Awards time ! Tous les prix de la saison

Awards.Conf est.Conf ouest 25 avril 2012 | 2 commentaires

A deux jours de la fin de la saison et avec tous les qualifiés pour les playoffs connus, il est temps de décerner les prix officiels de la saison régulière.

MVP: LeBron James, Miami Heat
Pronostic d’avant saison: Kevin Durant
Oui. Je sais. Je retourne ma veste. Fin mars, j’avais annoncé que Kevin Durant était mon MVP après sa brillante prestation face au Heat. A ma décharge, j’avais aussi dit que James avait une dernière chance de récupérer le prix le 4 avril dans le match retour. Et le 4 avril, LBJ a sorti 34 points, 7 rebonds et 10 passes dans une victoire.

Au final, ce titre se joue dans un mouchoir. Durant est plus impressionnant sur certaines phases de jeu et notamment dans le clutch. Mais dans l’ensemble, James a porté son équipe d’une manière tellement hallucinante qu’il est difficile de ne pas lui donner le MVP. Et si même Kevin Durant le dit, je suis obligé d’avouer que je m’étais planté…

Au delà de ses stats (27,1 pts, 7,9 rebonds, 6,2 passes), James a montré des qualités de défense bien supérieures et une adresse jamais vue pour lui (53,1%) grâce à une volonté de travailler d’avantage au poste. Surtout, il s’est définitivement établit comme le patron du Heat. Le scoring de Dwyane Wade est en baisse et Flash a manqué 14 matchs. Le bilan de Miami en son absence ? 13 victoires. LBJ est bien le King de South Beach et de la saison régulière. Reste à conquérir les playoffs.

Coach de l’année: Tom Thibodeau, Chicago Bulls
Pronostic d’avant saison: Erik Spoelstra
Là encore un vote très serré. Gregg Popovich pourrait aussi gagner ce trophée sans qu’il y ait vraiment matière à contestation. Le coach des Spurs a réussi à décrocher la première place à l’Ouest en faisant sortir des joueurs de nul part et en ménageant les jambes de ses plus anciens cadres et c’est exceptionnel.

Mais ce qu’a réussi Tom Thibodeau est peut-être encore plus fort. Derrick Rose, le MVP en titre, n’a joué que 38 matchs avec des stats de scoring et d’adresse en baisse. Pourtant, les Bulls ont actuellement le même bilan que San Antonio tout en haut du classement NBA.

Sans véritable leader offensif (là ou Popovich avait Parker), Thibodeau a réussi a faire en sorte que sa philosophie défensive maintienne l’équipe au sommet. Les Bulls sont l’équipe qui autorise le moins de points à leurs adversaires. Derrière, Deng, Boozer ou parfois même John Lucas ont mis les points qu’il fallait et Chicago aura l’avantage du terrain à l’Est et peut-être même pendant tous les playoffs. Balèze.

Rookie de l’année: Kyrie Irving, Cleveland Cavaliers
Pronostic d’avant saison: Kemba Walker
Aucune contestation possible. Irving a redonné de l’espoir à Cleveland avec une première saison très prometteuse. En plus de ses 18,8 points et 5,5 passes, il affiche des taux de réussite intéressants à 46,8% et 39,8 à longue distance. Tout ça combiné avec la capacité d’être clutch.

Les Cavs’ n’ont plus qu’à espérer avoir encore un peu de chances à la lotterie et la reconstruction pourrait aller plus vite que prévu.

Défenseur de l’année: Serge Ibaka, Oklahoma City Thunder
Pronostic d’avant saison: Dwight Howard
En terme de niveau de jeu, D12 n’est pas loin de garder son titre. Le problème, c’est que ses histoires ont fatigué tout le monde et que le Magic a été moins efficace en défense cette saison. Si encore personne ne s’était illustré…. Mais Howard perd son titre au profit d’un Serge Ibaka qui a éclaboussé la saison de son sens du contre.

