Ce n’était pas ce que le lockout était censé évité ? Une idée comme une autre aurait été de ne pas inclure les contrats des joueurs Draftés par l’équipe dans le calcul de la luxury tax une fois qu’ils ont passé leur contrat rookie. Puisque pas mal de GM kamikazes sont prêts à signer un sixième homme pour 80 millions de dollars, autant aider les équipes qui les ont drafté à les garder.

Si Harden a aussi l’air de penser qu’il vaut 80 millions de dollars, c’est parce que des gars comme Daryl Morey sont prêts à lui donner. Le problème de base est d’ailleurs là, encore plus que « The Decision » : la valeur des joueurs de « milieu de gamme », ceux qui sont bons mais qui ne portent pas (ou pas encore) une équipe, a explosé.

Eric Gordon, Nicolas Batum, Roy Hibbert… On paye le potentiel, pas (encore) le rendement, au risque d’en faire des surpayés et des poids morts dans la masse salariale. Les contrats maximum ne veulent plus rien dire. Il y a de la demande. Le joueurs ne vont pas dire non. Mais les équipes raisonnables sont alors parfois obligées de les laisser partir. Et de belles équipes en devenir comme le Thunder sont ainsi stoppées dans leur élan avant même d’avoir atteint leur pic.

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Game time ! La dernière danse des vieux ?

Humeur.Preview 30 octobre 2012 | 2 commentaires

En juin dernier, on pensait bien avoir assisté à la passation de pouvoir tant attendue entre la génération 90′s et les gamins de l’an 2000. LeBron James a pris le pouvoir, Kevin Durant lui a disputé la couronne, Kobe Bryant n’a toujours pas réalisé qu’il ne peut pas gagner seul à son âge et les Celtics ont cédé contre le phénoménal MVP. Tout était en place pour que le ligue change d’ère.

Oui mais voilà, on ne fait jamais les choses à moitié du côté des Los Angeles. Mitch Kupchak a déroulé un recrutement titanesque pour remettre son équipe en pôle position dans la Conférence Ouest. Et comme si cela ne suffisait pas, Oklahoma City s’est séparé d’un de ses meilleurs joueurs par peur de le perdre l’été prochain. La leçon est toujours la même : les Lakers jouent pour gagner « maintenant », et c’est pour ça qu’ils gagnent souvent. Même les Spurs, qu’on annonce vieux depuis cinq ans, pourraient s’immiscer dans la course à l’Ouest, même s’ils sont un cran en dessous à l’intérieur.

À l’Est, le Heat reste favoris. Mais attention à Boston. Courtney Lee, Jason Terry, Leandro Barbosa, Jared Sullinger… Les Celtics ont beaucoup recruté. Jeff Green n’est pas un vieux, mais il pourrait aussi donner un sérieux coup de main après une saison blanche. Ils n’ont pas la talent pur de Miami, mais ils sont beaucoup plus profonds. Ce côté là de l’Amérique, les vieux seront les outsiders, mais ils vont vendre chèrement leur peau.

Enfin le duel LeBron – Kobe ?

C’est la dernière saison complète de David Stern qui commence. Pour ce vieux là aussi c’est la dernière danse. Comme cadeau de départ, il pourrait bien enfin avoir la finale Kobe Bryant / LeBron James que la ligue espère depuis des années pour faire exploser les audiences télé. Ces deux équipes sont maintenant les favorites. Il n’y a même pas de discussion. Si le Black Mamba veut bien partager un peu le ballon, ces Lakers sont terrifiants. Vous avez un pivot qui a porté une équipe en finale à lui seul, un double MVP et un des dix meilleurs scoreurs de l’histoire. Tout ça sans perdre Pau Gasol !

LeBron, lui, n’a pas fini. Maintenant qu’il a gagné, il va être encore plus libéré. Ca fait peur. Le problème pour Miami va être de savoir comment James va être entourré. Ray Allen aide, mais il n’est plus tout frais. Et il reste un sacré trou dans la raquette. Le genre de trou qui peut plaire à Dwight Howard. On en est pas là, mais c’est clairement l’horizon de la saison.

Le reste ?

Le reste ? Quel reste ? Malheureusement, la NBA est loin d’être la ligue la plus égalitaire du monde. Une surprise, ça s’appelle souvent une blessure. Demandez aux Bulls. Chez les parieurs, il faut des cataclysmes pour faire bouger la cote NBA. Quelques équipes peuvent parfois passer à l’étage supérieur alors qu’on s’y attendait un peu moins, comme les Mavs’ en 2011. Mais il faut souvent un que tous les éléments se mettent en place parfaitement.

Les Raptors vont encore être les Raptors. Charlotte va toujours perdre. Peut-être que les Pistons ou les Cavaliers vont créer la surpise et se glisser en playoffs. Mais pour le titre, on sait déjà que les choix sont hyper limités. C’est comme ça. C’est la vie en NBA. Ce mardi, on est impatients. On a la banane. La patate. Quelques autres fruits et légumes. On a forcément envie de voir tout ce qui s’est passé pendant l’été se matérialiser sur le terrain. Mais d’ici un ou deux mois, on va prendre le rythme de la saison régulière. Quelques matches de temps en temps. L’intensité, ce sera pour avril. Mais la NBA revient dans nos vies ce mardi. Et c’est déjà une bonne nouvelle.

Résultats et trophées : tous les pronostics de la saison

Awards.Preview 29 octobre 2012 | 0 commentaire

Avec des explications ou pas, on commence avec la saison avec les traditionnels pronostics.

NBA Finals
Miami – Los Angeles Lakers : 3-4
Honnêtement, je n’arrive pas à me décider. Les Lakers ont de quoi battre Miami en pilonnant à l’intérieur sur Dwight Howard et Pau Gasol. Mais est ce que Kobe Bryant voudra bien déléguer ? J’ai du mal à le croire. En playoffs, blessé ou pas, le Black Mamba risque de vouloir beaucoup le ballon. Avec toutes ces stars, le drame n’est jamais loin. Comment les nerfs de D12 vont survivre à la cohabitation avec Bryant ? Est ce que Steve Nash va transformer ce casting de stars en un vrai collectif ? Est ce que Metta World Peace va réussir à ne tuer personne à grands coups de coude ? Sur le papier, il y a ce qu’il faut. D’autant que je craint un peu pour Dwyane Wade à Miami. Je vais donc donner les Lakers. Mais du bout des lèvres. En 2004, l’expérience superstar avait capoté. On verra bien cette fois-ci.

Finales de conférence
Est - Miami – Boston : 4-2
Boston va vendre chèrement sa peau. L’effectif des Celtics est encore meilleur que l’an dernier. Mais LeBron James n’a plus peur d’eux. Ce sera une belle lutte, mais le MVP peut le faire.

Ouest - Los Angeles Lakers – Oklahoma City : 4-2
Malgré le départ des James Harden, ils sont capables de rejoindre la finale de conférence. Mais battre les Lakers ? Ça devient difficile.

Vainqueurs des divisions
Atlantic : Boston
Central: Indiana
Southeast: Miami

Northwest: Oklahoma City
Pacific: Lakers
Southwest: Spurs

Les huit équipes en playoffs
Est: Heat, Celtics, Pacers, Knicks, Nets, Sixers, Chicago, Detroit (optimisme…)

Ouest: Lakers, Thunder, Spurs, Clippers, Nuggets, Jazz, Grizzlies, Mavericks

Récompenses individuelles
MVP: LeBron James
C’est le meilleur joueur de la planète. Point barre.

Défenseur de l’année: Dwight Howard
Il va bien avoir le droit de récupérer son trophée.

Coach de l’année: Frank Vogel
Les Pacers vont avoir le chemin dégagé dans leur division grâce à la blessure de Derrick Rose. Vogel pourrait donc en profiter pour mener son équipe à un bon bilan et décrocher ce trophée.

Rookie de l’année: Anthony Davis
Pas vraiment de suspense puisqu’il a déjà les clés des Hornets.