Le Congolais a bloqué 3,6 tirs par rencontre en seulement un peu plus de 27 minutes de jeu. C’est la meilleure moyenne depuis les 3,7 de Théo Ratliff en 2000-2001. Quand vous rentrez dans la raquette du Thunder, vous êtes obligés d’y réfléchir à deux fois avant de vous lancer. Demandez à Andrew Bynum…

Tyson Chandler (pour ce qu’il a apporté aux Knicks et ce qu’il manqué aux Mavs’) et LeBron James peuvent aussi prétendre au titre de défenseur de l’année mais au final, mon vote va à Ibaka.

Sixième homme: James Harden, Oklahoma City Thunder
Pronostic d’avant saison: Nicolas Batum
Aucune contestation possible. Harden est la troisième option d’une des meilleures équipes de l’Ouest et il serait un titulaire indiscutable quasiment partout ailleurs. Sa capacité à accepter de sortir du banc est une des clés de la réussite du Thunder. Pour ne rien gâcher, Harden continue de progresser. Ses stats aux points (16,8), rebonds (4,1), passes (3,7) et adresse (49,1%, 39% à trois points) sont toutes en hausse par rapport à l’an dernier (12,2 – 3,1 – 2,1 – 43,6% – 34,9%).

Joueur ayant le plus progressé: Jeremy Lin, New York Knicks
Pronostic d’avant saison: DeMar DeRozan
Le trophée le plus dur à décerner parce qu’il est le plus subjectif. En général, j’exclue les joueurs de seconde année car il est normal (en théorie) qu’ils progressent après leur année de découverte. Mais avec Jeremy Lin, on a affaire à un cas exceptionnel. Le meneur est passé de rien à un poste de titulaire en seulement quelques semaines. L’échantillon est faible puisqu’on ne parle que de 25 matchs ou Lin a joué plus de 6 minutes cette saison. Mais sur ces 25 rencontres, il a tourné à 17,9 points, 7,4 passes, 44,5% au shoot et 33 minutes.

Encore une fois, ce trophée est difficile à décerner. Andrew Bynum pourrait aussi y prétendre puisqu’il a passé un palier cette saison même si je suis d’avis qu’on ne devrait pas remettre de trophées aux joueurs qui ne se donnent pas à 100% sur chaque action. Jeff Teague, Ersan Ilyasova, Nikola Pekovic, Goran Dragic et Ty Lawson ont aussi signé de belles progressions qui méritent que leurs noms soit cités pour cet award.

Voilà pour les prix officiels. Les officieux Basket Blog Awards seront décernés vendredi.

Photos: La saison en GIF et en n’importe quoi

Humour.Insolite.Photos 24 avril 2012 | 0 commentaire

La fin de saison approche. C’est l’occasion de liquider toutes ces images étranges trouvées sur le net au fil des semaines, qui n’ont trouvé leur place nul part ailleurs sur ce blog, mais dont il aurait été dommage de se priver.

Les GIFs

Carlos Boozer a les cheveux bien propres maintenant.

La défense qui tue de Pau Gasol

Les Tres Amigos des Spurs.

Les Tres Amigos bis.

Jason Terry est déconcerté.

Bienvenue en NBA Anthony Davis !

Les photos qui ne mettent pas vraiment les joueurs à leur avantage

Les étonnantes/marrantes/impressionnantes

Vous avez dit flop ?

Le « pour le fun »

Humour (OK, celle-ci a été vue partout mais je pouvais pas m’en empêcher)

On a retrouvé Ron Artest…

(Long) Papiers.Conf ouest.Non classé.Polémiques 23 avril 2012 | 0 commentaire

En l’espace d’une action, Metta World Peace a résumé toute la carrière de Ron Artest: le bon gâché par le pire.

En regardant le début de match des Lakers dimanche soir, je me suis dis « On a retrouvé Ron Artest et je vais peut-être en faire un papier demain. » C’était avant que Metta World Peace, le mal nommé, ne fasse goûter son coude au cerveau de James Harden.

En 17 minutes, MWP avait inscrit 12 points, pris 5 rebonds et volé 3 ballons. A ce moment là, il était en train de confirmer ce que l’absence de Kobe avait permis d’apercevoir, que le vrai Ron Artest, celui qui joue bien au basket, celui qui n’est pas perdu dans le triangle, était de retour. En avril, la paix dans le monde marque 14,2 points par match à 47,8% au tir et défend bien.

Le problème, c’est que Ron Artest le basketteur ne revient pas seul. Metta World Peace, c’est ce mec rigolo qui veut plaire à tout le monde et se racheter une image mais qui ne joue pas bien au basket. Lorsqu’il redevient Ron Artest, il rejoue mieux. Mais il redevient aussi ce dangereux impulsif. Une sorte de schizophrénie étrange et terrifiante. Comme s’il avait besoin d’être dans un état d’esprit extrême pour bien jouer.

Indéfendable
Dimanche soir, on a retrouvé Ron Artest. Le package complet. Au bon a donc inévitablement succédé le pire.

Son excuse ?

Même en aimant le personnage, même en admettant que ses neurones se soient déconnectés pendant une seconde, la séquence est impardonnable. Parce que s’il s’agit vraiment d’un accident et qu’il est désolé, pourquoi se mettre en position de boxeur quand Ibaka arrive plutôt que d’aller platement s’excuser ?

Le plus probable, c’est que Artest a perdu l’esprit. Tout simplement. Ce n’est pas volontaire ou involontaire. Il a juste perdu la tête et ne réalisait sûrement même pas ce qu’il faisait. Il s’est dit « Harden est collé à moi, je vais le dégager » et il l’a fait.

Il est resté dans cet état second jusqu’à la fin. Exactement sur le même principe que lorsqu’il demandait à ses coéquipiers s’ils allaient avoir des problèmes après la bagarre géante de Detroit. Artest n’avait pas toute sa tête ce jour là. Il n’avait pas toute sa tête dimanche non plus.

Cela n’excuse rien. S’il a des problèmes, Artest doit continuer d’essayer de les soigner. Pas seulement pour lui mais pour tout le monde. Lorsqu’on est un spécimen physique comme lui (Artest est le joueur le plus large que j’ai vu « en vrai » la saison dernière, impressionant), capable de tuer un autre humain à main nue, on ne peut pas être une bombe à retardement.

Et maintenant ?
Peut-être Artest va-t-il descendre de sa planète dans quelques heures, réaliser ce qu’il a fait et se trouver désolé. Peut-être est il vraiment un mec gentil avec un gros problème. Mais c’est trop tard. Le mal est fait. Sur le crane de son adversaire, dans la dynamique de son équipe et sur son image. Là encore tout, ça rappelle salement l’épisode de Detroit.

Prenons dans l’ordre. James Harden va mettre plusieurs jours à se remettre du choc. Espérons pour lui et le Thunder qu’il pourra attaquer les playoffs à fond et que cela ne cassera pas non plus la bonne période dans laquelle il était.

Pour les Lakers, avoir un MWP à ce niveau était synonyme d’espoir de retrouver les Finals. Sa suspension va forcément compliquer les choses. Matt Barnes peut un peu combler le vide mais Devin Ebanks est court en sortie de banc.

L’image publique du joueur, elle, est de nouveau ternie. « Oh, vous êtes surpris que Metta World Peace soit redevenu Ron Artest ? Ouai, et je suis sûr que Mike Tyson est un aussi un être humain parfaitement stable maintenant« , lançait le compte Twitter humoristique SportsWonka.

En une action, Metta World Peace a ruiné des années d’effort pour faire oublier la bagarre du Palace et son vilain alter égo Ron Artest. Pour le public, il est toujours Ron le dingue. Est ce que le passif de l’ailier des Lakers va jouer sur l’importance de sa suspension ? Seul David Stern le sait.

Un joueur talentueux, une situation violente et David Stern obligé de sévir ? On a vraiment retrouvé Ron Artest.

Vidéo Friday en mode « Il aurait fallu… »

Humour.Insolite.Non classé.Video Friday.Videos 20 avril 2012 | 0 commentaire

Le vidéo Friday est de retour avec une spéciale « Il aurait fallu… » et quelques jolis bonus.