Sixième homme de l’année: Derrick Favors
Ça ne va peut-être pas lui plaire, mais le jeune intérieur du Jazz n’est pas assuré d’une place dans le cinq. Il devrait par contre briller en sortie de banc. De quoi compliquer le choix de ses dirigeants entre lui et Paul Millsap.

Joueur ayant le plus progressé: O.J. Mayo
J’ai donné Evan Turner sur Basket USA mais j’avais hésité. Donc je vais dire Mayo ici. Même si son pourcentage au tir en présaison (27%) a de quoi faire peur, l’absence de Dirk Nowitzki en début de saison va lui laisser toute la place qu’il veut pour s’exprimer.

Hello 2012 – 2013 !

Basket Blog 26 octobre 2012 | 2 commentaires

Nous revoilà !

Oui, les vacances de Basket Blog ont été longues, mais j’ai une excuse. Je bosse maintenant aussi sur Basket USA en plus de Touchdown Actu, donc je ne m’ennuie pas. Vraiment pas.

Mon nouveau boulot va aussi amener un petit changement sur Basket Blog. Les articles sneakers et les shoe-tests seront désormais sur Basket USA. Je mettrais peut-être quelques petits teasers des tests ici mais le papier final sera toujours là-bas.

Pour le reste, pas beaucoup de changement. Ce blog sera toujours mon espace de détente et d’opinions personnelles sur ce qui se passe en NBA.

On s’est offert un petit ravalement de façade. Pas de lockout cette année. Tout est prêt. Bonne saison !

Bonnes vacances !

Basket Blog 14 juillet 2012 | 4 commentaires

Ça a été court mais intense. La saison NBA est terminée pour Basket Blog.

Comme d’habitude, ça a été un plaisir de la vivre avec vous.

Basket Blog se met en standby pendant l’intersaison. Rendez-vous au mois d’octobre pour la reprise !

Dans l’intervalle, le Dwightmare devrait peut-être prendre fin. S’il arrive chez les Lakers ou les Nets (même si c’est censé être impossible maintenant) on aura droit à une nouvelle Super Team de plus et il n’y aura pas grand chose à écrire. LA devra juste gagner pour le convaincre de rester.

Si Howard venait à être envoyé à Houston, je vous laisse juste deux vidéos qui traduisent la réaction qui sera la mienne à ce moment là et qui feront autant l’affaire que n’importe quel article.

Bonnes vacances !!!

Free agency : les vainqueurs, les perdants et les autres…

(Long) Papiers.Conf est.Conf ouest.Transferts 13 juillet 2012 | 3 commentaires

La première vague de signatures de la free agency étant passée, il est temps de faire un premier bilan de l’intersaison.

Les vainqueurs

Miami Heat : Ils sont champions, ils se sont renforcés. Même s’il manque encore un intérieur, tout va bien.

Jeremy Lin : Vous savez qui est jaloux aujourd’hui ? Flip Murray ! En 2003, le joueur des Sonics avait tourné à 24 points, 5 rebonds et 5 passes de moyenne sur une série de 11 matches. Au passage, il avait planté un panier de la gagne à 3 points devant Latrell Sprewell et enfilé 31 pions devant Dwyane Wade. S’il avait su, il se serait mis un grand coup de batte de baseball dans le genoux après ce match là et il aurait touché le pactole l’été suivant.

Boston Celtics : Je suis fan de l’intersaison des Celtics. Après avoir réussi leur Draft, les hommes verts ont perdu Ray Allen mais ils ont largement compensé avec Jason Terry. Oui, Allen est le meilleur shooteur à trois points de l’histoire. Mais Terry sait aussi être clutch, il a aussi une bague et il était même meilleur que Allen statistiquement l’an dernier. Avec sa gnac, il va devenir un des favoris du public de Boston. Le retour de Jeff Green, la possible arrivée de Courtney Lee, le retour de Garnett, les rookies… Tout ça c’est du bon. Les Celtics ont encore un effectif très profond. Ce sera dur de battre le Heat, mais ils seront encore là.

Nicolas Batum : Comme tout le monde, j’adore le joueur. Mais plus de 10 millions par an ? C’est peut-être un peu tôt. On lui souhaite de les justifier sinon il va en entendre parler longtemps.