1. Il aurait fallu… mettre le shoot pour que l’action soit parfaite !

2. Il aurait fallu… penser à prendre ses petites pilules.

3. Il aurait fallu…. faire ses lacets !

4. Il aurait fallu… l’empêcher de fréquenter Chris Paul !

5. Il aurait fallu… regarder devant (x2) !

Bonus: L’exceptionnelle passe d’Isiah Thomas.

Super-bonus: L’énorme Alley-oop de Russell Westbrook.

Giga-bonus: Le dunk de Blake Griffin sur Pau Gasol filmé en 120 images par seconde.

Vidéos via Basket USA

Tony Parker le Hall of Famer

(Long) Papiers.Conf ouest.Francais.Non classé 19 avril 2012 | 1 commentaire

Avoir en joueur français en NBA, c’était déjà bien. Avoir un joueur français champion, c’était énorme. Dans quelques années, on aura un Hall of Famer. Merci Tony Parker !

Tony Parker sera un jour introduit au Hall of Fame. Vous pouvez l’imprimer, c’est fait ! Ou presque. Cette saison, le meneur tricolore est en train de cimenter sa place à Springfield. TP joue le meilleur basket de sa carrière. Demandez aux Lakers. Il porte les Spurs vers le meilleur bilan de la ligue mais surtout il joue juste. Il marque quand il faut, il passe quand il faut. C’est propre. A tel point que son nom a parfois été mentionné dans la course au MVP par Magic Johnson.

L’important, c’est qu’à bientôt 30 ans et encore quelques belles années devant lui, Parker s’établit maintenant sans contestation parmi les meilleurs joueurs européens de l’histoire. Et c’est probablement ça qui va assurer sa place au Panthéon.

Au moment de sa retraite, TP sera un choix incontournable pour le comité international du Hall. Il se retirera avec au moins trois titre, un trophée de MVP des Finals, le record du nombre de passes décisives des Spurs et le rôle de leader de San Antonio à partir de cette saison 2011-12. Rien que ça doit clore la discussion. Dirk Nowitzki et Pau Gasol – eux aussi indiscutables pour Springfield – ont été plus dominateurs mais ils ont moins de bagues. Si le français décroche un quatrième titre, il n’y aura même plus une seconde de discussion sur sa qualité de Hall of Famer.

L’ambassadeur du basket français
Au delà du terrain, et comme je l’avais dis avec Dennis Rodman, l’impact culturel d’un joueur doit aussi être pris en compte pour son introduction éventuelle au Hall.

Avec Tony, on est en plein dedans. Quand en France, pays de football, votre mère sait qui est Tony Parker, c’est le signe qu’on tient une vraie figure médiatique. Quand elle en sait même assez sur lui pour vous dire « Ça a vraiment l’air d’être un garçon bien« , alors là on tient notre ambassadeur.

Son escapade musicale ou sa romance avec Eva Longoria ont peut-être fait sourire (ou agacé) certains puristes mais elles on au moins eu le mérite de faire entrer TP dans la culture populaire. Dans les faits, Tariq-Abdul Wahad est le premier NBAer français. Mais Tony est le premier que le grand public a retenu.

Et lorsqu’il est revenu à Villeurbanne l’an dernier pour un petit salaire, le grand public a découvert un mec sympathique et engagé pour la promotion de son sport.

Aux J.O. il sera le capitaine d’une équipe qui a déjà charmé la France lors de l’Euro par son bon esprit. Avec un peu de chance, il sera même peut-être le porte drapeau de la délégation tricolore pour la cérémonie d’ouverture, une preuve supplémentaire de l’importance qu’il a pris dans le paysage sportif de notre pays.

Il y sera
Performance sur le terrain ? Check. Porte drapeau de son sport dans son pays ? Check. Tony Parker a toutes les armes pour être assuré d’entrer au Hall of Fame.

Autre possibilité avancée récemment par Bill Simmons (ESPN) une introduction groupée du backcourt Tony Parker/Manu Ginobili à Springfield. Voici son explication.

Vous pourriez avoir un argument solide que – si on prend en compte les bagues (six au total pour Ginobili et Parker), le pourcentage de victoire (dans les 60% tous les ans), les grands moments en playoffs (beaucoup), les All-Star Games (six combinés), l’aspect international (Parker est le meilleur guard européen de l’histoire, Ginobili est le meilleur guard sud américain de l’histoire), le style (chacun a un jeu offensif impossible à dupliquer) et le fait que les deux gars ne sont pas prêt d’être finis (spécialement Parker) – tous les deux iront à Springfield un jour.

Les backcourt actuellement au Hall of Fame: Cousy/Sharman, Wanzer/Davies, the Jones boys, West/Goodrich, Monroe/Frazier, Isiah/Dumars … et c’est tout.

A mon avis, notre Frenchy n’aura même pas besoin de Manu Ginobili pour aller à Springfield. Quoi qu’il arrive maintenant, le Hall of Fame, Tony Parker y sera.

Old School: Charles Barkley – La boule rebondissante

Highlights.Old School.Videos 18 avril 2012 | 0 commentaire

Charles Barkley n’a pas toujours été l’animateur télé joufflu et rigolo de ces dernières années. Avant, il était surtout un joueur ultra talentueux, rapide au début de sa carrière, capable de courir comme un meneur et de produire des kilomètres de highlights… mais toujours joufflu et rigolo.

10 minutes de bonheur (le coast to coast à 1’55 est tout simplement hallucinant)

Flopping: La colère (justifiée) de Jeff Van Gundy

Medias.Polémiques.Videos 17 avril 2012 | 2 commentaires

Dimanche, Jeff Van Gundy a piqué une grosse colère au cours du match Knicks/Heat. Sujet de son ire : le flopping. La tirade a été déclenchée par un plongeon de James Jones.

« C’est un flop! Ça, encore, ça ruine le jeu. Je ne peux pas croire qu’avec tous les gens brillants qu’on a dans les bureaux de la NBA on ne puisse pas trouver un moyen d’éliminer cette partie du jeu, ou au moins commencer à la punir. »

Autre morceau choisi de la colère de l’ancien coach.

« Ils (la NBA) tolèrent le flopping parce qu’ils leur donne les coups de sifflet et ils ne les punissent pas. »

Et enfin cet échange.

« Van Gundy: J’ai un remède facile. Vous leur mettez des amende ou vous traitez ça comme des fautes techniques: quand vous floppez X fois, vous êtes suspendus.

Mike Breen: Mais c’est dur de…

Van Gundy: Ca n’est pas dur. Les fautes techniques sont subjectives aussi. Ca c’est subjectif. C’est tellement facile, ça pourrait être éliminé aujourd’hui s’ils le voulaient. »

Voici la colère de JVG en intégralité:

Ça n’est pas une nouveauté, je suis du même avis que Van Gundy. La NBA peut et doit limiter le flopping. Dans les faits, ces actions faussent le jeu puisqu’elles entrainent des erreurs d’arbitrage. Dans l’esprit, on préfèrerais de la vraie défense plutôt que des plongeons. C’est plus de boulot mais c’est plus gratifiant.

La FIBA sanctionne déjà le flopping par une technique. Pourquoi ne pas faire pareil ? Certains sont difficiles à juger mais les plus évident peuvent être sanctionnés même après coup grâce à la vidéo. C’est facile à faire et cela ferait du bien au jeu. Reste à voir si la ligue finira par suivre Van Gundy et ceux qui partagent son avis.

En attend qu’on l’entende, SVG est allé prendre un verre pour se détendre…

Tom Benson, l’homme qu’il fallait à New Orleans

(Long) Papiers.Conf ouest.Vie de la ligue 16 avril 2012 | 0 commentaire

Une des situations les plus anormales de l’histoire de la ligue ayant débouché sur un des trades manqués les plus polémiques de l’histoire de la ligue a enfin pris fin: les New Orleans Hornets ont un propriétaire !