Los Angeles Lakers : voir Nash, Steve.

Brooklyn Nets : Deron Williams est resté, ça c’est fait. Le contrat de Joe Johnson est affreux mais cela dynamise clairement le backcourt. Avec Gerald Wallace, Brook Lopez et peut-être Kris Humphries, ça fait un joli petit cinq. Mikhail Prokhorov pourrait avoir un beau collectif. C’est d’ailleurs lui le grand gagnant. Son pari de faire venir Deron Williams pour le convaincre de rester a marché. Dwight Howard aurait peut-être apporté un plus (on ne refuse jamais le meilleur pivot de la ligue), mais c’est déjà pas mal.

Atlanta Hawks : Je n’ai même plus le souvenir de ce qu’ils ont récupéré pour Joe Johnson mais ça ne fait rien. Parce que c’est quoi qu’il arrive une bonne affaire de se débarrasser de ce franchise player qui n’en était pas un mais qui en avait le salaire. La franchise n’allait nul part avec lui.

Les perdants

Le bon sens, le CBA et nous : C’était sympa le lockout non ? Dommage que ça n’ait servi à rien. Les contrats signés pendant les premiers jours de la free agency ont rarement de sens. Et cette année n’a rien changé. Comme souvent, ce sont les joueurs à potentiel ou de « milieu de gamme » sur lesquels on enchérit. Dans deux ans, des pénalités renforcées sont censées venir limiter les grosses masses salariales. On va bien rigoler à ce moment là. Parce que tout le monde agit comme si ça n’allait pas arriver.

Ramon Sessions : Il y à six mois, il était heureux comme tout d’arriver à Los Angeles. Il pensait qu’il allait y faire son trou. Maintenant, il va jouer à Charlotte.

Dallas Mavericks : Merci à Mark Cuban pour ce formidable exemple de « voilà pourquoi lorsqu’on vient d’être champion on continue à jouer pour le présent avec son franchise player de 33 ans plutôt que de parier sur la free agency de l’été suivant. » Pauvre Dirk.

La loyauté :

« Je ne peux pas dire que ça a été un facteur dans ma décision. »

C’est ce que Ray Allen a dit lorsqu’on lui a demandé si sa brouille avec Rajon Rondo a joué sur son départ de Boston. Alors si ce n’est pas ça, pourquoi ? Ce n’est pas l’argent puisque Miami proposait moitié moins. C’était seulement pour le plaisir d’énerver Danny Ainge ? Si ce n’est pas parce qu’il allait se battre à mort avec Rondo, il n’y à pas de bonne raison pour passer chez l’équipe qui l’a sorti des playoffs ces deux dernières années.

Dwight Howard : Pas besoin de vous faire un dessin. Même s’il ne fait maintenant que subir les négociations, Dwight Howard est devenu le joueur le plus agaçant de la ligue. Bonne chance pour se relever de ça. De toute façon, pour qu’il commence à se relever, il faudrait d’abord que ça s’arrête un jour.

J.R. Smith : Signer pour 2,8 millions, ça n’a rien de honteux. Mais quand Steve Novak a touché 1 million annuel de plus avec un contrat de 4 ans, ça doit mettre les boules.

Los Angeles Lakers : A ne pas réussir à boucler l’affaire Dwight Howard rapidement, ils sont devenus un des dommages collatéraux. D12 ne veut pas venir. Alors n’allez pas énerver un Andrew Bynum qui est en fin de contrat dans un an et qui pourrait s’enfuir.

Les autres

Indiana Pacers : Les arrivées de Ian Mahinmi et DJ Augustin renforcent le banc. Cette équipe progresse mais il manque toujours un petit quelque chose. Pour ce qui est de Roy Hibbert, c’était impossible de ne pas s’aligner. Le garçon est grand, jeune et en progression. Ça ne court pas les rues. Et vu que maintenant le maximum à l’air d’être le tarif…

Le grand kamikaze de l’été

Il y à quelque chose de beau dans la folie avec laquelle Daryl Morey démembre son effectif. Depuis qu’on lui a dit qu’il faut des stars pour gagner, le GM des Rockets n’a qu’une seule idée fixe : mettre le grappin sur une star coûte que coûte. C’est rigolo. Sauf si vous supportez les Rockets bien entendu.