L’espoir est de retour en Louisiane. Tom Benson, le propriétaire de la franchise NFL de la Nouvelle Orleans vient de mettre la main sur les Hornets. Pour les fans, c’est une bonne nouvelle pour beaucoup de raisons.

Un proprio attaché à la Nouvelle Orleans… enfin… au moins depuis 2006
Si Benson est aujourd’hui une des figures les plus populaires de sa ville, il est passé tout près d’y être aussi aimé que Clay Bennett à Seattle. En 1985, Benson, un natif de la ville a racheté les Saints pour les empêcher de partir à Jacksonville. Mais après l’ouragan Katrina, et alors que la ville pansait toujours ses plaies, Benson n’avait pas vraiment envie de s’éterniser. Pendant plusieurs mois, il a tenté de faire déménager définitivement son équipe à San Antonio, son autre ville de cœur. Finalement, il est resté. Depuis, les victoires ont effacé ce mauvais souvenir, Benson est pardonné et les habitants de la Big Easy sont derrière lui.

Un homme en quête d’image
Le rachat des Hornets est une bouffée d’air frais pour un homme en pleine tourmente. Pour ceux qui ne suivent pas la NFL, les Saints de Benson sont au coeur d’un des plus gros scandales qu’ait connu la ligue de Foot US depuis un long moment. L’équipe s’est fait pincer pour un programme de primes qui récompensait les joueurs qui arrivaient à blesser leurs adversaires. Le tout organisé par les coachs. Résultat: le coach est suspendu pour un an, le manager général pour huit matchs et le coordinateur défensif qui chapeautait le système ne coachera sûrement plus jamais. Comme si ça ne suffisait pas, on a aussi eu une preuve audio ou le coordinateur défensif en question appelle ses joueurs à délicatement couper en deux les ligaments d’un de leurs adversaires. Pas méchamment mais parce que, vous savez… c’est moins pratique pour courir.

Officiellement, tout ça c’est passé dans le dos de Benson. Mais l’image nationale du propriétaire n’en est pas moins ternie. Arriver en sauveur de l’équipe de sa ville natale et lui assurer de rester de ne pas déménager aide. Mais il faudra en faire encore un peu plus. Et c’est bon pour les Hornets. Benson a sûrement envie de se changer un peu les idées. C’est probablement pour ça qu’il s’est rapidement montré actif en annonçant qu’il veut changer le nom de l’équipe.

(Petite parenthèse sur le nouveau nom. Je vote pour les « Frenchies. » Bah quoi, ils ont un quartier français ! Et c’est la Nouvelle « Orléans » ! Comment ça impossible ?! Sinon quelque chose en rapport avec les Alligators, une des spécialités locales. Je sais que ça fait penser à la fac de Florida mais la Louisiane aussi est terre de Gators. Dans un autre genre, une campagne a été lancée pour « Bounce » sur Facebook, ce qui est pas mal par rapport à l’esprit musical de la ville. Autres bonnes propositions recueillies dans les commentaires de Basket USA: Cajuns (ed50), Lobsters (McGee the Brain), Beats (BateBorissov), Drums (NYCrisis). Une campagne a aussi été lancée pour « Bounce » sur Facebook. )

(Parenthèse 2: Si jamais Benson veut garder la charte de couleurs des Saints, qu’il ne se gêne pas. Ce serait étrange d’avoir deux franchise avec le même nom mais pour l’uniforme, avec un peu de travail, les tenues des Saints pourraient bien se transposer au basket)

De dernier à premier
Cette tradition qui consiste à mettre un sac en papier sur sa tête pour montrer qu’on a honte de son équipe ? « Made in New Orleans » ! Cette mode a été lancée par les fans des Saints après que l’équipe ait perdu ses 14 premiers matchs en 1980.