Déterminé à obtenir un Dwight Howard qui risque de se faire la malle dans 12 mois, Morey bazarde tout le monde. Le pauvre Luis Scola, qui faisait un bon boulot dans l’ombre, en a fait les frais. Que D12 arrive ou pas, cette équipe va être un grand n’importe quoi à la rentrée.

Au final, Morey pourrait quand même avoir ce qu’il veut. Sa stratégie est en train d’élever le tanking au rang d’art en commençant dès l’été. Il pourrait donc trouver sa star dans la prochaine Draft. Sauf que là, il faudra avoir de la chance à la loterie.

Peut-être que quelqu’un aurait du essayer de parler à Morey des Pistons de 2004.

Bienvenue dans l’ère des Super Teams

(Long) Papiers 11 juillet 2012 | 14 commentaires

Et si Dan Gilbert avait raison ? L’été dernier, pour s’opposer au départ de Chris Paul chez les Lakers, le proprio des Cavaliers avait expliqué que, à ce rythme, la ligue devrait bientôt changer le nom de 25 des 30 équipes pour les appeler les Generals. Avec cette free agency, on dirait bien que c’est bien parti.

Qui s’est renforcé pendant la free agency ? Celtics, Heat, Lakers et Clippers sont les premiers noms qui reviennent. Quatre équipes qui étaient au moins au second tour des playoffs.

Ceux qui s’affaiblissent ? Suns, Grizzlies, Rockets, Mavericks.

Attention, il n’est pas question de dire que la NBA a déjà été une ligue équilibrée. Elle ne l’a jamais été. Mais le problème, c’est que l’écart entre les bonnes équipes et les moins bonnes semble continuer de grandir.

Les Lakers auront 4 All Stars dans leur 5 majeur l’an prochain. À Boston, ils seront trois. À Miami, ils seront trois au coup d’envoi avec un futur Hall of Famer en sortie de banc.

Howard, même combat

La seule équipe de fond de tableau qui progresse significativement ? Brooklyn. Mais c’est l’exception qui confirme la règle.

Mikhail Prokhorov a gardé Deron Williams et fait venir Joe Johnson. Si les pleurnicheries de Dwight Howard prennent fin un jour, il devrait atterrir chez les Nets. Et cette équipe aura progressé en constituant sa propre collection de stars.

Même si Howard n’atteri pas à Brooklyn, il risque d’aller renforcer l’effectif déjà costaud des Lakers. On ne prête qu’aux riches.

L’exemple Miami

Le début de l’ère des Super Teams avait déjà été annoncé au moment de la constitution du Big Three de Miami. Mais leur échec la première année nous avait donné un sursis. Maintenant qu’ils ont gagné, la course est lancée. Il faut se blinder encore et encore. Il faut suivre l’exemple. Les grosses pénalités prévues dans le salary cap des années à venir ? On verra plus tard.

Le rêve des joueurs est maintenant de joindre leurs forces. Aux entrainements de Team USA, on est loin de Charles Barkley qui voulait détruire Karl Malone en 1992. Aujourd’hui, il lui demanderait le numéro de son agent et tenterais de forcer un trade vers Utah.

En parallèle, de plus en plus de GM ont compris que le milieu du tableau est la pire place en NBA. Il faut tout détruire pour repartir. C’est donc ce que font les Rockets et Bobcats, ce qu’on du faire les Cavaliers et Hornets après les départs de leurs stars.

En conséquence, on a d’un côté des équipes qui courent derrière le Heat et se blindent, pendant que quelques autres font la course au premier choix de la prochaine Draft avant même que la saison ait commencée. Les talents se retrouvent donc concentrés dans quelques écuries, la plupart du temps des gros marchés.

La saison régulière sert encore moins qu’avant et, sauf blessure, les playoffs ne commencent plus avant le second tour, voir les finales de conférence. C’était déjà un peu comme ça. Mais ce sera encore plus net.

Bienvenue dans l’ère des Super Teams.