Cinq ans plus tard, Benson est arrivé. D’abord considéré comme cheap par les fans, il a fini par mettre doucement mais sûrement en place une culture de la gagne. En 2006, il a touché le pactole avec les arrivées du coach Sean Payton et du quarterback Drew Brees. Deux paris (Brees avait déjà été opéré de l’épaule) ultra gagnants qui ont culminé par un Super Bowl gagné en 2010, le premier titre de la franchise.

La NBA ne fonctionne pas comme la NFL mais Benson a au moins l’avantage de savoir ce que ça fait de commencer avec une équipe de losers. L’autre avantage, c’est qu’il n’est pas le genre de propriétaire omniprésent qui veut imposer ses choix. Benson va essayer de bien s’entourer et laisser faire les pros. Ça aussi, c’est une bonne nouvelle.

Le Benson Boogie ! (à partir de 30 secondes)

Petit bémol quand même, maintenant qu’il a 85 ans, Benson va peut-être danser un peu moins. A ce propos, il faudrait aussi éviter qu’il croise Chris Kaman dans un coin sombre de la salle histoire que la frayeur ne fasse pas lâcher son pacemaker.

Tom Benson n’est pas Michael Jordan
Et ça, évidemment, c’est ce qui pouvait arriver de mieux aux Hornets.

Temps mort

Basket Blog 10 avril 2012 | 0 commentaire

Je vous laisse pendant une toute petite semaine. On recharge les batteries avant d’attaquer les playoffs !

Rendez-vous à partir du lundi 16 avril pour aborder la dernière ligne droite de la saison et les playoffs.

En attendant, vous pouvez toujours admirer les tatouages les plus laids de la ligue sur Grantland.com

Stan Van Gundy ou le Dwightmare d’Howard

Buzz.Conf est.Non classé.Polémiques.Videos 6 avril 2012 | 1 commentaire

C’est l’arroseur-arrosé ! Dans une interview qui met le net en émoi depuis jeudi, Dwight Howard a repris en pleine face le boomerang d’hypocrisie avec lequel il jouait depuis le début de la saison. Et franchement, c’est fun.

Vous voyez ces personnages de cinéma qui n’ont plus rien à perdre et qui balancent leurs quatre vérités à tout le monde ? Stan Van Gundy est actuellement ce mec la. Mais sans le côté nervous breakdown. Avec lui, c’est du méthodique, du relaxé.

Jeudi, le sosie de Ron Jeremy a mis une bonne grosse claque à sa pleureuse en chef. L’air de rien, il a balancé aux journalistes qu’il sait que Howard veut sa tête et que, grosso-modo, il n’en a rien a carrer. Quelques secondes plus tard, à l’arrivée du pivot, il s’est esquivé tranquillement pour laisser le géant se débrouiller. Résultat ? Une belle plantade. Howard qui nie tout sans savoir que son coach vient de dire le contraire.

Le joueur ne pouvait pas s’y attendre. Ce genre d’histoire de joueur qui veut flinguer son coach n’est pas faite pour être confirmée officiellement. Mais Stan Van Gundy a perdu patience. Selon plusieurs médias US, le coach savait depuis le début de la saison que sa star ne veut plus de lui. Il en a juste eu marre. Et il a surpris tout le monde en lâchant le morceau. Mais au bout d’un moment, il faut bien répliquer. Une réplique fine que, à en juger par son petit sourire, le coach a savouré.

SVG n’a pas de problèmes d’argent. Il peut faire autre chose que coacher. Qu’il soit au niveau ou pas, son équipe aurait de meilleur résultats si les joueurs se concentraient sur le jeu et ça le fatigue. Après s’être trimballé les gémissements de D12 pendant des mois, il n’a peut-être même plus envie d’entendre parler de NBA pendant un bon bout de temps. Alors il s’en fout. Il allume.

Après avoir encaissé les bourre-pif, Van Gundy a décidé de montrer à Howard qui c’est Raoul.

Le coach a tapé exactement là ou ça fait mal. Depuis le début de ses tergiversations, D12 n’a pour seul soucis que de ne pas passer pour le méchant de l’histoire. Loupé ! En l’affichant directement comme un menteur, son coach a réalisé son plus gros Dwightmare.